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Le temps juste | 17 juin 2008

 

J'ai le souvenir de vos yeux
Dans le soir qui élargit le ciel
J'entends votre voix
Tout contre mon oreille
Qui murmure d'étranges paroles

Les mauvais temps
Ne suffisent pas à nous désaccorder




Vos brisures vous éloignent
Des certitudes rassurantes
Vos silences sur les chemins
S' élancent  je ne recule pas
Les phrases sont inutiles
Pour combler notre rencontre
Improbable
Comme nos peaux l'une à l'autre


Je vous dirais des paroles
Mais je me retiens à demi-mot
Comment nommer
Cet amour démodé
Les pluies de printemps
Ont lavé tous les souvenirs
Nous sommes immobiles
Entre deux temps


Il n'y a plus de dieu
Plus de statues d'idoles
L'anarchie est notre panage
Je reviens vers vous
Vous êtes debout devant la fontaine
Vous balbutiez des mots
Que le vent emporte
Je vous comprends sans vous entendre


Je pose mon doigt sur votre joue lisse
Ma langue dessine votre bouche
Ce coin qui me plait tant
Les discours et les bruissements
Des autres ne sont pas de notre monde
Les styles factices m'ennuient
J'aime votre lucide détachement


Vous n'avez besoin d'aucune parole
Pour me donner l'heure juste
Qui anime les gens heureux
Il me suffit de votre regard vert d'eau
Et de votre peau tendre.

Publié par felixmartin à 21:43:48 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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