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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Balade aux Tuileries | 21 avril 2006




Mes jambes engourdies tout à l'heure me menèrent
Au jardin des Tuileries, pour une balade en vers

Paris est belle ensoleillée
et dans ses rues j'y ai croisé

des bouquinistes sur les quais de la Seine
des portraitistes qui vous croquent sans haine

une pyramide de verre encerclée de badauds
absorbant la matière pour leur album photo

une foule grouillant de sentiments
déambulant sans but un midi de printemps

des enfants turbulents qui courent, chantent et rient
inconscients de ce temps qui file sous leurs cris

des escaladeurs de statues
des déjeuneurs sur l'herbe les pieds nus

des midinettes qui bronzent sous le soleil d'avril
faisant fi du dicton en retirant leurs fils

des vieux beaux qui posent leurs nasses
pour ajouter un lot à leur tableau de chasse

des couples adolescents qui naviguent en goguette
et vivent sur les bancs leurs premières amourettes

au détour d'un bassin il y avait deux mamies
qui protégeaient leur teint sous deux grands parapluies

au pied de l'Obélisque, des cars de japonais
admiratifs du phallique objet

des CRS en faction devant l'hôtel Meurice
privilège d'un grand peut être ou d'un jocrisse

un cadeau de Brad Pitt et Angelina Joly
clin d'œil derrière la vitre d'une librairie

des boules à neige emprisonnant la tour Eiffel
des terrasses accueillantes pour la clientèle

un car du troisième âge traversant le Pont Neuf
un intellectuel chevelu comme un oeuf

Sur l'île de la Cité, attention, je me blesse
Ouf ! Non, j'ai évité le palais de justesse...

(moui, je sais... mais après une telle balade pédestre,
comment éviter un jeu de mot laid...)



Publié par Spleen36 à 14:58:24 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (3) |

Les portes de ton coeur | 05 avril 2006



Les porte refermées où se taisent des secrets,
Enfouis, bien cachés, issues trop bien verrouillées
Qui parsèment ton cœur de serrures compliquées,
Barricades farouches dont tu as jeté les clés.

C'est au petit bonheur qu'avec mes pauvres mains
Je tâtonne, j'essaie, je cherche, je fais le malin.
En guise de rossignol, mes sentiments pour toi
S'introduisent au cœur de tous tes cadenas.

Parfois j'entrouvre un huis qui grince, hurle et gémit,
J'y envoie du soleil s'y battre avec tes nuits,
Parfois ma lumière gagne me donnant du répit,
Parfois elle revient, piteuse, vers la sortie.

Pas d'ordre, pas de logique, jeu de hasard pervers.
Rien ne va plus : un coup tu gagnes, un coup je perd !
Au creux de toi des mots que tu ne sais que taire
Et mes paroles en flots se perdent dans les airs...


Publié par Spleen36 à 18:40:11 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) |

Verre | 22 mars 2006

Nous nous sommes perdus entre les tours de verre
Que le destin fait naître et fleurir au hasard
Et parmi les cristaux, en cherchant la lumière
Le dépoli de l'ombre a voilé notre histoire.

Nos vies n'ont de commun que ces murs de silice
Que j'aimerai briser, pour rompre le silence
Pour te dire que je t'aime, pour te dire que j'existe
Mais tu me poignardes à coups d'indifférence.

Dans les lumières bleutées de la lueur diffuse
Qui filtre sur ma vie, soleil évanescent,
Je cherche mon chemin dans ce brouillard qui m'use,
Au cœur du labyrinthe se cache le néant.

Je me vois invisible, traversant ton regard,
Simple passant dans la foultitude de tes jours,
Où d'autres s'y agitent, moi j'y suis en retard
Mais peut-on immobiliser le temps qui court.

Tu glisses sur mon ombre à grandes enjambées,
Portée vers un destin où je suis un paria
Charnelle indifférence enveloppée de fumée
Tu piétines mon ombre et tu ne me sais pas...

Publié par Spleen36 à 10:36:42 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (7) |

Merci les gens... | 21 mars 2006

Parce que tu me fais du bien avec tes messages...

...et que mon esprit s'évade un peu...

Publié par Spleen36 à 15:00:21 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) |

Incompréhension... | 20 mars 2006

Quand, dans les volutes bleutées des brumes de l'incompréhension,
Naissent et sont révélées quelques dérangeantes questions,
Lorsque le cœur se serre à vous en étouffer,
Lorsque les larmes montent et veulent déborder,
Quand le sourire se fige et s'étire de tristesse
Au moment même où on a besoin de tendresse,
Quand un Amour vacille et tangue sous la douleur,
Le jour alors étire sa langueur.
Au fond de votre gorge s'installe un nœud marin
Emprisonnant les mots qui ne disent plus rien,
La nuit tombe en douceur et pourtant si brutale,
Une mélancolie insidieuse s'installe,
Soleil, où donc pars-tu mourir,
J'ai tant besoin de toi qui seul peut me guérir,
Mes bras gourds se referment sur la solitude,
J'ai mal et pas envie, d'en faire une habitude...

Publié par Spleen36 à 14:34:52 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (10) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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