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Le fils d'Anna | 21 janvier 2006

Le train.
Dans chaque tour de roue, ton visage incrusté comme dans les vieux films américains.
Le train.
Le petit pied en bottine d'Ana Karénine descendant la dernière marche.
Le train.
Les visages meurtris des peuples en départ pour les champs barbelés.
Le train.

Bonjour, je suis content que tu sois revenu. La dernière fois, tu n'es pas resté longtemps. Mon père a télégraphié, il viendra me chercher la semaine prochaine. Il m'emmène avec lui au Canada. Je ne connais pas le Canada. Lui, il habite là-bas. C'est lui qui m'a donné ce vélo. Il a demandé à la dame du bureau de l'acheter pour moi, et moi j'ai choisi la couleur. Bleu comme le ciel où elle dort maintenant. Elle ne pleure plus là-bas parce qu'il y a plein d'anges qui l'entourent. Ici, elle avait trop peur. Fais voir tes mains, elles sont grandes, si longues. Qu'est-ce que tu fais avec elles ? Tes ongles sont doux. J'aimais bien caresser ses mains à elle, elle avait des ongles tout petits et roses comme des bonbons, je les léchais et elle riait, ça suffisait à la rendre gaie. Souvent elle me serrait dans ses bras très très fort et elle pleurait, longtemps. Je cachais ma tête dans ses genoux parfumés. Je la regardais, moi je ne pleurais pas. Je n'avais pas mal. Je me taisais et elle me serrait très fort dans ses bras.

Un soir, dans l'entrée, ça sentait la vanille. Maman avait préparé un flan, c'était sûrement cela. Tous ces jours-ci j'avais marché lentement sur le trajet de l'école pour revenir à la maison. J'attendais qu'elle vienne me chercher. Mais elle disait toujours : «Je n'ai pas le temps ce soir, Simon, demain peut-être. Viens mon bonhomme, j'ai envie de t'embrasser. » Elle me serrait très fort et elle m'embrassait. C'était étonnant qu'elle ait préparé un flan. Comment avait-elle trouvé le temps ? Une fois, mon père, il y a longtemps m'a offert un chien. Il était venu en France exprès pour me l'apporter ; ce n'était pas vrai qu'il était venu exprès mais c'était gentil de me le dire. Je ne savais pas quel nom donner à mon chien. Maman a choisi : Indra parce qu'il était rouge comme la guerre elle disait.  Le soir quand je revenais de l'école il se jetait dans mes jambes, je ne l'ai jamais entendu aboyer. Mon père disait qu'il avait dû souffrir quand il était petit parce qu'il tremblait au moindre bruit. Maman, elle, ne savait pas trop si elle l'aimait : elle lui donnait à manger, ça lui prenait du temps et souvent elle n'était pas là, alors Indra et moi on préparait quelque chose pour tous le deux et on regardait la télé, les films on aimait bien. Les dessins animés aussi, quand ils faisaient rire. Il est mort.

Pourquoi tu es parti ? J'aimais bien quand tu étais à la maison avec nous. Maman aussi, elle riait tout le temps. Elle passait sa main dans mes cheveux et tout de suite après dans les tiens quand on jouait par terre tous les deux. J'ai appris des tas de jeux avec toi, j'aimais bien celui avec les pions rouges et blancs. Et surtout tu avais amené ton train vert. Des heures on le regardait tourner : il passait sous un tunnel et un passage à niveau empêchait les voitures de passer. A Noël, j'avais préparé mes chaussures et les siennes, c'étaient des bottes blanches. Le cirage blanc sentait bon, j'ai mis longtemps pour les blanchir. Elle portait ses bottes blanches quand le train est passé.

