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Brèves de comptoir | 28 mars 2009

Jack, faut que je me délivre de ce mic-mac
verse-moi ton cognac, j'ai besoin de ton divin thériaque, 

 

Hello, Bob, c'est quoi qui te détraque

 

Deux heures que j'attends ma Slovaque sur la place
y avait juste le tic-tac des horloges
celle du beffroi, du clocher, du minaret
toutes dressées aux cieux qui pendent
elle me rend démoniaque

 

Alors c'est qui la nouvelle cette fois-ci


Elle me caresse mon nez d'éléphant pire qu'un cornac
c'est meilleur que respirer le crack
je suis en vrac quand elle se casse
c'te nuit, j'ai tagué la pissotière
façon tache de rorschach
ça me souvient de sa rose
je la ferai poser nue sur l'abaque d'une colonne torse
putain faut que je la plaque
avant qu'elle me rende opaque

 

Arrête de broyer du noir

 

Ca me soulage
voir tout en noir
sur mes toiles je mets sa petite gueule en désordre
je la pique au lasso
sur mes plaques de cuivre je la possède
à l'envers avec mon burin
ça me braque
tout son cubisme en arrêtes qui me transperce

 

C'est ta tronche que tu mets à l'envers
t'en as pas marre de te flinguer à chaque cloaque


C'est pas ma faute à moi si je préfère les belles cosaques
et leur bras voilés de casaque rouge
je sais je terminerai sous le pont de Brooklyn

 

Ben, le Rhône est à côté, choisis le pont des Lônes
Disons que t'aime ça, plonger dans les lacs saumâtres
ça t'évite la déprime ambiante, tu participes à la crise façon bras cassés

 

Putain, Jack, je suis en manque,
faut que je plonge dans sa mandragore ça me nourrit mieux que le manioc

 

Change de dope

 

Je deviens paranoïaque tous les macs qui passent
c'est pour elle qui viennent que je me dis
A Pâques, c'est dit, je ferai naufrage
dans les séracs du grand nord sur mon kayak

 

T'as qu'à sauter à l'estastique dans le Vercors
laisse tomber, Bob, tu deviens chiant avec ta garce

 

Dis pas ça c'est une déesse
faudrait pas que je croise maintenant son regard canaque
je suis trop chaud
je me pendrai à la haute branche d'un gaïac
au bord d'un long fleuve d'Amérique centrale

 

Y te reste les gorges de l'Ardèche, c'est plus près



Dans mon zodiaque firmament j'entends son écho
c'est pas ma faute à moi si elle me met en vrac
mes nuits dans ma piaule sont insomniaques

 

Tu claques des dents, qu'est-ce que t'as

 

Là-bas, te retourne pas, elle est là
j'ai le trac
je suis foutu, je vais replonger

Publié par felixmartin à 14:41:02 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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