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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Des mots et des bas... | 05 septembre 2006





Jambes gainées de soie, jambes ornées de bas
Qui suscitent l'émoi, qui provoquent un débat.
Dois-je ou ne dois-je pas laisser glisser mes doigts
Sur tes jambes qui déjà m'invitent à d'autres pas ?

Ces quelques pas de danse qui nous ont rapprochés
Qui ont comblés l'absence jusqu'à nous enlacer
De pas sages en passage de corps à partager
Les heures disposent, le temps fait pas, laisses moi t'aimer.

Échanges de baisers, étreinte fusionnelle,
Tes jambes autour des miennes lancent comme un appel,
Tu me voudrais brûlant près du porte-jarretelles
Je me montre patient, tu me trouves cruel.

Jeux de langue et de corps, tu fonds sous mes baisers
Tu soupires, tu gémis, tu me réclames entier
Avide, impatiente, tu te montres empressée
Puis muette soudain quand tu es pénétrée.

Nos corps poursuivent leur danse, zoukés, collés, serrés
Tu ondules des hanches, tes jambes m'ont encerclé
Jusqu'à la délivrance, orgasme à délirer
Qui te laisse repue...avec les bas filés...



Publié par Spleen36 à 10:33:21 dans Obsédé textuel | Commentaires (22) |

J'ai la vie qui m'pique les yeux... | 04 septembre 2006



Il y a dans la vie de chacun
des chansons qui ont une odeur, une ambiance,
une présence, une nostalgie...

Celle-ci, entre autre, fait remonter de ma mémoire
une époque adolescente
où j'ai vécu le plus bel amour platonique
que la vie m'a donné...

Aujourd'hui encore, après bien des bleus au coeur,
je revoie très nettement son visage...



J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

J' m'interesse plus à grand chose
Même pas fatigué, j' me r'pose
J' bois la vie à toute petite dose,
J' vois plus la couleur des roses.
Dans ma guitare, y a plus rien
Plus une note, plus un refrain.
Dans mes doigts, y a rien qui tient
Dans ma peau, y a qu' du chagrin.

J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

Au bistrot du temps qui passe,
J' bois un verre à la terrasse.
J' me dis qu' à l'école de l'angoisse,
J' s'rai toujours l' premier d' la classe.
Me racontez pas d'histoires:
La vie c'est une tonne de cafards
C'est toujours un fond d' tiroir,
C'est toujours un train qui part.

J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

J' voudrais vivre rien qu'en vacances,
Qu' ce soit tous les jours bizance,
Qu' ce soit tous les jours l'enfance,
Dans un monde que d'innocence.
Mais, j' vis au fond d'un abîme,
Tout seul, avec ma p'tite frime ;
Et dans mon dictionnaire de rimes,
Avec amour, y a qu' déprime.

J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

Alors l' soir avant qu' j' me couche,
J'écoute chanter la pauv'e souche,
Les mots qui sortent de sa bouche,
Ça m' fait tout drôle, et ça m' touche.
Et tout au fond d' sa détresse
Je découvre tellement de tendresse,
Que même si j' tombe et qu j' me blesse
J' dis bonne nuit à ma tristesse.

J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

J'ai la vie qui m' pique les yeux,
Heureusement, j' suis amoureux,
D'une p'tite fille qui m' rend heureux,
Pas beaucoup mais un p'tit peu.


Publié par Spleen36 à 14:22:15 dans Obsédé textuel | Commentaires (8) |

Pensées pour Toi, là-haut... | 31 août 2006



Pour Emma, toxicomane, prostituée
Qu'un mauvais mal a emporté,
Parce qu'un jour nos vies se sont croisées
Et qu'il est des tendresses qu'on ne peut oublier...




