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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Les yeux de satin gris... | 26 octobre 2006




Petite libertine aux yeux de satin gris,
Jouant, vamp divine, les soleils de nuit
Loin des rêves sucrés de ton adolescence
Tu sembles avoir perdu toute trace d'innocence.

A l'heure où tes copines découvraient les dance-flor,
Les flirts impromptus, les ruptures sans remords,
Tu tombais prisonnière d'une toile de paroles,
Fleur fragile perdue parmi les herbes folles.

Sous le joug d'un Casanova de pacotille
Tes jambes se gainèrent soudain de bas résille,
Sous-vêtements coquins, hauts talons, un sésame,
Un déguisement pour te sentir enfin femme.

Impression d'exister, de compter pour quelqu'un
Qui de ses mots choisis t'inventait un destin.
Fort de son expérience, il faisait miroiter
Cet Amour idéal qui t'avait tant manqué.

Il t'entraînait dans de multiples turpitudes,
Soirées branchées, champagne, devenaient habitude.
Il te montrait comme on expose une pierre précieuse,
Fier d'exhiber son âge et sa jeune amoureuse.

Il savait c'est certain, comme aucun autre avant,
Jouer avec ton corps en merveilleux amant,
Te donner un plaisir alors insoupçonné
Que certaines maladresses n'avaient pas su trouver.

Puis vint le temps où pour lui plaire encore
Tu acceptais, lucide, de suivre ton mentor
En de folles orgies pourvues d'anonymat
Privées de sentiments, de l'Amour en plagiat.

Tu laissais derrière toi tes moindres illusions,
Cette fois la petite fille faisait abjuration
Des rêves merveilleux, des histoires de princesse,
Des comptines, des jeux, du temps de sa jeunesse.

Puis, Don Juan lassé d'un pantin malléable
S'en retournait chasser une proie périssable
Qui, crédule et sensible, croirait à ses fables,
Et te remplacerait sur le siège éjectable.

Petite libertine aux yeux de satin gris,
Gentille fleur des champs, bien trop vite grandie,
Pourras-tu croire encore en de purs sentiments ?
Âme désabusée, ton cœur a dix mille ans.


Publié par Spleen36 à 09:00:24 dans Obsédé textuel | Commentaires (8) |

C'et pas la peine... | 25 octobre 2006




C'est pas la peine de piétiner des bouts d'mégots sur le trottoir
C'est pas la peine d'aller fourrer dans son ego des idées noires
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine
C'est pas la peine de tortiller des allumettes dans un cendars
C'est pas la peine de dégueuler ses bières sur le bord du boul'vard
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine

C'est presque une figure de style
Que notre raison s'obnubile
On a le sens de l'inutile
Quand l'amour se fait volatile
Qu'il se débine - Qu'il se débine !

C'est pas la peine de s'flageller avec le fouet du remord
C'est pas la peine de s'infliger tous les excès et tous les torts
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine
C'est pas la peine d'envisager une vie d'ascète dans le Grand Nord
C'est pas la peine de s'enfermer de ne plus mettre le pied dehors
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine

C'est presque une figure de style
Que notre raison s'obnubile
On a le sens de l'inutile
Quand l'amour se fait volatile
Qu'il se débine - Qu'il se débine !

C'est pas la peine

C'est pas la peine de s'ag'nouiller dans de ridicules prières
C'est pas la peine de griffonner moult poèmes testamentaires
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine
C'est pas la peine de se projeter dans des lendemains délétères
C'est pas la peine d'ignorer que tout appartient à naguère
C'est pas la peine - C'est pas la peine
C'est pas la peine

C'est pas la peine de piétiner des bouts d'mégots sur le trottoir
C'est pas la peine d'aller fourrer dans son ego des idées noires
C'est pas la peine - C'est pas la peine...

Je l'fait quand même, quand même, quand même...

Un p'tit peu quand même, hein...


Yves Jamait - De verres en vers -

Publié par Spleen36 à 09:03:26 dans Obsédé textuel | Commentaires (1) |

Ils furent Hommes libres... | 24 octobre 2006




J'ai croisé les bisons,
J'ai approché les loups,
J'ai touché l'horizon
Sans en devenir fou.

J'ai bu à la rivière,
Une eau pure et sereine,
J'ai parcouru la mer
Des herbes de la Plaine.

J'ai parlé au tonnerre,
Dansé avec les ours,
Attrapé des éclairs
Au milieu de leurs courses.

J'ai prié mes ancêtres
Honoré leur mémoire,
J'ai protégé mes frères,
J'ai transmis notre Histoire.

J'ai vaincu l'ennemi
Puis, je l'ai glorifié,
Sa bravoure m'a permis
D'être fier de tuer.

J'ai aimé ma compagne,
L'ai protégé du mal,
J'ai bâtit en montagne
Notre amour minéral.

