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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Message personnel... | 19 octobre 2006





Mes pensées vont vers toi et elles tourbillonnent
Comme s'envolent doucement dehors les feuilles d'automne,
Elles t'entourent annonçant, invisible présence
Le commencement de cet hiver qui s'avance.

Il serait déplacé pour moi de faire le pitre.
Aujourd'hui il te faut refermer un chapitre
Ton sourire est tourné vers une nostalgie
Qui traverse ton âme, qui souffle sur ta vie.

Il y a des combats que nul ne peut gagner,
Des batailles perdues, des soldats résignés
De voir partir les autres et de rester en vie,
Criant à l'injustice, hurlant à l'infamie.

Le vent froid s'est levé, soufflant sur ta mémoire
Des images passées, des morceaux de l'histoire
Que tu vécus jadis, au temps des jours heureux
Lorsque l'insouciance faisait partie des jeux.

Le temps inéluctable fera son office
En glissant sur ta peine une douce pelisse
Qui gardera au chaud dans le creux de ton cœur
Le souvenir de ceux que maintenant tu pleures.

Reviendra le soleil qui allume tes yeux
Qui là-bas fait renaître un joli ciel tout bleu.
Reviendra le sourire qui flotte sur ta vie
Prenant la première place devant la nostalgie.



Publié par Spleen36 à 16:37:33 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Toutes les amours ne sont pas mortes... | 19 octobre 2006




Toutes les amours ne sont pas mortes.
Elles vivent encore derrière des portes
Qu'on ouvre avec délicatesse
Dans certains moments de détresse.

On se rassure en se frottant
A de doux souvenirs d'antan,
A des instants d'éternité
Que rien ne fera oublier.

Qu'il était bon ce temps jadis
Loin des souffrances qui appauvrissent
Des sentiments déjà meurtris
Par le grand manège de la vie.

Ces histoires là étaient plus belles,
Passion en gerbes d'étincelles,
Fusion des âmes et des corps,
Ballet de caresses en décor.

Un langage qui n'a plus court,
De mots qui ne rendaient pas sourd,
Car sans cesse ré-inventés,
Faisant leurs quatre voluptés.

Et ceux que l'on ne disait pas,
Car vains, l'autre sachant déjà,
Devançant ainsi la pensée,
Que le monde semblait s'arrêter.

Ces histoires là, on se le nie
Pourtant sont bel et bien ternies.
En leur temps tout comme aujourd'hui
Elles firent souffrir à l'infini.

Toutes les amours ne sont pas mortes,
Elles vivent encore derrière des portes.
On oublie tout de leurs souffrances.
Elles font du bien à nos errances.


Publié par Spleen36 à 09:13:15 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) |

Mille et une envies... | 17 octobre 2006




Je vous fantasme en cuir, maquillée, un peu pute,
Aux poses provoquantes, à la crinière hirsute,
Votre corps dessiné, sculpté en attitudes
A faire renoncer aux vœux de solitude,
Arpentant le trottoir de sensualité
Et s'offrant aux regards pleins de lubricité.

Je vous rêve courtisane, élégamment fardée,
La mouche opportune, au creux du décolleté,
La posture minaudière et le regard baissé,
On vous croirait candide si l'on ne connaissait
Vos caresses torrides, votre lubricité
Que de fragiles remparts peinent à dissimuler.

Je vous songe élégante, en tailleur couturier,
En escarpins vernis que l'on entend claquer,
Rythmant en indolence votre déhanché
Et votre corps qui danse comme un rêve éveillé,
Silhouette qui passe en laissant une fragrance
Un parfum sulfureux, entêtant d'attirance.

Je vous imagine nature, sans artifice,
Une jupe légère, transparente sur vos cuisses,
Des fleurs dans les cheveux mais le regard malice
L'étincelle du vice dans les prunelles complices
De celles qui pour la forme, geignent et s'épouvantaillent
En espérant très fort culbuter dans la paille.

