Depuis le 02-01-2006 :
628754 visiteurs
Depuis le début du mois :
20425 visiteurs
Billets :
482 billets
Publié par felixmartin à 17:36:10 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Comme lui, je n'ai pas été sevré et chaque nuit la longue marche reprend jusqu'à l'apaisement qui ne vient pas. Dans ces jours de lumière et de vent, l'apaisement vient d'une bouche inconnue, d'une main étendue sur la natte tressée. En ces jours dans l'ailleurs, l'apaisement vient de ce sourire sans ombre jeté par-dessus les foules envieuses. En ces jours suspendus entre l'horizon africain et la pesanteur de l'Europe, je parcours cet espace plein de ses pas et de ses longues jambes porteuses d'apaisement.
En ces jours, courts de quiétude, que l'arrivée de la nuit avec son cortège de désirs inassouvis efface, je ressemble au vieil Arita, étendu sur la couche de sa jeune épouse et criant de toute sa déraison, plongeant la maison dans l'effroi des ses cauchemars insatiables.
Tout autour, le groupe d'enfants noirs abandonne sa curiosité à cette page écrite. Leur mère ou petite mère porte sur la tête la hachette qui coupera les pousses de bambou dans le champ où son époux sera porté jusqu'à sa dernière demeure.
Publié par felixmartin à 21:17:34 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 20:47:50 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Wen-K'i se leva sans bruit, ouvrit la porte de la véranda. Le lac, au petit matin, s'estompait sous les brumes blanches. Silence. Suspension. Les arbres frileux plongeaient leurs chevelures rousses dans les eaux arrêtées. Le châle de Wen-K'i ne suffisait pas à la réchauffer et elle goûtait au froid du matin comme elle avait jadis goûté aux blessures de l'amour. Une main serra son coude. Je l'avais vue, tremblante, se pencher au-dessus de la balustrade, sans bruit, je m'étais approché, vibrant à ses pensées. Nos yeux étaient sans mélancolie, sans regret, sans espoir non plus. Nous attendions le moment où les existences glissaient, où la vie apparaissait en ultime vainqueur. Il y a longtemps, nous aurions pu nous comporter en maîtres des jours et des nuits. Ce matin d'automne, nous nous dressions au-dessus des eaux endormies et nous réalisions, après tant d'années, que le vertige nous avait toujours habités. Sans que nous ayons besoin de parler, nous savions, l'un et l'autre, que notre route aboutissait à ce même plan, douloureusement insensé, et qu'au même instant nos pensées renonçaient. Nous nous tenions debout, surplombant le lac, ma main pressant le coude de Wen-K'i.
Publié par felixmartin à 20:07:01 dans Chine (La courtisane) | Commentaires (0) | Permaliens

Madame rêve...
Ce qui me gène le plus avec Bashung,
c'est que la ménagère de 50 ans ne doit pas le faire fantasmer.
L'inverse n'est pas vrai. 
Publié par felixmartin à 14:31:27 dans Si on chantait | Commentaires (0) | Permaliens
livraison COVALEJE
de textes en désordre
nouvelles d'hier
poèmes pour nuits blanches
musicales pour accords bleus
entre textes et musique.
Merci à vous, visiteurs,
de vos regards croisés.
©Textes
romanzini at hotmail.fr
Derniers signes