Ici, je n'aime pas les autres enfants, ils disent que je n'ai pas de maman, je les entends quand je passe près d'eux et même s'ils ne disent rien, je vois leurs lèvres remuer. Je pars sur mon vélo et je fais le tour du parc. Les oiseaux ne disent rien, ils chantent mais quand ils me voient ils s'envolent. Heureusement tu es venu. Hier, j'ai vu un écureuil. Il s'est assis sur la pelouse et me regardait avancer. Il n'avait pas peur de moi, peut-être lui aussi il n'a pas de maman. Ses yeux étaient ronds et humides, puis il a bondi deux ou trois fois dans ma direction, je ne bougeais plus et nous avons parlé longtemps. Puis il a dû partir pour travailler. J'ai attendu un peu parce que c'était bon de respirer le parc là où mon ami s'était promené. Les arbres ont caché le soleil et un chien a aboyé. Alors j'ai roulé très vite, la tête baissée sur mon guidon, j'étais poursuivi mais ils ne me rattraperaient pas, je roulais trop vite, plus vite qu'eux. J'ai entendu leur voiture, elle était rouge. J'ai pris le virage à toute allure, et leurs pneus ont crissé, l'arbre a hurlé : ils s'étaient écrasés contre le tronc. Il était devenu tout rouge –la voiture et le sang-. Le soleil était tout aplati et rouge au bout du ciel. Je suis rentré, essoufflé, l'infirmière m'attendait, celle que j'aime bien, Nathalie, sa bouche remue tout le temps et souvent elle mord ses lèvres comme ça. On dirait qu'elle suce des bonbons.