La danseuse du Sud de Bernard Lavilliers

Je m'souviens d'une fille, au rire cassé
Au passé perdu dans le grand brouillard
Trop d'amours blessés, trop de faux départs
Trop de mains glacées

Elle a des souvenirs qui lui appartiendront
Après la dernière larme, la dernière chanson

Le miroir brisé emportant ma voix
La nuit tombe encore cruelle et tragique
Les néons sanglants, notre désarroi
Comme un soleil froid

Tous mes souvenirs nous appartiendront
Après la dernière larme la dernière chanson

Le ventre sucré, l'humour qui fait mal
Petite main tremble, le bar de plastic
Tu dis que tu m'aimes, qu'il est bien trop tard
J'ai joué trop longtemps, j'ai joué trop longtemps
J'ai joué trop longtemps

Elle a les yeux lavés par l'alcool et les larmes
Et la peau perméable aux mains des voyageurs
Comme la grève blanche attend pendant des heures
Le corps de l'océan qui arrive en vainqueur
Le corps de l'océan qui arrive en vainqueur

Je m'souviens d'une fille...


Publié par Spleen36 à 15:01:59 dans Obsédé textuel | Commentaires (5) |

Oiseau de nuit | 29 août 2006




Bel oiseau de nuit, j'ai votre chant dans l'appeau
Qui m'attire et me grise, m'envoûte de son tempo.
Impatient de subir vos caresses volatiles
Le temps torture en moi les heures qui défilent.

La pulpe de vos doigts courant sur ma peau nue,
Sentir vos lèvres chaudes en baisers impromptus,
Votre langue mutine glisser en sensations,
Mes songes sont peuplés d'indicibles frissons.

Votre corps qui balance en fines harmonies,
Et voir vos seins qui dansent au gré de vos envies.
Vos hanches comme un repos pour mes mains cavalières
Et votre regard clos, mystérieuse bayadère.

Votre bassin gorgé d'extase en devenir
Ondule sa volonté de céder aux plaisirs,
Votre souffle s'épuise, vos mots se désordonnent
Et toute retenue soudain vous abandonne.

Lascive et repue, alanguie et comblée,
Le temps qui nous entoure semble l'éternité,
Pourtant soyons conscients que les heures sont comptées,
Que la vie ordinaire viendra nous séparer...


Publié par Spleen36 à 13:56:17 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

Parfums d'enfance, parfums d'errance... | 28 août 2006




Mon enfance passa,
De grisailles en silences,
De fausses révérences
En manque de batailles.
L'hiver j'étais au ventre
De la grande maison
Qui avait jeté l'ancre
Au nord parmi les joncs.
L'été à moitié nu,
Mais tout à fait modeste,
Je devenais indien,
Pourtant déjà certain
Que mes oncles repus
M'avaient volé le Far West.

Mon enfance passa,
Les femmes aux cuisines
Où je rêvais de Chine
Vieillissaient en repas.
Les hommes au fromage
S'enveloppaient de tabac,
Flamands taiseux et sages
Et ne me savaient pas.
Moi qui toutes les nuits,
Agenouillé pour rien,
Arpégeais mon chagrin
Au pied du trop grand lit.
Je voulais prendre un train
Que je n'ai jamais pris.

Mon enfance passa,
De servante en servante
Je m'étonnais déjà
Qu'elles ne fussent point plantes.
Je m'étonnais encore
De ces ronds de famille
Flânant de mort en mort
Et que le deuil habille.
Je m'étonnais surtout
D'être de ce troupeau
Qui m'apprenait à pleurer
Que je connaissais trop.
J'avais L'œil du berger
Mais le cœur de l'agneau

Mon enfance éclata,
Ce fut l'adolescence
Et le mur du silence
Un matin se brisa.
Ce fut la première fleur
Et la première fille,
La première gentille
Et la première peur.
Je volais je le jure,
Je jure que je volais,
Mon cœur ouvrait les bras
Je n'étais plus barbare

Et la guerre arriva

Et nous voilà ce soir.


Jacques Brel

Publié par Spleen36 à 18:13:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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