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Sébastien | 15 juin 2007

Balancement de tout ton corps
Les pieds flottant au dessus du sol noir
Pourquoi dans la courbure des reins
Je devine tes souffrances 
Sébastien aux flèches invisibles
Sur la piste tu balances tes bras
De droite et de gauche
En évocation d'un martyr de feu
 Paupières fauves fermées
Sur tes secrètes douleurs
Je poserai cette nuit
Mes doigts sur leurs courbes.

photo : Y-M Jacob

Publié par felixmartin à 21:15:32 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Les banquets ailleurs | 13 juin 2007

Des lettres de toi en écriture
Sympathique
Des visages de toi en couverture
Dans les nuits de mon lit
Les dieux forniquent
Dans les banquets ailleurs
Je crie de tous tes mots volés
Des lettres enflammées,
Des phrases effacées
Voilà mes offrandes
Coule le vin
Tourbillonne le cortège
Des bienheureux
Déversez votre miel
A mon bras
Et sur la page rien n'arrive
Impossible de t'avouer
L'âme bouleversée

photo Yves-Marie Jacob

Publié par felixmartin à 22:29:32 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Un poète à Antibes | 13 juin 2007



"
Je tiens cette terre de Crète et je la serre avec une douceur, une tendresse, une reconnaissance inexprimables, comme si je serrais dans mes bras, pour en prendre congé, la poitrine d'une femme aimée."



"Je n'espère rien, je n'ai peur de rien, je suis libre"


  

Nikos Kazantzakis


 

Publié par felixmartin à 21:35:57 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Ulysse, Pénélope et Ridan | 13 juin 2007

 Dis Pénélope,
Cesse de tisser ta toile
J'entends déjà l'heureux Ulysse siffler,
Son voyage touche à sa fin.
Chasse tes cent et huit prétendants !
Au fil de la flèche qui passe
Il tend son arc
Heureux qui comme Ulysse
Chante Ridan
Et toi Pénélope, heureuse ?

 

pour le clip :
http://www.dailymotion.com/video/x1lxii_ulysse

photo revue Atmosphère décembre 2006



Publié par felixmartin à 20:51:36 dans Si on chantait | Commentaires (0) |

Aux marches du palais | 11 juin 2007


Aux marches du palais
Y a une tant belle fille,
Qu'a tant d'amoureux
Qui la prennent
 
Un seul en la chaussant
a pris son pied
Et lui a chuchoté
La belle si tu voulais
Je serai ton petit cordonnier
Tu danseras dans mes bras
La valse à mille temps.
 
Demain ma belle préférence je viendrai
Prépare la chambre et le grand lit carré
Nous y dormirons ensemble
Jusqu'à la fin du monde.

Publié par felixmartin à 22:12:50 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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