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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Méfiance... | 25 août 2006


Dans ce monde virtuel
les mots parfois se veulent si cruels...


Les mots sont tous bien rangés dans le dictionnaire
Et pourtant ils prennent vie dans notre imaginaire,
Exprimant sans détour les plus pures vérités
Ou se drapant d'atours pour mieux dissimuler
Les plus noirs desseins, les pires ignominies,
Les mots sont-ils sincères ou bien de faux amis ?

Ils nous laissent entendre, qu'ils ne sont pas fragiles
Et puis ils se révèlent colosses aux pieds d'argile,
Se fissurant au joug de la lumière crue
De l'authenticité qui vient les mettre à nu,
Révélant sans nul doute les coupables mensonges,
Les abîmes de tourments où leur auteur vous plonge.

Ne servant pas de masque, se présentant limpides
Les mots perdent alors leur humeur perfide,
Véhiculant souvent sans aucune pudeur
Les plus belles émotions vécues dedans le cœur
De celui qui par eux, sans défense, se livre
Confiant envers ceux qui ouvriraient son livre.

Faut-il interpréter, faut-il juste comprendre ?
Convient-il d'écouter ou est-ce mieux d'entendre ?
Les écrits qui restent, les paroles qui s'envolent,
Les idées qu'on déteste, les méchancetés qui collent,
Les phrases qui caressent, les chansons qui apaisent,
Les confessions sincères, les rancoeurs mauvaises.

Les mots n'ont pas et parfois loin s'en faut
Une volonté propre à vivre sans défaut.
Les âmes qui les tressent ne sont pas toujours nobles
Comme le faux nectar né d'un mauvais vignoble.
Il nous faut séparer le bon grain de l'ivraie
Pour n'être pas à terre, pour n'être pas blessé.

Ils ne sont que des mots que des cerveaux mauvais
Détournent de leur sens, débauchent de leurs idées
Dans le but de faire mal, cherchant des proies faciles
Pour assouvir veulement une haine imbécile.
Au sein de bavardages amis, respectueux
Perdus parmi la foule, hélas, on ne voit qu'eux...





Publié par Spleen36 à 13:44:54 dans Obsédé textuel | Commentaires (10) |

Votre mission, si vous l'acceptez... | 22 août 2006



... sera d'aller faire un tour à Tours,
mais pas pour un corps à corps.

Avancez pas à pas,
rapportez mot pour mot.

Œil pour œil,
dent pour dent,
Vous rendrez coup pour coup
s'il le faut, coûte que coûte.

Déplacement prévu pour ce mercredi...

... vous me manquez déjà !



Publié par Spleen36 à 19:07:46 dans Obsédé textuel | Commentaires (5) |

Île était une fois... | 22 août 2006




Derrière les persiennes qui nous faisaient ombrage
Tandis que les lames, elles, cadençaient le ressac
Nous enlacions nos corps en ultime partage
Dessinant de caresses d'érotiques entrelacs.

Nos peaux en couleur d'ambre et parfumées de sel
Se frottaient l'une à l'autre en douceur d'alizés
Nos bouches dévorantes de baisers sensuels
Abritaient le ballet de nos langues mêlées.

En habile corsaire voguant vers vos trésors
Je découvrais la grotte de vos voluptés
J'y entrais en vainqueur tel un conquistador
Mais je savais déjà que vous m'y espériez.

Nous fîmes à deux renaître la houle de l'océan
Ondoyant d'harmonie au rythme des marées,
Vos ongles dans mon dos m'annoncèrent l'instant
Où, dans la baie d'amour, le plaisir déferlait.

Vos soupirs de bonheur résonnaient murmurant,
Nos corps, avec délice, chaviraient de bien être,
Bienheureuse tempête communiant les amants,
Dans cette chambre à l'autre bout de la planète...


Publié par Spleen36 à 15:38:06 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Météo | 20 août 2006




Virevoltent mes doigts
Comme neige en flocon
Qui te donne un peu froid,
D'où naissent les frissons.

Eclaboussent mes baisers
Comme les gouttes d'orage
Ton corps en est mouillé
Car ils ne sont pas sages.

Pirouettent mes caresses
Comme les feuilles mortes
Te faisant pécheresse
Que le désir emporte.

Tourbillonnent nos corps
En une folle tempête
Jouissance en accord
Plaisir que rien n'arrête.


Publié par Spleen36 à 11:39:55 dans Obsédé textuel | Commentaires (17) |

Mots café | 18 août 2006



Dans sa robe diaphane, à la terrasse du café,
Elles noircissait des pages entières de mots tendres entrelacés.
Elle se racontait des histoires de princesses et de chevaliers
Mais en se défendant d'y croire pour ne pas s'y faire piéger.

Elle semblait tellement perdue dans ses pensées,
Le tourbillon du monde passait près d'Elle à la frôler,
Le temps pour Elle semblait s'être arrêté
Seules vivaient les pages de ses cahiers.

En sirotant, gourmande, un café trop sucré,
Son regard se noyait dans son monde secret,
Avant que le stylo ne coure sur le papier
Pour y poser, soigneux, des mots bien alignés.

Ses rêveries solitaires devaient la rassurer
Il n'y avait pas de risque qu'Elle ait le cœur blessé
Pas de coups, pas de bleus, pas d'amours torturées
Un bonheur idéal si loin de la réalité.

Je l'ai regardé faire et je n'ai pas osé
M'approcher de sa table, lui offrir un café,
Lui parler simplement sans intentions cachées
Il me semblait qu'Elle en aurait été fâchée.

Après un point ultime, son stylo s'est posé
Elle a posé sa dîme pour régler son café
Elle a quitté ma vie comme Elle était entrée
Belle, inconnue et... perdue dans ses pensées...


Publié par Spleen36 à 14:29:00 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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