J'ai instruit nos enfants,
J'ai offert mes secrets,
J'ai écrit dans le vent
Les paroles sacrées.

J'ai marché comme un Homme
Sans rougir de mes actes,
J'ai respecté en somme
Les formules du pacte.

Et l'homme blanc est venu...


Publié par Spleen36 à 09:29:20 dans Obsédé textuel | Commentaires (8) |

Questionnaire de Proust... | 20 octobre 2006




Merci d'être indulgent,

la semaine fut fatigante...



1. Ma vertu préférée
La petite

2. Le principal trait de mon caractère
Imprévisible

3. La qualité que je préfère chez les hommes
Quand ils réussissent à ne pas faire pipi à côté de la cuvette

4. La qualité que je préfère chez les femmes
Qu'elles puisse mettre le genoux derrière les oreilles

5. Mon principal défaut
J'ai beau chercher... la vue basse peut être

6. Ma principale qualité
Entièrement artisanal

7. Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
Qu'ils ne m'appellent pas à 03 heures du matin

8. Mon occupation préférée
Délirer sur les questionnaires, fussent-ils des références

9. Mon rêve de bonheur
Ne plus jamais de ma vie me cogner le petit orteil
dans le pied du lit le matin en me levant

10. Quel serait mon plus grand malheur ?
Avoir un sexe à piles

11. A part moi-même, qui voudrais-je être ?
L'étroit mousquetaire

12. Le pays où j'aimerais vivre
Celui de mes rêves

13. La couleur que je préfère
Noir (oui, je sais, pour certains c'est une non-couleur)

14. La fleur que je préfère
La votre chère amie...

15. L'oiseau que je préfère
L'autruche... d'ailleurs, j'en côtoie quelques unes...
tout en cuisse et rien dans le crâne...

16. Mes auteurs favoris en prose
Les Inconnus (Isabelle a les yeux bleus...)

17. Mes poètes préférés
Bourvil
(Je lui fais poète-poète, elle me fait poète-poète,
on se fait poète-poète et puis ça y est...)

18. Mes héros dans la fiction
Orangina rouge
(mais pourquoi ? ? ? PARCE QUE ! ! ! !)

19. Mes héroïnes favorites dans la fiction
La libanaise et l'afghane

20. Mes compositeurs préférés
Ludwing Van Mozart

21. Mes peintres préférés
Les frères Ripolin

22. Mes héros dans la vie réelle
Roger et Marcel
(mais il faut les connaître...)

23. Mes héroïnes préférées dans la vie réelle
Linda Lovelace

24. Mes héros dans l'histoire
Les rois fainéants

25. Ce que je déteste le plus
Quand les toilettes sont occupées...

26. Le personnage historique que je déteste le plus
L'inventeur de la chaise électrique
(c'était plus drôle avec la guillotine...)

27. Les faits historiques que je méprise le plus
Roncevaux
(on m'avait dit que les protagonistes avaient fait des folies de leurs corps...
j'ai été vachement déçu...)

28. Le fait militaire que j'estime le plus
La quille

29. La réforme que j'estime le plus
Celle du service militaire

30. Le don de la nature que je voudrais avoir
Etre hermaphrodite et souple

31. Comment j'aimerais mourir
Faut être con pour avoir envie « d'aimer mourir » !

32. L'état présent de mon esprit
Un tantinet dérangé

33. La faute qui m'inspire le plus d'indulgence
La faute Augraffie

34. Ma devise
« Faut rigoler, faut rigoler ! » Henri Salvador


Publié par Spleen36 à 16:58:09 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (2) |

Message personnel... | 19 octobre 2006





Mes pensées vont vers toi et elles tourbillonnent
Comme s'envolent doucement dehors les feuilles d'automne,
Elles t'entourent annonçant, invisible présence
Le commencement de cet hiver qui s'avance.

Il serait déplacé pour moi de faire le pitre.
Aujourd'hui il te faut refermer un chapitre
Ton sourire est tourné vers une nostalgie
Qui traverse ton âme, qui souffle sur ta vie.

Il y a des combats que nul ne peut gagner,
Des batailles perdues, des soldats résignés
De voir partir les autres et de rester en vie,
Criant à l'injustice, hurlant à l'infamie.

Le vent froid s'est levé, soufflant sur ta mémoire
Des images passées, des morceaux de l'histoire
Que tu vécus jadis, au temps des jours heureux
Lorsque l'insouciance faisait partie des jeux.

Le temps inéluctable fera son office
En glissant sur ta peine une douce pelisse
Qui gardera au chaud dans le creux de ton cœur
Le souvenir de ceux que maintenant tu pleures.

Reviendra le soleil qui allume tes yeux
Qui là-bas fait renaître un joli ciel tout bleu.
Reviendra le sourire qui flotte sur ta vie
Prenant la première place devant la nostalgie.



Publié par Spleen36 à 16:37:33 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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