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Au rythme des saisons, je n'avais pas de rythme et je voyageais dans la ville, arpentant pendant les heures de la nuit, les bas quartiers, me trouvant accoudé à des bars, côtoyant des inconnus encore plus ivres qui me débitaient des histoires oppressantes, me voulant leur compagnon, leur complice ou leur confident. Et je dévisageais leurs visages, redoutant de voir dans le reflet crayeux de leurs yeux mon reflet pareil aux leurs. Ailleurs dans la même souffrance. Dans la toile d'araignée. L'attendant. En proie. Elle ne venait jamais. Trop à faire ailleurs. Parfois je me retournais -une présence peut-être- mais il n'y avait rien, des yeux baissés, des mains lourdes, les verres de vin sur le marbre taché des tables branlantes. Branlantes. Je ne supportais pas les ombres des autres qui me rappelaient trop à un souvenir haï, le souvenir de moi. J'allais dans les rues, marchant en étranger, redécouvrant cette ville connue, bue, caressée. Souvent je descendais sur les berges du fleuve et face à son flot, je pleurais.
(à suivre)
photo : Blog Choses vues
Publié par felixmartin à 23:54:00 dans Décembre en Afrique | Commentaires (0) | Permaliens
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