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Novalis, copié/collé | 21 décembre 2008

Faussaire

Je viens de l'au-delà
Et toute joie
Est en ce jour un aiguillon
De l'extase
Encore quelques temps
Et une fois délivrée
Je me dresse, enivrée
Dans le sein de l'Amour
La vie infinie
Coule puissamment en moi
Je regarde d'en bas
Vers toi en haut
Près de l'astre opale
S'illumine ton éclat
Une madeleine apporte
L'épineuse couronne
O ! je t'aspire, mon bien-Aimé
Avec force vers toi
Que tu t'endormes
Et que je puisse t'aimer
Je sens de la vie
Le flux rajeunissant
Mon sang se change
En baume et en éther
Je vis des jours
Emplis de ma foi et de ta force
Et je renais pendant les nuits
Dans ton embrasement sacré.


Original romantique

Je vais vers l'au-delà,
Et toute peine
Sera un jour un aiguillon
De l'extase.
Encore quelques temps
Et une fois délivré,
Je gis, enivré
Dans le sein de l'Amour.
La vie infinie
Coule puissamment en moi.
Je regarde d'en haut
Vers toi en bas.
Près de ce tertre
S'éteint ton éclat -
Une ombre apporte
La fraîche couronne
O ! aspire-moi, Bien-Aimée,
Avec force vers toi,
Que je m'endorme
Et puisse aimer.
Je sens de la mort
Le flux rajeunissant.
Mon sang se change
En baume et en éther.
Je vis des jours
Pleins de foi et de courage
Et je meurs pendant les nuits
Dans un embrasement sacré.

Novalis

Publié par felixmartin à 15:00:20 dans A la façon de | Commentaires (0) |

A la façon d'une brise marine | 07 décembre 2008

La chair n'est pas triste hélas clament les livres
Revenir, revenir ! Sentez que les hommes sont ivres
De boire à l'écume reconnue des mortelles
Tous les anciens Olympes dans les vallées rappellent
Les ravissements d'Europe à Lol sans répit
O nuits ! Les joues sous la lune opale ont rougi
Si le père qui est aux cieux vous en défend
Effeuillez-lui les pages aux pétales blancs
Partir ? Imitez plutôt le branle du mât
Levez l'ancre pour un exotique climat
L'ennui, exalté par le sournois désespoir,
S'échappe en bulles légères à l'ombre noire
Des alcôves bruissantes de tentures en rage
Etes-vous de ceux qu'un vent ôte le courage
Perdus, attachez-vous tel Ulysse aux mâts fertiles...
Mais, ô cœurs, charmez-vous aux chants de l'aède.

Publié par felixmartin à 15:17:51 dans A la façon de | Commentaires (0) |

Javanaise | 09 août 2008

  

De vous à moi
vous m'avez eue
mon amour


J'aurais aimé
un sensible abandon
une délivrance charnelle
une transfiguration extatique
une possession divine
une petite mort somme toute.


De vous à moi
je ne vous ai pas eu
mon amour.

Publié par felixmartin à 13:12:05 dans A la façon de | Commentaires (0) |

Ballade, à la façon de | 07 août 2007

J'ai rêvé de lui, nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n'en est en amour,
Mais la folie de notre désunion
Et que la vie ait pour nous pris ce tour
Nous éloignant du temps de nos beaux jours.
En robe noire, il est réapparu
Ce n'est pas dieu qu'il servait dans les rues
Mais des émois bien plus impertinents,
Savourés par des passants dissolus,
Et désapprouvés par les bien-pensants.  


Ni elle ni lui ne se résignaient
A choisir une identité finie
Et mon doux rêveur au lieu de m'aimer
Se lovait au fond de multiples lits
Et goûtait, signe de mon agonie,
Les galantes étreintes androgynes.
De mes chimères se moquaient les djinns,
Anges de l'enfer aux sifflantes voix.
Je sentis le souffle des origines
Soudain nous parcourir d'un même émoi.
J'ai rêvé d'elle mais pas lui de moi.

Verlaine, par Courbet

Publié par felixmartin à 15:13:24 dans A la façon de | Commentaires (1) |

Love Sick, à la façon de Bob Dylan | 23 juillet 2007


interprétation adaptée autour d'une traduction approximative

Possédé par l'amour

Je marche
Dans les rues mortes
Je marche
Avec toi pour horizon


Mes jambes sont faibles
Ma cervelle s'entrelace
Aux nuages en pleurs


J'entends
Tes mensonges
J'entends
Ou tes cris au loin ? 


Toi ma petite
Tes sourires ailleurs me perdent
Pendant mes sommeils


Ton amour me rend malade
Je suis tombé en amour
Au loin de tes amours
Qui me rendent malade


J'ai vu
Tes amants dans les prés
J'ai vu
leurs silhouettes troubles derrière la vitre 


Je les regarde partir
Et je me pends
A leurs ombres qui s'éloignent


Ton amour me rend malade
J'entends l'écoulement du temps
Des tes amours au loin
De celles qui me rendent malade


Parfois tes silences
Claquent comme des orages
Parfois
Sur tes routes laisse-moi te ravir 


Cesseras-tu tes mensonges
Qui me plaisent tant que tu m'aimes


Ton amour me rend malade
Ne t'avoir jamais rencontrée
Ce serait pire
Autant oublier de vivre


Pour tout dire mon seul espoir
C'est te revoir à tout prix

 

Publié par felixmartin à 18:01:12 dans A la façon de | Commentaires (1) |

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