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Vous êtes
chimère, androgyne
quel nom peut vous nommer
vous êtes
dans vos sillons de nuit
quel rêve peut vous habiter
vous êtes
dans vos mots tracés
quel roman peut vous écrire
vous êtes
homme des fourrés, femme recréée
quel genre peut vous définir
vous êtes
dans vos âmes dévorantes
quel amour peut vous souffler
Publié par felixmartin à 22:04:29 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Des gerbes de fleurs humides
Des goulées de sève douce
Des poignées de terre noire
On a déposé la saveur des jours
Sur le toit de ton ultime séjour
Et on s'en est allé
Avec l'espoir des jours bleus ailleurs
Publié par felixmartin à 21:18:52 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Guerrier aux mille blessures
il s'allonge aux souvenirs
de son enfance peuplée de cité
ce n'est pas l'air marin
qui l'a fortifié,
ses brûlures viennent d'ailleurs
Amazone aux mille nuits
elle s'allonge aux lits défaits
de son hystérie consommée
ce n'est pas l'autel sacré
qui l'a dressée,
ses brûlures viennent d'ailleurs
Amants conquis
ils érigent les Babels fatales
de leur rencontre improbable
ce n'est pas l'ordre vertueux
qui les unira,
leurs royaumes viendront par-delà.
Publié par felixmartin à 22:40:42 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Sans cesse je respire le noir hellébore
Dans mes poumons s'insinue son souffle fragile
Sa léthifère corolle brise mon cœur
Et renaît un désir coupable qui m'exile
Dans mes veines, las, s'insinue l'envie de toi
Se love à mon esprit et ma chair vulnérables
Inexorablement je succombe à tes lois.
Sans cesse ma bouche savoure l'hellébore
Sa saveur empoisonne mon sang infertile
Ses funestes vapeurs brisent mon réconfort
Mon corps se métamorphose en statue d'argile
Galatée, je traverse les infernaux cercles
Des neiges souillées, j'erre en délire de toi
Sous les frimas se dressent tes cruels pétales
Quand reviendra le printemps et son pur émoi ?
Publié par felixmartin à 19:28:12 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
A toi, ce chuchotement
venu des pierres lorsque tu longes le mur.
Ces coups sur le mur que s'adressent les prisonniers,
ou bien deux salles d'attente près du quai d'embarquement.
Gardons-nous à l'abri du temps.
Gardons-nous des sortilèges du temps.
Ceux qui restent partagent des grottes souterraines.
Immenses sans doute, les rencontres sont rares...
Mais il suffit d'une fois.
C'est drôle de voir ma main
s'effacer à l'amorce d'un signe.
Je songe à Eurydice, un rôle
que nous tenons tour à tour.
Pour l'instant, parle et ne te retourne pas.
Cet amour n'a jamais cessé. C'est ainsi.
Tu es mon unique.
Publié par felixmartin à 21:13:13 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
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