L'Amour c'est comme le vent
Ça vous enveloppe un instant
Ça vous transporte en alizés
Dans des pays improvisés
C'est un souffle qui vous caresse
C'est une bise de tendresse
C'est un manteau de chaleur
Qui vous passe sur le cœur
L'Amour c'est comme le vent
Ça fait voler les sentiments
Il peut même chasser les nuages
Ou faire éclater les orages
Il fait avancer les bateaux
Sur lesquels à deux l'on embarque
Qu'on ait des rêves de paquebot
Ou des envies de simple barque
L'Amour c'est comme le vent
Il peut porter différents noms :
Tramontane, Mistral, Autan,
Eros, Vénus ou Cupidon
Quand on se sent pousser des ailes
Il nous emmène au firmament
Là où la vie semble si belle
Où il n'y a plus de tourments
L'Amour c'est comme le vent
Il fait rigoler les enfants
En chahutant les cerfs-volants
Retenus aux fils d'argent
Il fait l'amour aux éoliennes
Il fait chanter les bohémiennes
Il sèche les larmes des filles
Mais les rend un peu plus fragiles
L'Amour c'est comme le vent
De travers, tournant, changeant,
Il se transforme en tornade
Lorsque s'estompe la tocade
En bourrasque naît la passion
En tempête vient la désunion
Quand les amants, à trop s'aimer
Ne se laissent pas le temps de souffler
L'Amour c'est comme le vent,
Qui alors vous pique les yeux
Le sable blanc devient cinglant
Eparpillant les amoureux
On a le souvenir d'antan
De ce bel amour glissant
Comme un oiseau, loin de la terre
Qui sombre quand vient le trou d'air
L'Amour c'est comme le vent,
Impalpable mais si vivant
Impétueux, sauvage, taquin
S'évanouissant, il devient
Sur votre peau une caresse
Rapide, fugace et qui laisse
Dans votre bouche un goût amer
Quand il va rejoindre la mer.
Publié par Spleen36 à 12:56:13 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par Spleen36 à 08:13:59 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) | Permaliens
Le grand Georges Brassens avait merveilleusement mis en musique ces mots d'Aragon...
Rien n'est jamais acquis à l'homme
Ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur
Et quand il croit ouvrir ses bras
Son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur
Il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre
Il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Publié par Spleen36 à 10:07:36 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) | Permaliens
Regard terne, regard morne, regard vide
Matin froid, matin gris, matin humide
Regard baissé, regard pressé, regard stressé
Matin le train, matin quotidien, matin banalité
Regard furtif, regard qui glisse, regard en coin,
Matin caché, matin timide, matin mutin,
Regard franc, regard massif, regard parlant
Matin lumière, matin espoir, matin croyant
Regard complice, regard miroir, regard radieux
Matin aimant, matin rieur, matin joyeux
Regard amant, regard confiance, regard désir
Matin heureux, matin chanceux, matin plaisir
Regard coquin, regard érotique, regard chandelles
Matin orgasme, matin repus, matin de miel
Regard qui dure, regard banal, regard évaporé,
Matin qui revient, matin pareil, matin répété
Regard caché, regard tardif, regard voilé,
Matin qui doute, matin question, matin inquiet,
Regard pas sur, regard blessure, regard brisant
Matin de givre, matin qui tremble, matin coupant
Regard absent, regard ailleurs, regard fermé
Matin solitaire, matin désespoir, matin alarmé
Regard perdu, regard corrompu, regard abimé
Matin souffrance, matin douleur, matin sangloté
Regard parti, regard quitté, regard disparu,
Amour qui s'envole et qui jamais ne sera plus...
Publié par Spleen36 à 16:17:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (10) | Permaliens
Et si tous les jours
Avaient la même couleur,
Si tous les parcours
Ne menaient plus ailleurs,
Si toutes les nuits
Avaient la même froideur,
Si toutes mes envies
Se taisaient en mon cœur.
Si tous les nuages
Avaient la même formes,
Si les fleurs sauvages
Avaient les mêmes arômes,
Si tous les grillages
Etaient infranchissables
Et formaient des cages
Aux murs interminables.
Si toutes mes caresses
Ne frôlaient plus ta peau
Si toutes mes faiblesses
Se transformaient en mots
Si tous mes poèmes
S'évaporaient dans l'heure
Si tous mes " Je t'aime "
Se perdaient dans ton cœur.
A quoi bon pleurer mon amour...
Publié par Spleen36 à 08:34:58 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) | Permaliens
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