Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Mademoiselle chante... une nostalgie... | 07 janvier 2009

 

S'il fallait le faire,
J'arrêterais la Terre,
J'éteindrais la lumière
Que tu restes endormi.
S'il fallait pour te plaire
Lever des vents contraires,
Dans un désert sans vie
Je trouverais la mer...
Et s'il fallait le faire,
J'arrêterais la pluie,
Elle fera demi-tour
Le reste de nos vies.
S'il fallait pour te plaire
T'écouter chaque nuit
Quand tu parles d'amour,
J'en parlerais aussi...

Que tu regardes encore
Dans le fond de mes yeux,
Que tu y vois encore
Le plus grand des grands feux.
Et que ta main se colle
Sur ma peau, où elle veut.
Un jour si tu t'envoles
Je suivrais, si je peux...
Et s'il fallait le faire,
Je repousserais l'hiver
A grands coups de printemps
Et de longs matins clairs.
S'il fallait pour te plaire
J'arrêterais le temps,
Que tous tes mots d'hier
Restent à moi maintenant.

Que je regarde encore
Dans le bleu de tes yeux,
Que tes deux mains encore
Se perdent dans mes cheveux,
Je ferai tout plus grand,
Et si c'est trop ou peu,
J'aurais tort tout le temps
Si c'est ça que tu veux...
Je veux bien tout donner
Si seul'ment tu y crois,
Mon cœur veut bien saigner
Si seul'ment tu le vois,
Jusqu'à n'être plus rien
Que l'ombre de tes nuits,
Jusqu'à n'être plus rien
Qu'une ombre qui te suit.

Et s'il fallait le faire...

 

 

Publié par Spleen36 à 21:39:32 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (2) |

Le blason... | 16 octobre 2007

Ayant avec lui toujours fait bon ménage

J'eusse aimé célébrer, sans être inconvenant,

Tendre corps féminin ton plus bel apanage

Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

 

 

C'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne

Mon dernier billet doux, mon message d'adieu

Or malheureusement les mots qui le désignent

Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.

 

C'est la grande pitié de la langue française,

C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur

De n'offrir que des mots entachés de bassesse

A cet incomparable instrument de bonheur.

 

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques

Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux

Que ta fleur la plus douce la plus érotique

Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

 

Mais le pire de tous est un petit vocable

De trois lettres pas plus, familier, coutumier

Il est inexplicable, il est irrévocable

Honte à celui-là qui l'employa le premier

 

Honte à celui-là qui par dépit par gageure

Dota du même terme, en son fiel venimeux

Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure

Celui-là c'est probable en était un fameux.

 

Misogyne à coup sûr, asexué sans doute

Au charmes de Vénus absolument rétif

Etait ce bougre qui, toute honte bue toute

Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

 

La malepeste soit de cette homonymie

C'est injuste Madame et c'est désobligeant

Que ce morceau de roi de votre anatomie

Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie

Un poète inspiré que Pégase soutient

Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,

A cette vraie merveille un joli nom chrétien

 

En attendant Madame il semblerait dommage

Et vos adorateurs en seraient tous peinés

D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage

Il est d'autre moyen et que je les connais

Et que je les connais.

 

 

N'y voir aucune vantardise de ma part... :-)

 

 Chanson de Georges Brassens

Publié par Spleen36 à 18:26:41 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (1) |

Pour la 14ème lettre.... | 07 septembre 2007

 

Tes lettres en courbes sensuelles

S'assemblant en courriers à la chaleur palpable

Décrivant l'univers d'un amour virtuel,

Détaillant à loisir nos ébats improbables.

 

Tes mots exigeant de passions

Fort justement choisis, rasoirs de précision,

Me font bouillir le sang et l'imagination

Enflammant mon désir, attisant l'émotion.

 

Ton corps se fait clavier

Où se posent mes doigts

Courant de légèreté

Pour faire naître l'émoi.

Je caresse les touches

Comme le grain de ta peau,

J'en ai l'eau à la bouche

J'en ai comme le cœur gros.

J'espère t'emporter

Dans les mêmes voyages

Que tu as suscités

Au fil de tes messages.

Etreintes imaginaires

En force décuplée

Vers le ciel est ouvert

L'écran de mes pensées.

 

Publié par Spleen36 à 13:49:56 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (4) |

Les risques non calculés… | 30 mai 2007

 

 

Le piège de nos vies voulant se calculer

A mordu dans mon âme, y laissant son empreinte

Et je laisse avec peine les heures s'écouler

J'ai perdu mon latin, à tes humeurs feintes.

 

J'ai soustrais les dentelles, sur ton corps exposées

Pour y glisser ma bouche et la multiplier.

Coefficient « baisers », sans aucune retenue,

Je voulais pour tableau, la soie de ta peau nue.

 

Sur ta géométrie, j'ai posé les mesures

De mes doigts étourdis de sensuelles courbures

Les globes de tes seins, l'arrondi de tes hanches,

Tes jambes en compas qui m'accueillent et m'épanchent.

 

Si chaque millimètre parcouru sur ton corps

Dissimulait peut être l'envers du décor,

L'algèbre des soupirs que nous avons mêlés

M'a semblé si limpide qu'il m'a illusionné.

 

Puis les démonstrations magistrales et claires

Muèrent en équations, en problèmes austères.

Il semblait chaque jour plus dur de déchiffrer

Les sens mathématiques des voies de tes pensées.

 

J'ai du bout de mes doigts dessiné les abscisses

Où j'ai posé mes maux sagement ordonnés

Combien d'hivers encore faut-il que je subisse

Pour sentir à nouveau nos cœurs s'addictionner ?

 

 

Publié par Spleen36 à 19:50:34 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (4) |

J'ai des doutes... | 08 mars 2007

 

 

Mes jours s'embrument en des brouillards épais

Aux saveurs d'amertume, aux parfums de regrets

Pesants comme des enclumes, au temps de mon passé

Je vois que se rallument des souvenirs défaits.

 

A mes actes manqués, à mes décisions prises,

Aux gestes inachevés par défiance des méprises,

Aux paroles oubliées, emportées par la brise, 

A celles non prononcées, par peur ou par sottise.

 

Tant de choix j'ai du faire, pas toujours à raison

Aveugle en la matière, profane en réflexion,

Illusions délétères de n'être qu'un brouillon

Que des regards sévères jugent à l'unisson.

 

Je n'ai jamais su croire, surtout pas en moi-même,

Muselant mon histoire et craignant l'anathème.

Cette envie de vouloir, ce désir de blasphème ?

Reposés au tiroir de mes colères vaines.

 

Que serait mon destin, si jamais, d'aventure,

J'avais serré les poings et osé les morsures ?

Si confiant en demain et sans peur des fractures

J'avais sur mon prochain agoni des injures ?

 

Et si j'avais osé ? Et si j'avais aimé ?

Et si j'avais su prendre, sans jamais rien donner ?

Serais-je aujourd'hui l'homme que tu as aimé,

Comme tu aimes et oublies, sans passion ni regrets ?

   

Publié par Spleen36 à 19:57:08 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (5) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| >>

Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Foultitude

Depuis le 23-12-2005 :
173740 visiteurs
Depuis le début du mois :
1905 visiteurs
Billets :
191 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03