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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Le blason... | 16 octobre 2007

Ayant avec lui toujours fait bon ménage

J'eusse aimé célébrer, sans être inconvenant,

Tendre corps féminin ton plus bel apanage

Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

 

 

C'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne

Mon dernier billet doux, mon message d'adieu

Or malheureusement les mots qui le désignent

Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.

 

C'est la grande pitié de la langue française,

C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur

De n'offrir que des mots entachés de bassesse

A cet incomparable instrument de bonheur.

 

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques

Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux

Que ta fleur la plus douce la plus érotique

Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

 

Mais le pire de tous est un petit vocable

De trois lettres pas plus, familier, coutumier

Il est inexplicable, il est irrévocable

Honte à celui-là qui l'employa le premier

 

Honte à celui-là qui par dépit par gageure

Dota du même terme, en son fiel venimeux

Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure

Celui-là c'est probable en était un fameux.

 

Misogyne à coup sûr, asexué sans doute

Au charmes de Vénus absolument rétif

Etait ce bougre qui, toute honte bue toute

Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

 

La malepeste soit de cette homonymie

C'est injuste Madame et c'est désobligeant

Que ce morceau de roi de votre anatomie

Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie

Un poète inspiré que Pégase soutient

Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,

A cette vraie merveille un joli nom chrétien

 

En attendant Madame il semblerait dommage

Et vos adorateurs en seraient tous peinés

D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage

Il est d'autre moyen et que je les connais

Et que je les connais.

 

 

N'y voir aucune vantardise de ma part... :-)

 

 Chanson de Georges Brassens

Publié par Spleen36 à 18:26:41 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (1) |

Pour la 14ème lettre.... | 07 septembre 2007

 

Tes lettres en courbes sensuelles

S'assemblant en courriers à la chaleur palpable

Décrivant l'univers d'un amour virtuel,

Détaillant à loisir nos ébats improbables.

 

Tes mots exigeant de passions

Fort justement choisis, rasoirs de précision,

Me font bouillir le sang et l'imagination

Enflammant mon désir, attisant l'émotion.

 

Ton corps se fait clavier

Où se posent mes doigts

Courant de légèreté

Pour faire naître l'émoi.

Je caresse les touches

Comme le grain de ta peau,

J'en ai l'eau à la bouche

J'en ai comme le cœur gros.

J'espère t'emporter

Dans les mêmes voyages

Que tu as suscités

Au fil de tes messages.

Etreintes imaginaires

En force décuplée

Vers le ciel est ouvert

L'écran de mes pensées.

 

Publié par Spleen36 à 13:49:56 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (4) |

Les risques non calculés… | 30 mai 2007

 

 

Le piège de nos vies voulant se calculer

A mordu dans mon âme, y laissant son empreinte

Et je laisse avec peine les heures s'écouler

J'ai perdu mon latin, à tes humeurs feintes.

 

J'ai soustrais les dentelles, sur ton corps exposées

Pour y glisser ma bouche et la multiplier.

Coefficient « baisers », sans aucune retenue,

Je voulais pour tableau, la soie de ta peau nue.

 

Sur ta géométrie, j'ai posé les mesures

De mes doigts étourdis de sensuelles courbures

Les globes de tes seins, l'arrondi de tes hanches,

Tes jambes en compas qui m'accueillent et m'épanchent.

 

Si chaque millimètre parcouru sur ton corps

Dissimulait peut être l'envers du décor,

L'algèbre des soupirs que nous avons mêlés

M'a semblé si limpide qu'il m'a illusionné.

 

Puis les démonstrations magistrales et claires

Muèrent en équations, en problèmes austères.

Il semblait chaque jour plus dur de déchiffrer

Les sens mathématiques des voies de tes pensées.

 

J'ai du bout de mes doigts dessiné les abscisses

Où j'ai posé mes maux sagement ordonnés

Combien d'hivers encore faut-il que je subisse

Pour sentir à nouveau nos cœurs s'addictionner ?

 

 

Publié par Spleen36 à 19:50:34 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (4) |

J'ai des doutes... | 08 mars 2007

 

 

Mes jours s'embrument en des brouillards épais

Aux saveurs d'amertume, aux parfums de regrets

Pesants comme des enclumes, au temps de mon passé

Je vois que se rallument des souvenirs défaits.

 

A mes actes manqués, à mes décisions prises,

Aux gestes inachevés par défiance des méprises,

Aux paroles oubliées, emportées par la brise, 

A celles non prononcées, par peur ou par sottise.

 

Tant de choix j'ai du faire, pas toujours à raison

Aveugle en la matière, profane en réflexion,

Illusions délétères de n'être qu'un brouillon

Que des regards sévères jugent à l'unisson.

 

Je n'ai jamais su croire, surtout pas en moi-même,

Muselant mon histoire et craignant l'anathème.

Cette envie de vouloir, ce désir de blasphème ?

Reposés au tiroir de mes colères vaines.

 

Que serait mon destin, si jamais, d'aventure,

J'avais serré les poings et osé les morsures ?

Si confiant en demain et sans peur des fractures

J'avais sur mon prochain agoni des injures ?

 

Et si j'avais osé ? Et si j'avais aimé ?

Et si j'avais su prendre, sans jamais rien donner ?

Serais-je aujourd'hui l'homme que tu as aimé,

Comme tu aimes et oublies, sans passion ni regrets ?

   

Publié par Spleen36 à 19:57:08 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (5) |

L'écrit vint... | 04 décembre 2006

 


Je te gribouille de mon stylo
Une sorte d'itinéraire,
La carte du tendre qu'il faut
Pour parcourir notre mystère.


Je laisse les émotions dicter,
Les termes qui, je le sais, t'affolent
Les mots qui te font frissonner,
Je suis de retour à l'école.


Je rédige sans préambule
J'écris en sensualité
La plus humble de mes virgules
A l'espoir de te faire rêver.


Je dessine de mon calame
Les caresses de notre histoire,
Les envies à s'en fendre l'âme
De se partager le regard.


Sentir ton parfum enivrant,
Quand je t'embrasse dans le cou
Lorsque ton corps, fébrile, attend
Que « toi et moi » devienne « nous »


Froisser ma peau contre la tienne
A m'en gommer les cicatrices,
Connecter mon cœur à tes veines,
Goûter au suc de ton calice.


Laisser se promener ta bouche
Là où bon il te semblera,
Percevoir, lorsque tu me touches
Ces sentiments qui me foudroient.


Pénétrer jusque sous ta peau,
A la recherche du plaisir
Te voir partir en un sanglot,
Te regarder, belle, jouir.


Et me savoir conquistador,
Connaître sur le bout des doigts
Les moindres secrets de ton corps,
A l'orthographe si délicat.


A la plume sergent major,
J'ai gravé ton nom sur mon cœur
J'ai collé ta peau à mon corps
Rien ne sera jamais meilleur...

Publié par Spleen36 à 09:09:07 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (7) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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