« J'ai envie d'être tendre. J'aimerais te voir davantage, chez toi, ou chez moi. Loin des autres. Prendre ta main ou simplement te regarder. Je n'ai pas osé te demander de rester cette nuit. Je ne savais pas moi-même si j'en avais envie. Comme si j'étais absente, comme si le fil qui me reliait à l'univers, aux autres, n'avait jamais été que chimère. » Elle écrivait beaucoup, quand il n'était pas là. C'était moi qui postais ses lettres quand elle n'avait plus la force de se lever. Ces jours-là, le lit restait défait et à tout moment elle glissait dans les draps, les couvertures en désordre. Elle restait immobile, les yeux ouverts et guettait le plafond. Je faisais comme elle et mes yeux suivaient les tâches noires qui brillaient entre mes cils. Jamais je ne parvenais à les fixer tout à fait, elles basculaient toujours plus vite que mes yeux. Et puis j'apportais mes jeux, des livres avec des images. On avait faim, elle apportait un plateau avec des tartines de beurre, du chocolat, des jus de fruit, des fruits, elle essayait de lire un magazine, on choisissait de la musique. La radio l'ennuyait, on écoutait des disques. Le lit s'emplissait de toutes ces choses et le soir on s'endormait finalement, tout roulait sur nous et les miettes la gênaient. Alors on se relevait et on chantait à tue-tête pour que les démons sortent de la maison et on posait les disques, les livres, les jeux, les noyaux des fruits, les papiers d'aluminium, tout ça par terre, au pied du lit. Après on tirait très fort les draps dans tous les sens et elle tirait plus fort que moi et je basculais dans le lit, on recommençait. Elle éteignait la lampe et on joignait nos mains dans le noir pour notre prière du soir. Elle la récitait lentement et moi je répétais : « Merci mon dieu de me donner chaque jour cet enfant-là (moi je disais cette maman-là). » On finissait toujours notre prière par cette phrase.
« Je me réveille avec l'âme boursouflée d'un damné. Parce que tu me dédaignes ? Faudra-t-il toujours répéter les mêmes gestes ? Comme si certaines scènes de la vie se répétaient à l'infini, parce qu'on a perdu la clé de leurs mystères. La porte reste obstinément fermée. J'ai voulu revoir des photos anciennes où j'étais encore en boucles blondes, avec le regard cerné de l'enfance. Déjà le sang noir coulait à flot. Ce matin, je suis damnée et toi tu rayonnes comme une amulette sacrée. » A la maison, on gardait une boîte magique. Une grande boîte en fer peinte : des femmes étendues, presque nues, prenant leur bain. « Ce sont des femmes qui vivent dans un harem », m'expliquait-elle. Qu'est-ce que c'est un harem ? Elle répondait : « Un appartement où vivent les femmes. » Ici aussi c'et un harem ? «Oui, et toi tu es le fils du prince. Toi seul –et le prince bien sûr- vous pouvez pénétrer dans l'appartement. » Comment est-il le prince ? « Le jour il s'habille tout en noir, avec un longue djellaba. Dans sa ceinture, il a glissé un poignard effilé au manche d'ivoire. Ses yeux sont noirs. Il reçoit ses sujets, juge leurs querelles, boit dans des calices d'or. Il rince ses longues mains dans des coupes dont le fond est recouvert d'émail translucide. Des serviteurs versent de l'eau fraîche. Le soir arrive, des femmes le dévêtent, le baignent et le parfument d'huile précieuse. Elles lui tendent des vêtements blancs, en étoffe légère et lui seul les agrafe et dans sa ceinture brodée il glisse un poignard au manche d'ébène. Ses femmes l'attendent. Mais lui en préfère une, qui le regarde toujours sans baisser les yeux. » Dis, elle te ressemble ? Elle riait. « Peut-être. Non, mes yeux pleurent trop souvent. Je suis laide, elle est très belle. » Je ne la croyais pas. Parce qu'elle avait la peau si douce, les yeux si grands, elle était belle. Certains jours on rangeait tout dans la maison. Elle avait décidé que le désordre devenait insupportable. On rangeait ensemble, pour jouer. On s'arrêtait souvent parce qu'il y avait toujours un nouveau jeu à inventer avec les souvenirs : ses vieilles robes qu'elle triait, les pulls qu'elle entassait dans les placards, ces jours-là elle les ressortait et moi je les pliais avec soin ; elle défroissait tous ses foulards avec les mains ou les passait autour de ma taille pour me déguiser en elfe. De toute façon on retombait toujours sur la boîte en fer. Tout était éparpillé mais nous on s'asseyait sur le divan et on sortait les photos en couleurs quand j'étais petite et celles en noir et blanc quand elle était petite. Sur l'une d'elles mon père me tenait par les pieds pour jouer au moulin. Nos bouches riaient très fort. Maman disait: « Voilà la tête du roi et celle du prince, comme dans les cartes. » Et elle retournait la photo pour que je me voie dans le bon sens. Maman on ne le la voyait pas sur la photo mais je me souviens qu'elle riait avec nous quand elle nous a photographiés. Je préférais celle où elle souriait en regardant son père, elle lui tenait la main, elle avait six ans. Son père ne la regardait pas, son regard suivait l'œil du photographe, mais maman, une petite fille, s'accrochait à sa main et à son sourire. Maman préférait celle où je portais un costume marin : une veste marine courte avec un col à large revers blanc qui flottait dans mon dos. Le pantalon était long et large et se boutonnait avec quatre boutons, deux de chaque côté comme les marins. Je me tiens debout les mains dans les poches et je regarde sans sourire maman qui photographie. Pour la photo elle m'a prêté un de ses chapeaux, tout blanc très large et je l'ai rejeté en avant parce qu'il retombe sur mes yeux. J'ai posé mon voilier derrière moi, il chavire sur le sol. « Simon, ne bouge pas. Pourquoi ne souris-tu pas ? Bon, très bien, oui, tu es adorable. J'ai envie de te croquer, de croquer le petit marin. » C'étaient ses mots : adorable, à croquer, tu me fais fondre. Elle les répétait les jours de soleil.

