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Ta couronne boréale
hante mes nuits solitaires
tes pétales de rose s'envolent aux vents
mauvais, mauvais, mauvais
je cracherai sur les vides
que tu laisses derrière toi
tu crois que j'vais t'attendre
longtemps, longtemps, longtemps
à t'écrire des poèm's à la con
Tu fais chier Arnie
Arnie, Arnie, Arnie
à passer mes doigts sur tes immondices
T'as jeté les vices
sur mes chemins sans fin
tu me laisses faim de toi
Sur ton répondeur
des vagues marines
j'écume de rage
tu glisses entre mes doigts
tu es trop belle ma koré
ton fondement m'affole
faut que je goûte encore
à tes artifices acides
j'ai le cœur en gerbe, en gerbe
T'aurais pas dû
me murmurer à l'oreille
ton corps emmiellé
l'ours solitaire a des rêves
lubriques, lubriques, lubriques
j'irai laper ta petite corolle
je m'éveillerai loup des villes
pour suivre le claquement de tes chevilles
et te tomber en amour
Publié par felixmartin à 10:06:33 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Tout au coin de la rue déserte, j'ai capté
votre démarche féline des hommes gais,
vous avez incliné la tête à mon approche
l'éclat de votre sourire à l'ombre du porche
vous donnait des airs lubriques du chat d'Alice
votre voix mouillée conviait à tous les délices
nos corps captifs s'ouvraient aux désordres dorés
double jeu des troubles sens, en amants pâmés
au lieu d'effeuiller la marguerite sans goût
nos pétales de rose nous ont rendu fous
nos audaces élevaient des tours de babel
décochant aux cieux nos caresses sensuelles
la perverse adoration soufflait nos plaisirs
scélérats enfouis au profond des désirs
notre trouble noir coulait à flot dans nos veines
au verso de nos âmes l'amour sans ses peines
peignait d'indécence le vide sidéral
le temps calciné rougit en liaison fractale
Publié par felixmartin à 22:57:38 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Vous êtes
chimère, androgyne
quel nom peut vous nommer
vous êtes
dans vos sillons de nuit
quel rêve peut vous habiter
vous êtes
dans vos mots tracés
quel roman peut vous écrire
vous êtes
homme des fourrés, femme recréée
quel genre peut vous définir
vous êtes
dans vos âmes dévorantes
quel amour peut vous souffler
Publié par felixmartin à 22:04:29 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Des gerbes de fleurs humides
Des goulées de sève douce
Des poignées de terre noire
On a déposé la saveur des jours
Sur le toit de ton ultime séjour
Et on s'en est allé
Avec l'espoir des jours bleus ailleurs
Publié par felixmartin à 21:18:52 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Guerrier aux mille blessures
il s'allonge aux souvenirs
de son enfance peuplée de cité
ce n'est pas l'air marin
qui l'a fortifié,
ses brûlures viennent d'ailleurs
Amazone aux mille nuits
elle s'allonge aux lits défaits
de son hystérie consommée
ce n'est pas l'autel sacré
qui l'a dressée,
ses brûlures viennent d'ailleurs
Amants conquis
ils érigent les Babels fatales
de leur rencontre improbable
ce n'est pas l'ordre vertueux
qui les unira,
leurs royaumes viendront par-delà.
Publié par felixmartin à 22:40:42 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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