Depuis le 02-01-2006 :
632251 visiteurs
Depuis le début du mois :
23922 visiteurs
Billets :
482 billets
Les contes de fées me font souffrir. Quand ils se réalisent, je souffre encore. Absurde, lui ai-je répondu. Les contes de fées n'existent pas. Un soir de sombre désespoir, tu ne m'as pas secourue. J'ai décidée de ne plus me préoccuper de toi. Elle a ajouté : je renonce à mes illusions. Le désespoir devait être intense, en tout cas il était sombre. Elle était jeune, elle avait des illusions. Notre relation appartient au passé, m'a-t-elle déclaré. C'était hier. Elle m'épuise avec ses phrases d'enfant. Elle me fait sourire aussi. J'aime bien mieux la caresser. Je suis trop sentimental, voluptueux mais sentimental. Je l'attends en début de soirée dans un café au bord de la Nationale 7 qui remonte d'Antibes. Un Africain est entré pour vendre des babioles brillantes. Je pourrais lui faire un cadeau, ce serait romantique. Elle aime ce qui est romantique. Je lui ai acheté le collier le plus brillant. Je me souviens que les ancêtres de ce Black étaient échangés contre les mêmes babioles. Triangle. Je pourrais être son esclave. Elle ne le sait pas. C'est une petite femme de mauvaise vie qui m'enjôle. J'attends ma petite femme. Elle ne sera pas en retard. Je n'aime pas ses retards. J'attends et je n'attends pas l'été et ses orages.
Publié par felixmartin à 22:50:02 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 22:41:13 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
Qu'est-ce que t'as à chialer comme un gosse dans le noir ?
Notre amour n'a jamais cessé, qu'elle m'a dit ce matin au parc.
Votre amour ? La bonne blague, il a jamais commencé avec ta brune, qui te court après et qui te lâche au premier courant d'air. Allez, viens, on va chez Jo bouffer.
Qu'est-ce que t'as encore à soupirer devant ton plat chaud là dans notre bistrot de tous les jours ?
Tu es mon unique, qu'elle m'a chuchoté à l'oreille.
Unique, ça c'est vrai t'es unique avec ta gueule de mac et tes mains de chaudronnier.
Qu'est-ce que t'as encore à revoir ce film d'amour, autant quoi encore ?
Tu seras mon mari, je serai ta femme.
Ouais, t'en fais un beau de mari ! Même pas capable d'enfiler deux verres sans être saoul.
Qu'est-ce que t'as encore à brailler son nom dans la rue, c'est pas ça qui te la fera revenir. Viens on va rater le tramway.
Elle m'a dit que mes baisers sentaient le miel.
L'anis, oui, l'anis. Tes sucettes ont le goût de l'anis, mon pauv'gone.
Qu'est-ce que t'as à pas vouloir marcher ? Allez viens on sera bien chez
Je pense à toi qu'elle me dit mais elle se retourne jamais quand elle part. Je peux pas dormir, je peux pas manger, je peux pas baiser, elle est là dans ma tête, elle est là dans mon assiette, elle est là dans les yeux des hommes. J'ai plus qu'à crever comme un veau. Laisse-moi mon Pierrot. Je ferai la vie ou je ferai le mort.
Publié par felixmartin à 21:41:30 dans Nuits blanches | Commentaires (3) | Permaliens

Je l'avais pourtant cloué au sol. J'avais même réussi à l'enterrer comme la hache. De guerre lasse elle s'était évaporée. Même pas un nuage. Rien. Rien. Que du palpable, du réel, de la journée à s'emplir les poumons, le cœur et tous les organes. J'avais fait le ménage, j'avais balayé devant ma porte. Rien, rien, je n'avais rien laissé au hasard. Changement de métier. Changement de ville. Changement d'habitude. Elle avait renoncé. Elle était restée sur le bord des chemins de poussière, elle s'était recroquevillée dans les caniveaux gras des cités. Elle avait fini par rouiller, par être oubliée, par s'oublier à elle-même. Le soleil pouvait se lever après la nuit, aucun nuage à l'horizon. La simplicité. La naïve vie sans ombres. Putain, j'avais tout juste. Tout était bien à sa place, l'arbre à fleurs, les poissons dans le bassin, le balcon ensoleillé. Tout. Vous savez bien ce que je veux dire. La vraie vie quoi, celle qu'on met en vitrine, pour dire, regardez je n'ai plus d'ombre. Je n'ai plus d'égarements. Plus de friture dans la ligne. Même pas peur. Même pas du faux. Non, rien que du vrai, rien à dire sur le divan, tout lisse, tout joyeux. Pleinement disponible à la vie. Jusqu'à oublier qui on est. Là dans le virage, putain, la garce, elle m'a reconnu. Elle m'a sifflé. Elle m'a plaqué au sol avec ses empreintes. Elle m'a redessiné mes ombres. Putain, la voilà qui est revenue. Putain, je l'avais oubliée, j'avais oublié ses enserrements, ses enroulements, ses longues étreintes. Dire que les poètes se l'arrachent. Garce de mélancolie.
Elle se barre ce lone - YM Jacob
http://clubphotoromans.hautetfort.com/album/barcelonne/blog%20photo05.html
Publié par felixmartin à 20:43:21 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
Et pourtant, je l'aime
Comme la terre tourne
Comme j'aurais pu l'aimer
Si j'avais été moins fou
Comme on aimerait Van Gogh
De loin
Le laissant reposer
Au vent de ses toiles
Sa palette en couleurs
Caressant son oreille
Je me souviens
Viens sucer mes envies
Sifflait-elle à mes sens
Jamais assouvis
Je l'aime entièrement
Comme on aime l'absolu de la folie
Mais j'ai oublié
Que son entier est ailleurs
Mon avidité dévale ses pentes
Son offrande de chair ravage
Mes viriles jalousies
Son retrait permanent au monde
Irrite mes nécessités
J'ai le cœur qui lâche
Je suis lâche
Je la fuis
Je la rejoins
Elle ne me lâche plus
Je me souviens d'elle
Elle m'échappe
comme l'eau glisse entre les doigts
Ma douce, mon aimée, ma tendre
Elle joue de toutes les métamorphoses
pour me filtrer ses lumières
pour me philtrer ses magies
pour me flirter ses mystères.
Publié par felixmartin à 23:23:30 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| >>
livraison COVALEJE
de textes en désordre
nouvelles d'hier
poèmes pour nuits blanches
musicales pour accords bleus
entre textes et musique.
Merci à vous, visiteurs,
de vos regards croisés.
©Textes
romanzini at hotmail.fr
Derniers signes