Je vous aimerais toutes, ensemble réunies
Dans une seule femme qui, lorsque vient la nuit
Se transforme, se change, se métamorphose,
Se travestit, se grime, s'offre et se propose

Mille et une existences pour mille et une nuit
De mort en renaissance, de raison en folie,
Je vous croiserais peut être, au détour de la vie
Saurais-je vous reconnaître ? Saurez-vous qui je suis ?



Publié par Spleen36 à 09:10:57 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Cent ans... | 03 octobre 2006





J'ai cent ans et j' suis bien content
J' suis assis sur un banc
Et je regarde les contemporains
C'est dire si j' contemple rien
J' file des coups d' canne aux passants
Des coups d' pompe aux clébards
Qui m'énervent et j' me marre
On peut rien m' dire, j' suis trop vieux
Trop fragile, trop précieux
J'ai cent ans qui dit mieux

J'ai plus d'amour, plus d' plaisir
Plus de haine, plus d' désirs
Plus rien
Mais j' suis comme le platane
Un peu d' pluie, j' suis en vie, ça m'suffit
J' suis bien

J'ai des marmots qui m' courent partout autour
Des gonzesses moins, mais ça mange pas d' pain
J' parle aux oiseaux, comme disait l'autre idiot
Et j' me d'mande où j'ai mis mon chapeau

J'ai cent ans et j' suis bien content
J'ai encore mal aux dents
Mais la souffrance c'est très rassurant
Ça n'arrive qu'aux vivants
J'attends tranquille sur mon banc
Que ce vieux monde explose
Tant il se décompose
Moi ça fait quatre vingt quinze ans
Que j' crois plus à grand chose
Il est temps que j' me repose

J'ai plus d'amour, plus d' plaisir
Plus de haine, plus d' désirs
Plus rien
Mais j' suis comme le platane
Comme ma canne, j' suis solide et ancien
J' suis bien

J' souhaite pas aux p'tits jeunes une bonne guerre
Vu qu' moi j'en ai pas eu, à part Mai 68
Mais j' me rappelle même plus en quelle année c'était
Ni qui c'est qu'avait gagné


J'ai pas cent ans, je faisais semblant
C'étaient qu' des mots, du vent
Mais j'aimerais bien les avoir demain
Même aujourd'hui j' veux bien
Pour jouir enfin du bonheur
D'avoir pu traverser
Sans me faire écraser
Cette pute de vie, ses malheurs
Ses horreurs, ses dangers
Et ses passages cloutés


Renaud

Publié par Spleen36 à 13:09:34 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Courtisane baroque... | 27 septembre 2006




Clandestin je dérive au fil de nos quarts d'heures
Je rêve de ta peau lisse, je me sens maraudeur
Anonymes étreintes et orgasmes furtifs
Tes cris comme une plainte, murmures démonstratifs.

Rendez-vous top secrets, fouille à corps de rigueur,
Corps à corps explicites mais pas de cœur à cœur,
Caresses dévoilées de ces moments volés
Sexe brut, intensif, sentiments maquillés.

Couvertures envolées, chambre dissimulée,
Retrouvailles intenses en portes dérobées,
J'aime tes arabesques, danseuse énigmatique,
Nos joutes amoureuses, tes courbes ésotériques.

Te savoir sans pudeur, gestes sans équivoque
Libérée de candeur, courtisane baroque,
Assoiffée de désir, affamée de plaisir,
Drapée en indécence, attente à en gémir.

Sous le choc de nos mains, chacun donnant pour l'autre,
Ces frissons érotiques peu à peu se font nôtres,
La charnelle attitude sans pudeur déguisée
Nous emporte aux limites de la félicité.

Luxure qui se tait, sublime dépravation,
Dont nous sommes repus avec délectation
Avant de se quitter, partir incognito,
Vers nos vies respectives, horizons idéaux.

J'aime tes cinq à sept qui me font chavirer
J'aime ton impudeur, ta sensualité
J'apprécie le cadeau de ton corps alangui
Qui n'attend rien de moi qu'un moment de folie...



Publié par Spleen36 à 13:04:59 dans Obsédé textuel | Commentaires (28) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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