Il y avait du soleil quand on est entré dans la gare. Mais les quais étaient encore mouillés de toutes les pluies de l'automne. Elle tenait ma main. Elle avait beaucoup pleuré le matin en fermant les valises. Au téléphone elle avait demandé : « Tu viendras nous rejoindre, n'est-ce pas ? Dès que tu auras terminé ton travail. Je dois partir seule, oui j'ai les billets, tu me les as confié hier soir. Tu avais promis. Ce n'est plus possible. Non je ne te reproche rien. C'et la vie, oui, je t'écris dès mon arrivée.» Sur le quai elle s'est tordue le pied, on annonçait un rapide qui volait vers le sud, ce n'était pas encore notre train. Elle avait les yeux rouges et pinçait ses lèvres. Elle a lâché ma main. Elle a couru un peu et le train arrivait. Après le sang a éclaboussé mes mains et ma bouche. Les autres ont crié et le train a freiné dans un grand bruit. J'avais si chaud dans tout mon corps, et mes jambes étaient, comme dans un bain chaud, toutes molles. Alors je n'ai plus rien vu, plus rien entendu.

Ce matin, je suis allé au fond du parc. Maman racontait l'histoire de ce roi qui avait une corne d'or dans sa chevelure. Seul son barbier le savait et il avait promis de ne jamais révéler ce secret à quiconque. Mais le secret envahissait son ventre et il grossissait tellement qu'il allait éclater. Un jour, il est allé dans le désert et à tous les vents il a crié : « Le roi a une corne d'or dans les cheveux ! » Trois fois, et son ventre s'est dégonflé ; il est revenu au palais. Au fond du parc, j'ai crié : « Maman est morte ! » Trois fois et j'ai pleuré. Je suis tombé dans l'herbe, j'ai senti la terre froide entrer dan mon nez. Puis j'ai regardé le ciel, il était bleu, un seul nuage. Elle me regardait. Après, je suis retourné à la grande maison et tu es arrivé. C'est elle qui t'envoie ?

Publié par felixmartin à 01:08:16 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) |

Réflexion | 18 janvier 2006

Publié par felixmartin à 22:37:48 dans Les dessins de Félix | Commentaires (0) |

Guérison au Burkina Faso | 17 janvier 2006

Publié par felixmartin à 23:20:29 dans Burkina Faso | Commentaires (0) |

Le rebouteur du village de Kalembouly et les génies. | 17 janvier 2006

Voici la légende du de l'ancêtre du guérisseur de Kalembouly.
Venu de Bitchako, nommé Zem il y a 700 ans.
 

Lorsque l'ancêtre Zem aux grandes mains quitta Kabélé, le village des cases rouges, il partit avec sa première épouse, Elikya, leurs fils, et sa deuxième épouse, Kimia. Le chef de Kabélé avait donné à Zem sa part de récolte pour traverser la longue forêt : le mil noir, les arachides fraîches. L'ancêtre Zem marcha avec ses deux femmes qui portaient les nattes tressées et leurs provisions. Les enfants de la première épouse tiraient les deux agneaux de lait et l'âne. Dans une clairière au cœur de la forêt, Zem s'arrêta. La rivière coulait tout près et le chant des oiseaux ici était plus suave. Zem déclara que le nouveau village serait bâti ici et il sacrifia le premier poulet pour louer l'âme de ses ancêtres ; le sang du sacrifice se mêla à la terre rouge.

Zem avec l'aîné de ses fils laboura le premier champ pendant que les deux épouses pilaient le mil. La plus jeune avait oublié son pilon car toujours elle oubliait ses devoirs d'épouse. Elikya soupirait à la voir toujours jouer comme une enfant et accueillir Zem avec le sourire à son retour du champ. Ce jour-là Kimia pour piler le mil utilisa le pilon de la première épouse qui le lui réclama à grands cris mais Kimia refusait de rendre le pilon. Les deux femmes se querellèrent tant que le pilon se cassa. La première épouse, furieuse, demanda que le pilon soit réparé avant le retour de Zem.

