Plume,
Lit douceur et douillet sous couette accueillante
Où les amants se lovent pour des heures apaisantes
Cœurs et corps s'y confondent en étreintes brûlantes
Plume,
Accessoire érotique géniteur de frissons
Torture épidermique, vecteur d'excitation,
Supplice appelant la supplique et l'abandon
Plume,
Source de tes écrits, début de tous les mots,
Rapporteuse de folies contées in-extenso
Où le moindre détail attise la libido.
Plume,
Manteau dont tu te pares au moment opportun
Quand nos corps se confondent et qu'ils ne font plus qu'un,
Quand tu deviens un ange éclairant mon destin .
Publié par Spleen36 à 15:13:39 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) | Permaliens
Mélancolie,
En brume vaporeuse qui descend sur mon cœur
Tu t'installes insidieuse en un hiver langueur.
Il neige sur mes jours qui furent parfois meilleurs.
Mélancolie,
Tes pas sont dans mes traces, ta piste suit la mienne
Tu te veux comédie mais tu es tragédienne
Faisant grossir le lit du ruisseau de mes peines.
Mélancolie,
Ton étreinte de glace noircit mes souvenirs
Tu pièges dans ta nasse et mes joies et mes rires
A la pensée tenace des maux de ton empire.
Mélancolie,
Je fixe sans les voir les années qui défilent
Croisant tes avatars, tes costumes habiles,
Tes improbables histoires, larmes de crocodile.
Mélancolie,
Comtoise qui martelle avec application,
Le rythme de ma vie, mes déambulations.
Tes aiguilles sourient avec délectation.
Mélancolie,
Où sont mes amours mortes ? Et celles à venir ?
Pourquoi le vent m'emporte-t-il sans s'affaiblir
A des années lumière des cœurs où me blottir ?
Mélancolie,
Transformiste étonnante, experte en illusion,
Tu as fait de ma vie un parcours d'émotions
Qui ne furent pourtant jamais à l'unisson.
Mélancolie,
Je me suis épuisé, las de ces décalages
Tes ruses ont sur mon cœur causé bien des dommages,
La joie a levé l'ancre, me laissant au mouillage.
Mélancolie,
Chimères que tu fis naître, histoires inachevées,
Passion sans réciproque, désirs inavoués,
A deux, mais solitaire, sans réciprocité.
Mélancolie,
Au loin le jour se lève, je sens le vent qui glisse,
Je rêve du silence en éternel complice
Capable d'arrêter le cycle des éclipses.
Mélancolie,
Les sillons de ma vie, creusés sur mon visage
Se remplissent de pluie aux larmes de passage,
Mes paupières se referment, jusqu'au prochain orage...
Publié par Spleen36 à 20:41:37 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) | Permaliens
Je l'ai croisée un jour près du marché aux puces
Où je me faisais un saut, histoire de me fringuer
Un gramophone jouait de fausses chansons russes
Sur un rouleau grinçant comme un portail rouillé
Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose
Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie
Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses
Un moment de culot va bouleverser ta vie
Porte de Clignancourt, un café sous la flotte
Elle s'était acheté du tabac à rouler
J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte
On se défoule comme on peut se défouler
Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose
Voulez-vous prendre un verre, un pastis, deux alors?
Souvent les grands méfaits ont de petites causes
On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore
Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus
Le cent-soixante-six, direction Clignancourt
Et on va faire un tour dans ce marché aux puces
Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour
Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose
L'habitude nous sert de ciment quotidien
Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent
On est presque content de partir le matin
Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent
On est presque content de partir le matin
Et nos vies se sont faites à leur métamorphose
Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien
Joe Dassin
Publié par Spleen36 à 13:38:44 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) | Permaliens
Il subsistait dans la lumière
Des fragrances de sa peau
Comme un sirop au goût amer
Dont le vide se faisait l'écho.
Le soleil noir se déformait
A la rencontre des persiennes
Ayant abrité nos secrets,
Ayant murmuré nos antiennes.
Les draps conservaient de son corps
La silhouette presque irréelle,
Pour souligner dans le décor
Une présence sensuelle.
Les résonances de ses soupirs
Dansaient des valses hypnotiques
Comme pour venir adoucir
Un renouveau hypothétique.
La serrure barricadée
Me lorgnait, narquoise et cruelle.
Plus jamais Elle ne passerait La porte,
aux lueurs des chandelles.
Ne restera que sur mon cœur
Le dessin de ses lèvres chaudes,
La cicatrice d'un bonheur
Que nous vivions tous deux en fraude.
Publié par Spleen36 à 14:29:03 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) | Permaliens
Lassitude,
Lorsque le corps se vêt en parure d'habitudes
Quand l'Amour s'assoupit en une douce quiétude
Mon esprit vagabonde sous d'autres latitudes
Pour vivre à vos côtés d'érotiques interludes...
Alanguie,
Je vous retrouve là, au creux de votre lit.
Je ne suis jamais las de votre corps exquis
Que j'aime à recouvrir de baisers imprécis
Qui partent assouvir vos trésors, vos folies...
Vaporeuses,
Mes lèvres vagabondent sur votre peau laiteuse
Comme parcourant le monde en routes merveilleuses,
Appliquées à la tâche, se voulant consciencieuses,
Vous laissant augurer ma langue, la danseuse...
Libertine,
Vous réclamez sans cesse la touche masculine,
Mettant fin au prélude de ma bouche taquine,
Mais j'aime ces caresses qui vous rendent féline
Comblant mon appétit, gonflant votre poitrine...
Callipyge,
De votre anatomie découvrant les prodiges
Le galbe de vos jambes me donne le vertige,
Votre chute de reins, créée pour la voltige,
Fait de moi envers vous, Madame, un homme lige...
Indocile,
Votre corps réagit à ces émois tactiles,
Le souffle raccourci, les soupirs volubiles,
Le sexe réceptif à mes baisers subtils
De toute réalité vous fait perdre le fil...
Délicat,
Je m'attarde un instant sur la soie de vos bas,
Avant de revenir, appliqué, aux ébats
Au centre de vos cuisses, à la place de choix
Où ma langue se glisse poursuivre les débats...
Haletante,
Vos mains dans mes cheveux se veulent gouvernantes,
Ni assez, ni trop peu, vous êtes négociante,
Sous ma bouche reptile, vous êtes ondoyante,
Entretenant le feu qui brûle à votre ventre...
Démonstrative,
Vous vous laissez happer, délicieuse dérive
Par cette jouissance, ultime, définitive,
Vous avouant vaincu devant mon offensive
Qui vous laisse repue, satisfaite et lascive...
Patienter,
Maîtresse imaginaire, j'aime à te retrouver,
Pour ces moments fébriles d'intense volupté
Te croiserais-je un jour, permets moi d'espérer,
Nous n'aurons de commun que ces instants secrets....
Publié par Spleen36 à 16:30:07 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
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