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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Bouteille à la mer... | 02 novembre 2006




Une bouteille à la mer
Y liras-tu mon message ?
Une bouteille à l'amer
Voudras-tu de mes rivages ?

Dans ta course en solitaire,
Vague à l'âme et lassitude,
Quand donc verras-tu la terre ?
Pour y ancrer tes turpitudes.

Les étoiles ont des mystères
Où s'écrit la latitude,
La roue des Indes éphémère
Qui déboussole l'attitude.

Le sextant en bandoulière
J'ai l'épaule magnétique,
Je navigue comme un corsaire
Mais j'ai le cœur pacifique.

Gros temps à laisser derrière
Les bourrasques s'apaiseront
Je m'applique sur ton planisphère
A jeter l'encre de mon nom.

Aux confins de tes chimères,
J'ai le cap de Bonne Espérance
Pour transformer en croisière
Les tempêtes de tes errances.

Tu as le cœur aux galères
Affaibli par les cadences
Au pied du débarcadère
Tu trouveras moins de souffrance.

Tu changeras d'hémisphère
Je peindrais le ciel en bleu,
Les nuits sont diamantifères
Dans les lagunes de mes yeux.

Fragiles sont les frontières
Entre les joies et les larmes
Entre les phrases meurtrières
Et le sourire qui désarme.

J'ai prévu la montgolfière
Pour t'emmener en altitude
A l'abri de la stratosphère
Où tu trouveras la quiétude.

Une bouteille à la mer
Y liras-tu mon message ?
Une bouteille à l'amer
Quand finira le voyage ?



Publié par Spleen36 à 18:59:13 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

25 ans... | 02 novembre 2006




Avec cette neige à foison
Qui coiffe, coiffe ma toison
On peut me croire à vue de nez
Blanchi sous le harnais
Eh bien, Mesdames et Messieurs
C'est rien que de la poudre aux yeux
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie

C'est pour tenter de couper court
A l'avance du temps qui court
De persuader ce vieux goujat
Que tout le mal est fait déjà
Mais dessous la perruque j'ai
Mes vrais cheveux couleur de jais
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si j'ai l'air moins guilleret
Moins solide sur mes jarrets
Si je chemine avec lenteur
D'un train de sénateur
N'allez pas dire "Il est perclus"
N'allez pas dire "Il n'en peut plus"
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie

Histoire d'endormir le temps
Calculateur impénitent
De tout brouiller, tout embrouiller
Dans le fatidique sablier
En fait, à l'envers du décor
Comme à vingt ans, je trotte encore
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si mon cœur bat moins souvent
Et moins vite qu'auparavant
Si je chasse avec moins de zèle
Les gentes demoiselles
Pensez pas que je sois blasé
De leurs caresses, leurs baisers
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie

Pour convaincre le temps berné
Qu'mes fêtes galantes sont terminées
Que je me retire en coulisse
Que je n'entrerai plus en lice
Mais je reste un sacré gaillard
Toujours actif, toujours paillard
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si jamais au cimetière
Un de ces quatre, on porte en terre
Me ressemblant à s'y tromper
Un genre de macchabée
N'allez pas noyer le souffleur
En lâchant la bonde à vos pleurs
Ce sera rien que comédie
Rien que fausse sortie

Et puis, coup de théâtre, quand
Le temps aura levé le camp
Estimant que la farce est jouée
Moi tout heureux, tout enjoué
J'm'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux


Georges Brassens


Publié par Spleen36 à 13:58:40 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) |

Ritournelle... | 31 octobre 2006




Ritournelle qui danse dans ma tête
Comme un parfum de lendemain de fête
Valse de mots murmurés à l'oreille
Ma vie ne sera jamais plus pareille.
La lune t'éclaire en lumière sensuelle
Je vois le feu danser dans tes prunelles
J'entends ta voix en musique exclusive
Me prononcer des paroles allusives
Je vois ton corps qui danse et qui m'attire
Contre sa peau à la douceur cachemire
Tes doigts s'égarent dans ma chevelure
Sourire en coin pour toute signature
Gitane, Bohémienne, mon Esméralda
Envoûté je suis, en sachant déjà
Que d'un éclat de rire tu me tueras
Pour mieux partir vers d'autres bras.
Ritournelle qui danse dans ma tête
Comme un parfum de lendemain de fête
Je me réveille avec la gueule de bois
Ma vie jamais plus pareille ne sera...


Publié par Spleen36 à 17:23:42 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) |

L'été... | 31 octobre 2006




Je cherchais quelques rimes quand elle m'est apparue
Cette beauté qui signe un seize de la rue
Elégante, exotique, sortie des « Fleurs du mal »
Des fumées baudelairiennes, un amour marginal
Juste derrière l'épaule un tatouage digne,
Malheur à qui me frôle je suis comme suis,
Je suis comme je suis plaisir à qui me prend
Et dans ce jeu de rôle, je te veux maintenant.

L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
Profondément marqué
Marqué, par un été torride
Septembre semble vide
Vide et désespéré...

Un été sans sommeil jusqu'à la déchirure
Le ciel noir et la mer à jamais confondus
Je pourrai dessiner toute ta chevelure
Papillons bleus et noirs de tes mèches tordues
Mais la foudre est tombée et j'en garde la brûlure
Et ce poignard de nacre dans la plaie qui me tue
Tes lèvres entrouvertes épuisent cette blessure
Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"

L'été était nu sur la plage et cet amour sauvage
Profondément marqué
Marqué par un été torride
Septembre semble vide
Vide et désespéré...

Je suis comme je suis malheur à qui me prend
Malheur à qui me frôle attention si je mens
Où l'amour et la mort se mêlent "soniador"


Bernard Lavilliers


Publié par Spleen36 à 13:07:39 dans Obsédé textuel | Commentaires (1) |

Comme un rayon de lune... | 27 octobre 2006




Comme un rayon de lune
Je coule sur tes seins
En caresse opportune
Chargée de clairs desseins
Lentement je dérive
Sur tes courbes offertes
Et doucement j'arrive
Sur un téton alerte
Qui déjà, je le sens,
Se tient fort en éveil,
Tendu et suppliant,
Au sortir du sommeil

Comme une impatience,
Je me fais agacerie
Caresse d'indécence
Au fil de mes envies
Parcourant, arabesque
Ta poitrine alourdie
Y dessinant des fresques
Aux motifs hardis
Et je sens se dresser
Sous le bout de mes doigts
La corolle excitée
Qui pointe comme au combat.

Ma bouche en un baiser
Léger comme une plume
Vient lentement se poser
Sur ton charnel costume
Mes lèvres incarnat
S'ouvrent pour mieux gober
Ce mamelon qui n'a
Plus peur de succomber
Ton souffle s'accélère
Ton ventre devient chaud
Ma langue devient vipère
Et glisse sur ta peau

Tes doigts dans mes cheveux
Tes soupirs en partance
Mes baisers deviennent ceux
Qui te donnent des transes
Tu pèses sur ma tête
Pour me faire comprendre
De poursuivre ma quête
D'encore plus bas descendre
Juste au creux de tes cuisses
Aux portes de ton sexe
Pour que ma langue puisse
Te pâmer sans complexe


Publié par Spleen36 à 09:06:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (8) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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