La deuxième épouse, effrayée, s'en alla dans le village des forgerons qui scellèrent une atèle en métal pour tenir les deux morceaux du pilon cassé. Elikya ne reconnut pas son pilon qui n'avait plus assez de puissance pour écraser le mil. Elle renvoya la deuxième épouse et lui demanda de ramener le pilon intact. Kimia, en pleurs, marcha jusqu'au village de ses parents qui l'accueillirent avec joie et lui offrirent de l'eau et du beurre de karité. Tandis qu'elle expliquait l'objet de sa visite, sa vieille mère levait les bras au ciel en signe de désapprobation et poussait des cris. Le père se taisait, assis sous le caroubier de la grande cour. Quand sa fille eut fini de raconter sa mésaventure, il parla doucement mais fermement. Il joignait ses longues mains et parfois se touchait le front et la joue pour mieux expliquer ce qu'il ressentait. Le père dit : « La calebasse met elle-même sa corde. Ma fille tu n'as pas agi comme tu devais. Maintenant que tu es mariée, ta famille ne peut pas débrouiller tes querelles avec la première épouse. Tu dois rejoindre Zem, ton époux, et résoudre avec lui ce que je ne peux plus résoudre à sa place. Maintenant tu dois aller. »

Kimia s'éloigna dans la brousse, elle pleurait toujours et hésitait à retourner dans sa demeure. En chemin, elle croisa les génies qui lui demandèrent pourquoi elle était seule dans la brousse et pourquoi elle pleurait abondamment. Elle expliqua sa mésaventure, comment elle avait quitté Kabélé, le village des cases rouges, avec Zem, la première épouse et les enfants de la première épouse, comment elle avait oublié son pilon et comment elle avait cassé celui de la première épouse. Elle raconta aussi pourquoi Elikya refusait le pilon réparé par le forgeron avec l'atèle en métal et pourquoi son père avait refusé de l'aider. Elle leur dit qu'elle n'osait pas retourner chez elle parce qu'elle était une mauvaise épouse et qu'elle craignait la colère de Zem. Les génies écoutèrent en silence toute son histoire. Puis ils prirent le pilon et ôtèrent l'atèle en métal. Ils invitèrent la deuxième épouse à s'asseoir sur une pierre plate devant leur demeure. Un des génies prit du beurre de karité et frotta les deux morceaux de pilon pour les assembler à nouveau. Trois fois il massa le pilon avec le beurre de karité et trois fois il cracha une goulée d'eau bouillante sur le pilon enfin réparé. Les génies retournèrent vers la jeune femme et trois fois ils frappèrent le sol avec le pilon pour montrer que toute la puissance du pilon était revenue. Puis les génies dirent : « Maintenant, tu peux retourner chez ton époux, Zem. Tu lui diras toute ton histoire. Ne crains plus sa colère maintenant que le pilon est intact. Tu lui montreras comment nous avons opéré pour réparer le pilon. Tu lui diras : ce que les génies ont fait avec le pilon, Zem doit le faire avec les os cassés des hommes pour leur redonner leur force. Tous les descendants hommes de la famille de Zem pourront refaire les mêmes gestes que nous pour guérir les blessures ; mais attention, les femmes de la famille de Zem ne doivent jamais connaître le secret des génies. Seuls les hommes pourront être guérisseurs. Maintenant, va ! » La deuxième épouse regagna sa demeure avec le pilon intact et expliqua toute son histoire à son époux, comment elle avait oublié son pilon, comment elle avait cassé celui de la première épouse, comment les forgerons l'avaient réparé puis les génies. Alors elle transmit le secret des génies à son époux qui lui pardonna et lui fabriqua un pilon neuf pour qu'elle puisse aider la première épouse. Depuis, Zem et tous ses descendants dans le village de Kalembouly connaissent le secret des génies et ont le don de guérir les articulations défaillante, les fractures et les luxations.

propos recueillis au village de Kalembouly, Burkina Faso.

Publié par felixmartin à 23:19:56 dans Burkina Faso | Commentaires (0) |

Ulysse | 16 janvier 2006

 

Publié par felixmartin à 23:11:23 dans Les dessins de Félix | Commentaires (0) |

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