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Solitude | 01 septembre 2008

 

Dans les jours de solitude, j'apprivoise la solitude, ou bien est-ce elle qui m'apprivoise ? Au fil des heures, elle devient une amie, une confidente. Silencieuse et respectueuse.

Avec la solitude, j'écoute le battement des contradictions. Je peux oser mille perversions et elle m'excuse d'un sourire pour ces errements, ces passions nées du mouvement oscillatoire d'un moucheron attiré par la lumière, ou de la lumière elle-même qui tombe à mes pieds le long d'un mur blanc, ou bien encore des ces mots assemblés dans un livre par l'ivresse d'un autre.

Avec la solitude, j'écoute le silence. Il donne un contour à l'espace qui m'environne, la solitude le peuple.

Un martèlement bref à mon cœur n'est autre que Narcisse qui s'effleure et se brise. Rien d'autre. La douleur de soi à soi demeure au coin des lèvres quand une odeur survient ou quand un bruit furtif accompagne mes pas et que je me retourne. Derrière, il n'y a rien, cette odeur n'appartient à personne. On regarde la plaie pour en avouer la réalité.

Les jours de solitude sont étonnants de vérités. Comme un mot qui sonne juste à un moment précis. La découverte -par soi-même- de la réalité est un vertige, une quête mystique. On rencontre la réalité comme on rencontre dieu : face à elle son se sent désarmé, trop petit pour la contempler, trop ignorant pour en connaître la profondeur. Dieu serait la réalité qui nous entoure, qui habite l'espace entre moi et les autres, entre moi et le monde ? La réalité crée les espaces, liens invisibles, dressés les uns contre les autres. Ne pas perdre les liens qui nous attachent à la réalité.

Jusqu'à perdre l'idée d'aimer. Non pas aimer pour éviter la solitude, non pas aimer pour quelque chose, seulement pour le plaisir de sentir l'autre, d'être dans le même espace ou encore que l'espace soit absout. Peau à peau.

Publié par felixmartin à 08:54:14 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Insectes | 31 août 2008

Je marche pied nu craignant les scolopendres, les cafards. Pourquoi ces petites bêtes en carapace gâchent-elles les heures chaudes de l'été ? J'aime le soleil, son piquant, son odeur d'herbe sèche, de vigne éclatée, mais il entraîne avec lui ces insectes fureteurs qui courent sur le sol, s'agrippent aux murs, s'arrêtent pour vous épier et leur attente silencieuse me tourmente sans que je puisse les écraser -parce qu'ils craquent en mourant et bavent d'horribles liquides jaunes ou verts, c'est selon. Si je ne parviens pas à les tuer, la panique est grande de les savoir là, quelque part dans un coin. Leur apparition -comme venu du néant- m'arrache des cris d'effroi. La pire rencontre est encore celle de l'araignée, qu'elle soit lourde et velue ou agile aux pattes en lignes brisées. Ces démons miniatures hantent mes jours et même mes nuits dont mes rêves fourmillent. Ces animaux totem se transforment sans cesse en être interdits et redoutables.

Publié par felixmartin à 12:13:05 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Le Mont Rose, vu du lac d'Orta | 14 août 2008

Le Mont Rose en hiver, sous la pleine lune,
depuis Vacciago, hameau au-dessus du lac d'Orta.
Cette rencontre n'a lieu qu'une fois par an.

Publié par felixmartin à 22:51:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Démodée | 06 août 2008

Je délaisse les amants éphémères
Je choisis les amoureux éternels
Démodée

Je ne croque pas les corps
Je caresse les peaux
Démodée

J'oublie les plages de sable
Je me noie dans les fontaines
Démodée

Mes robes noires volent au vent
Mes sanglots ont des rires d'enfant
Démodée

Je rêve dans des chapelles abandonnées
Je traîne dans des ruelles désertes
Démodée

La nuit éternelle appartient
A Juliette et Roméo
Démodés

Publié par felixmartin à 21:44:04 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Ce qui me plaît | 18 juillet 2008

  

Ce qui me plaît en toi

Ce ne sont pas tes jambes

Longues comme un jour sans fin

 

Ce qui me plaît en toi

Ce n'est pas ta voix de gamine

Traînante comme les crépuscules d'hiver

 

Ce qui me plaît en toi

Ce n'est pas ton regard

Ouvert aux nuits de lune pleine

 

Ce qui me plait en toi

C'est l'amour de l'amour

Que tu accroches à ma vie

Publié par felixmartin à 02:11:21 dans Nuits blanches | Commentaires (2) |

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