Depuis le 02-01-2006 :
636627 visiteurs
Depuis le début du mois :
28298 visiteurs
Billets :
482 billets
<< L'enveloppe jaune (Nouvelle version) | Jalousie | Le vieil Henry et la japonaise >>
Ce sourire, premier, que tu m'as lancé. Depuis ma mémoire veille et répète le mouvement de ton visage contre mon visage.
Aujourd'hui je te vois, penché sur elle, effleurer sa joue avec tes yeux sourire. C'est une musique indienne qui revient à chaque mouvement de vos joues, unies, gardant cette union dans l'espace créé et solide après le baiser.
Je reste dans votre espace pour sentir le goût de votre abandon. Sa lumière me réchauffe dans les nuits et je m'aveugle à fixer, dans le silence, les silhouettes de votre abandon que je respire. Et votre baiser. L'amour ce soir-là est posé sur vos bouches et bien après enveloppe le temps.
A certaines heures, un cauchemar revient précipitant ton visage loin du mien après le baiser sourire. Ma tête vide s'alourdit et, vertige, s'éclate contre les dalles fluides. Je ne sais pas combien de jours parviendront à effacer les scories de tes lèvres sur la peau de sa joue.
Quand je me suis avancée jusqu'à toi, je savais tout cela.
Publié par felixmartin à 21:08:06 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
livraison COVALEJE
de textes en désordre
nouvelles d'hier
poèmes pour nuits blanches
musicales pour accords bleus
entre textes et musique.
Merci à vous, visiteurs,
de vos regards croisés.
©Textes
romanzini at hotmail.fr
Derniers signes