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Je marche pied nu craignant les scolopendres, les cafards. Pourquoi ces petites bêtes en carapace gâchent-elles les heures chaudes de l'été ? J'aime le soleil, son piquant, son odeur d'herbe sèche, de vigne éclatée, mais il entraîne avec lui ces insectes fureteurs qui courent sur le sol, s'agrippent aux murs, s'arrêtent pour vous épier et leur attente silencieuse me tourmente sans que je puisse les écraser -parce qu'ils craquent en mourant et bavent d'horribles liquides jaunes ou verts, c'est selon. Si je ne parviens pas à les tuer, la panique est grande de les savoir là, quelque part dans un coin. Leur apparition -comme venu du néant- m'arrache des cris d'effroi. La pire rencontre est encore celle de l'araignée, qu'elle soit lourde et velue ou agile aux pattes en lignes brisées. Ces démons miniatures hantent mes jours et même mes nuits dont mes rêves fourmillent. Ces animaux totem se transforment sans cesse en être interdits et redoutables.
Publié par felixmartin à 12:13:05 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 22:51:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Entends, ma fille, la complainte
s'élever de la plaine
jusqu'aux nuages accrochés
à la ligne grise des monts
ils ont sonné les trompettes
ils ont résonné les tambours
dans les clairières
poussent des pieds rouges
Entends, ma fille, la complainte
s'élever des hameaux
jusqu'aux cheminées tordues
sur les toits livides
la liberté est la mort
elle accroche aux falaises
tous ses fils en jupettes
partis pour la guerre
Entends, ma fille, la complainte
s'élever de la plaine
les peupliers s'agitent
au vent de la mort
Publié par felixmartin à 13:03:20 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) | Permaliens
De vous à moi
vous m'avez eue
mon amour
J'aurais aimé
un sensible abandon
une délivrance charnelle
une transfiguration extatique
une possession divine
une petite mort somme toute.
De vous à moi
je ne vous ai pas eu
mon amour.
Publié par felixmartin à 13:12:05 dans A la façon de | Commentaires (0) | Permaliens

Je délaisse les amants éphémères
Je choisis les amoureux éternels
Démodée
Je ne croque pas les corps
Je caresse les peaux
Démodée
J'oublie les plages de sable
Je me noie dans les fontaines
Démodée
Mes robes noires volent au vent
Mes sanglots ont des rires d'enfant
Démodée
Je rêve dans des chapelles abandonnées
Je traîne dans des ruelles désertes
Démodée
La nuit éternelle appartient
A Juliette et Roméo
Démodés
Publié par felixmartin à 21:44:04 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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