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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Maurice Druon... | 20 avril 2009

Peu m'en chaut des couleurs politiques ou de la juste nomination des uns et des autres.

De cet homme qui est parti rejoindre un monde qu'on dit meilleur,

malgré son immortalité toute relative,

je ne retiens que ce texte.

Parce qu'il me rappelle aux sacrifices des hommes pour la Liberté, Liberté chérie.

Parce que derrière ces paroles sanguinaires,

que d'aucuns me reprocheront de publier ici,

se trouvent un espoir, une abnégation,

un sacrifice au service des autres.

Parce que, malgré ces mots, tant et tant d'Hommes meurent encore,

un peu partout à travers le monde,

pour des idées que Brassens avait raison de railler.

Parce ce l'engagement qui se trouve dans cette chanson

me touchera toujours en plein coeur.

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...

Publié par Spleen36 à 21:57:04 dans Tranches de vie | Commentaires (2) |

Fumée du matin... | 06 février 2009

 

La énième cigarette de la nuit a le goût nostalgique des petits matins. Les volutes de fumée montent paresseusement vers le ciel parisien nimbé de la faible clarté de l'aurore qui s'annonce. La ville semble frileusement enveloppé d'ouate qui filtre les premiers bruits de la journée. Tout dort encore.


Je profite de ces quelques minutes de quiétude, au milieu de la cour de ce bâtiment témoin des plus sordides faits divers de ces derniers siècles. Je sais que, dans quelques instants, lorsque j'aurais franchi le porche, le tumulte de la vie reprendra ses droits. Le petit noir pris au zinc aura cette amertume troublante, qu'on déteste et qu'on aime simultanément. Le serpent de fer souterrain vomira sur l'asphalte les hordes empressées des tâcherons de Paris. Ceux qui se lèvent bien avant que le coq n'ait l'idée de chanter et vont vers leur labeur sans rechigner, pour gagner un salaire de misère. L'air semblera moins pollué, plus limpide. Le vacarme des moteurs sera encore supportable et pas encore amplifié par les klaxons des automobilistes pressés, stressés et vindicatifs. La Seine coulera comme elle coulait hier et comme elle le fera demain, tranquille, indolente. Les touristes brandiront déjà leurs yeux de verre, à l'affût du cliché le plus original, sans se douter que cette originalité décore déjà des millions d'album photos à travers le monde. Les tours de Notre-Dame me regarderont passer, indifférentes, mais je ne suis rien qu'un humain de plus à fouler le parvis, indifférent moi-même à ses pierres historiques, par trop d'habitude.


Mais en attendant, la nicotine envahit mes artères. Me donne un sentiment d'apaisement qui vient conforter mon esprit las. Mon esprit suit les chemins tortueux de la fumée. Je prends le temps de respirer des parfums virtuels aux fragrances d'absence, de manque, d'espoir... Les yeux dans le vague, je parcours le sentier de mes pensées qui me conduit sous d'autres latitudes aux paysages de nostalgie. Soleil en horizon... Les vagues de ma vie se déroulent sur la plage puis repartent, emportant au passage des bribes de mon existence. L'écume des jours, comme disant Vian, se délite au fil du temps, laissant exploser ses souvenirs en myriades d'images fugitives, intemporelles, impalpables. La pendule d'argent du Grand Jacques nous surveille, implacable. Elle égrene sa cadence métronomique avec son dédain inaccessible, emportant dans le tourbillon de ses engrenages nos joies et nos peines. Rien ne peut être figé. Les traces de ce passé coulent dans mes veines, faisant parfois chavirer mon cœur un bref instant.

A mes actes manqués,

à mes envies inassouvies,

à mes choix déraisonnables,

à ma raison trop sage,

à mon imaginaire de réalités,

à ma réalité inimaginable...


J'écrase ma cigarette, et le spectacle continue...

 

Publié par Spleen36 à 16:44:11 dans Tranches de vie | Commentaires (1) |

A la façon d'Audiard... | 08 janvier 2009

 

Et en paraphrasant un peu :

 

"Le Spleen36 c'est comme la Sainte Vierge,

si on ne le voit pas de temps en temps, le doute s'installe."

 

Publié par Spleen36 à 13:13:37 dans Tranches de vie | Commentaires (1) |

Jachère... | 28 août 2008

 

 

Hé oui, ami lecteur et amie lectrice, tu l'auras fatalement remarqué (il faut bien que je m'illusionne en me disant qu'il y a encore des gens qui passent par chez moi...) :

  

Mon blog est en jachère !!!

  

Je pourrais te dire que c'est parce que je gagne mieux ma vie comme ça, grâce aux diverses aides que je contribue à financer moi-même avec mes impôts (quel paradoxe !), mais non. C'est juste que j'ai plein de boulot et que j'ai la tête trop occupée pour me laisser aller à l'écriture.

 

 

Pourtant je sais que vous êtes quelques uns à apprécier un peu mes textes (je vous fait poète poète... air connu), alors n'hésitez pas à m'écrire un mail. Au moins je consulte ma boite plus régulièrement que je ne viens ici.. y'a donc une chance que je vous réponde...

 

 

Allez, bisous à tous... je reviens dès que je peux...

 

 

 

Publié par Spleen36 à 21:27:59 dans Tranches de vie | Commentaires (3) |

Clin d'oeil... | 15 mai 2008

 

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

Louis Aragon

 

Ton regard manque à mes mots...

Le vent du sud souffle mes maux...

Lorsque tes yeux pensent à moi...

Tu me manques mais j'arrive bientôt...

A la marée de mes émois... 

 

Publié par Spleen36 à 23:17:27 dans Tranches de vie | Commentaires (2) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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