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Tu es venu au flux des minuits,
rejoindre les souffles de l'amour
ton visage grave s'apaisait en moi
par la force des désirs en abandon
l'infini s'est courbé sur nos étreintes
en leur point l'espace s'est reposé
A l'écho de mon regard levé en toi
nos peaux exaltées s'approfondissaient
Quand, de toutes ses étoiles, la nuit régnait
au-dessus des villes éteintes
je me dressais contre toi debout
tu me renversais en arrière, recevant
ton baiser que jamais l'oubli n'a effacé
O quelle forte certitude fut semée en moi
quand ton sourire croisa mon regard
O quel puissant trouble s'empara de mon âme
quand tu prononças des mots insoupçonnés
Tu es venu, si tard, enfin
Les anges n'auront jamais autant de délicatesse.
Publié par felixmartin à 00:37:52 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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