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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Moment léger... | 29 janvier 2008

Plume,

Lit douceur et douillet sous couette accueillante

Où les amants se lovent pour des heures apaisantes

Cœurs et corps s'y confondent en étreintes brûlantes

 

Plume,

Accessoire érotique géniteur de frissons

Torture épidermique, vecteur d'excitation,

Supplice appelant la supplique et l'abandon

 

Plume,

Source de tes écrits, début de tous les mots,

Rapporteuse de folies contées in-extenso

Où le moindre détail attise la libido.

 

Plume,

Manteau dont tu te pares au moment opportun

Quand nos corps se confondent et qu'ils ne font plus qu'un,

Quand tu deviens un ange éclairant mon destin .

 

 

Publié par Spleen36 à 15:13:39 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) |

Mélancolie... | 11 décembre 2007

Mélancolie,

En brume vaporeuse qui descend sur mon cœur

Tu t'installes insidieuse en un hiver langueur.

Il neige sur mes jours qui furent parfois meilleurs.

 

Mélancolie,

Tes pas sont dans mes traces, ta piste suit la mienne

Tu te veux comédie mais tu es tragédienne

Faisant grossir le lit du ruisseau de mes peines.

 

Mélancolie,

Ton étreinte de glace noircit mes souvenirs

Tu pièges dans ta nasse et mes joies et mes rires

A la pensée tenace des maux de ton empire.

 

Mélancolie,

Je fixe sans les voir les années qui défilent

Croisant tes avatars, tes costumes habiles,

Tes improbables histoires, larmes de crocodile.

 

Mélancolie,

Comtoise qui martelle avec application,

Le rythme de ma vie, mes déambulations.

Tes aiguilles sourient avec délectation.

 

Mélancolie,

Où sont mes amours mortes ? Et celles à venir ?

Pourquoi le vent m'emporte-t-il sans s'affaiblir

A des années lumière des cœurs où me blottir ?

 

Mélancolie,

Transformiste étonnante, experte en illusion,

Tu as fait de ma vie un parcours d'émotions

Qui ne furent pourtant jamais à l'unisson.

 

Mélancolie,

Je me suis épuisé, las de ces décalages

Tes ruses ont sur mon cœur causé bien des dommages,

La joie a levé l'ancre, me laissant au mouillage.

 

Mélancolie,

Chimères que tu fis naître, histoires inachevées,

Passion sans réciproque, désirs inavoués,

A deux, mais solitaire, sans réciprocité.

 

Mélancolie,

Au loin le jour se lève, je sens le vent qui glisse,

Je rêve du silence en éternel complice

Capable d'arrêter le cycle des éclipses.

 

Mélancolie,

Les sillons de ma vie, creusés sur mon visage

Se remplissent de pluie aux larmes de passage,

Mes paupières se referment, jusqu'au prochain orage...

 

 

Publié par Spleen36 à 20:41:37 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) |

Humeur blue country... | 10 décembre 2007

Je l'ai croisée un jour près du marché aux puces

Où je me faisais un saut, histoire de me fringuer

Un gramophone jouait de fausses chansons russes

Sur un rouleau grinçant comme un portail rouillé

 

Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie

Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses

Un moment de culot va bouleverser ta vie

 

Porte de Clignancourt, un café sous la flotte

Elle s'était acheté du tabac à rouler

J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte

On se défoule comme on peut se défouler

 

Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

Voulez-vous prendre un verre, un pastis, deux alors?

Souvent les grands méfaits ont de petites causes

On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore

 

Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus

Le cent-soixante-six, direction Clignancourt

Et on va faire un tour dans ce marché aux puces

Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour

 

Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose

L'habitude nous sert de ciment quotidien

Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

On est presque content de partir le matin

 

Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

On est presque content de partir le matin

Et nos vies se sont faites à leur métamorphose

Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien

 

Joe Dassin

 

Publié par Spleen36 à 13:38:44 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) |

La présence de l'absence... | 13 novembre 2007

Il subsistait dans la lumière

Des fragrances de sa peau

Comme un sirop au goût amer

Dont le vide se faisait l'écho.

 

Le soleil noir se déformait

A la rencontre des persiennes

Ayant abrité nos secrets,

Ayant murmuré nos antiennes.

 

Les draps conservaient de son corps

La silhouette presque irréelle,

Pour souligner dans le décor

Une présence sensuelle.

 

Les résonances de ses soupirs

Dansaient des valses hypnotiques

Comme pour venir adoucir

Un renouveau hypothétique.

 

La serrure barricadée

Me lorgnait, narquoise et cruelle.

Plus jamais Elle ne passerait La porte,

aux lueurs des chandelles.

 

Ne restera que sur mon cœur

Le dessin de ses lèvres chaudes,

La cicatrice d'un bonheur

Que nous vivions tous deux en fraude.

 

 

Publié par Spleen36 à 14:29:03 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

Lassitude... | 31 octobre 2007

Lassitude,

Lorsque le corps se vêt en parure d'habitudes

Quand l'Amour s'assoupit en une douce quiétude

Mon esprit vagabonde sous d'autres latitudes

Pour vivre à vos côtés d'érotiques interludes...

 

Alanguie,

Je vous retrouve là, au creux de votre lit.

Je ne suis jamais las de votre corps exquis

Que j'aime à recouvrir de baisers imprécis

Qui partent assouvir vos trésors, vos folies...

 

Vaporeuses,

Mes lèvres vagabondent sur votre peau laiteuse

Comme parcourant le monde en routes merveilleuses,

Appliquées à la tâche, se voulant consciencieuses,

Vous laissant augurer ma langue, la danseuse...

 

Libertine,

Vous réclamez sans cesse la touche masculine,

Mettant fin au prélude de ma bouche taquine,

Mais j'aime ces caresses qui vous rendent féline

Comblant mon appétit, gonflant votre poitrine...

 

Callipyge,

De votre anatomie découvrant les prodiges

Le galbe de vos jambes me donne le vertige,

Votre chute de reins, créée pour la voltige,

Fait de moi envers vous, Madame, un homme lige...

 

Indocile,

Votre corps réagit à ces émois tactiles,

Le souffle raccourci, les soupirs volubiles,

Le sexe réceptif à mes baisers subtils

De toute réalité vous fait perdre le fil...

 

Délicat,

Je m'attarde un instant sur la soie de vos bas,

Avant de revenir, appliqué, aux ébats

Au centre de vos cuisses, à la place de choix

Où ma langue se glisse poursuivre les débats...

 

Haletante,

Vos mains dans mes cheveux se veulent gouvernantes,

Ni assez, ni trop peu, vous êtes négociante,

Sous ma bouche reptile, vous êtes ondoyante,

Entretenant le feu qui brûle à votre ventre...

 

Démonstrative,

Vous vous laissez happer, délicieuse dérive

Par cette jouissance, ultime, définitive,

Vous avouant vaincu devant mon offensive

Qui vous laisse repue, satisfaite et lascive...

 

Patienter,

Maîtresse imaginaire, j'aime à te retrouver,

Pour ces moments fébriles d'intense volupté

Te croiserais-je un jour, permets moi d'espérer,

Nous n'aurons de commun que ces instants secrets....

 

 

Publié par Spleen36 à 16:30:07 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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