Absence en vue pour quelques temps...
Besoin de soigner mon coeur qui crie un peu trop aigu depuis ce matin...
La poitrine qui se serre...
Les questions qui se bousculent...
Et les larmes qui montent...
Pas glop...
Publié par Spleen36 à 12:22:55 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Spleen36 à 09:53:45 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (4) | Permaliens
Il y a des jours comme ça où, en te levant le matin, tu subodores déjà ce qui va se passer dans la journée.
Et puis, Paf, ça ne manque pas...
Une visite impromptue, une de celles dont tu te passerais bien.
Qui arrive sans crier gare, et pourtant c'est siniste... ça manque de cachet !
Il est des amis qui sont ainsi.
A l'opposé de tes amis calmants.
Jamais tu ne les sollicites, jamais tu ne leur donnes de nouvelles...
Mais eux savent toujours où te trouver et s'invitent immanquablement au pire moment.
Insidieux, ils sentent que tu te trouves démuni pour les combattre.
Ils rigolent par avance sachant que tu vas passer la journée à penser à eux et à les maudire.
Ou plutôt à te maudire toi-même de n'avoir pas eu la prévoyance d'anticiper leur arrivée.
Ils t'interpellent sur la résonance des tambours africains,
sur la puissance des voix des chœurs de l'armée rouge,
sur la régularité d'un moteur de Harley Davidson ou encore
sur la puissance insoupçonnée de la lueur pâlotte d'une bougie dansante dans l'obscurité bienfaitrice.
Ils passent leur temps à te mettre martel en tête.
Mon ami du jour c'est l'ami Graine.
Pas glop !
Publié par Spleen36 à 08:48:48 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) | Permaliens
Hier c'était la "journée de la femme",
j'ai bien fait de ne pas poster...
c'est un peu mon cadeau...
De me taire pour les laisser papoter...
Bisous à toutes quand même...
Et tu sais quoi ?
Je vous aime... les femmes !
Publié par Spleen36 à 08:39:09 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) | Permaliens
Cette semaine,
j'ai laissé ma place dans le métro à une dame âgée qui m'a regardé en écarquillant les yeux,
j'ai tenu la porte à une très jolie jeune femme qui n'est s'est pas départie de sa froide indifférence,
j'ai réconforté en pleine nuit des gens qui venaient de perdre un être cher,
j'ai arrêté ma voiture devant une maman et sa poussette pour la laisser traverser en dehors des clous,
j'ai glissé une pièce dans la main d'un sdf aviné,
j'ai payé le reliquat de mes impôts locaux,
j'ai changé l'eau des poissons rouges,
... et personne ne m'a glissé un « Merci ! »
(remarques, je n'en attendais pas vraiment de la part du Trésor Public ou des poissons...)
On vit dans un drôle de monde dans lequel on a l'impression de perdre son temps lorsqu'on est du genre « gentil ».
M'en fout !
J'ai beau avoir des journées de folie, je trouverai toujours le temps d'être moi.
J'suis vachement égoïste sur ce coup-là.
La rose la bouteille et la poignée de main
(Georges Brassens)
Cette rose avait glissé de
La gerbe qu'un héros gâteux
Portait au monument aux Morts.
Comme tous les gens levaient leurs
Yeux pour voir hisser les couleurs,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route et m'en allai quérir,
Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir.
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que de garder une rose par-devers soi.
La première à qui je l'offris
Tourna la tête avec mépris,
La deuxième s'enfuit et court
Encore en criant "Au secours! "
Si la troisième m'a donné
Un coup d'ombrelle sur le nez,
La quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnues.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et ce pauvre petit bouton
De rose a fleuri le veston
D'un vague chien de commissaire,
Quelle misère!
Cette bouteille était tombée
De la soutane d'un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir,
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire.
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que de garder du vin béni par-devers soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d'un œil sévère,
Le deuxième m'a dit, railleur,
De m'en aller cuver ailleurs.
Si le troisième, sans retard,
Au nez m'a jeté le nectar,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête, d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Avec la bouteille de vin
Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincés la dalle,
Un vrai scandale!
Cette pauvre poignée de main
Gisait, oubliée en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.
Quelque peu décontenancée,
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route avec l'intention
De faire circuler la virile effusion,
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que garder une poignée de main par-devers soi.
Le premier m'a dit: "Fous le camp !
J'aurais peur de salir mes gants."
Le deuxième, d'un air dévot,
Me donna cent sous, d'ailleurs faux.
Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et la pauvre poignée de main,
Victime d'un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière
A la fourrière!
Publié par Spleen36 à 12:35:15 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (5) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 23-12-2005 :
182053 visiteurs
Depuis le début du mois :
3547 visiteurs
Billets :
191 billets