Tu serais Honeychile
Sur l’île du docteur Yes
Je me prénommerais James
Te rejoindrais d’un Bond
Tentatrice tentante
J’ai déjà succombé
Coquillage nacré
Sur la plage alanguie
J'aime tes spirales qui se lovent...
Au lieu de ça, pour mes vacances,
Je crois bien q’une fois encore
J’irais à Lille.... chez Maurice…
Comprenne qui pourra… ;-)
Publié par Spleen36 à 22:35:33 dans Fantasmes et rêveries | Commentaires (1) | Permaliens
Peu m'en chaut des couleurs politiques ou de la juste nomination des uns et des autres.
De cet homme qui est parti rejoindre un monde qu'on dit meilleur,
malgré son immortalité toute relative,
je ne retiens que ce texte.
Parce qu'il me rappelle aux sacrifices des hommes pour la Liberté, Liberté chérie.
Parce que derrière ces paroles sanguinaires,
que d'aucuns me reprocheront de publier ici,
se trouvent un espoir, une abnégation,
un sacrifice au service des autres.
Parce que, malgré ces mots, tant et tant d'Hommes meurent encore,
un peu partout à travers le monde,
pour des idées que Brassens avait raison de railler.
Parce ce l'engagement qui se trouve dans cette chanson
me touchera toujours en plein coeur.
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...
Publié par Spleen36 à 21:57:04 dans Tranches de vie | Commentaires (2) | Permaliens
Silhouette,
Vapeur évanescente aux contours acérés
Aux courbes improbables, ondoyant dans l'été
A l'image diffuse, aux couleurs délavées.
Silhouette,
Contre-jour en travelling sur le film de ma vie,
S'inscrivant dans le vent en brume graffiti
Imprimant ma rétine de lueur dans ma nuit.
Silhouette,
Faiseuse de songes équivoques, ambigus
D'envies de baisers fous jouant sur la peau nue
De sensuels arpèges, partitions impromptues.
Silhouette,
Musique d'escarpin, balancement de soie
Forçant l'imaginaire à esquisser déjà
Une réalité qui jamais ne sera.
Silhouette,
Complice du temps qui passe sans jamais s'arrêter,
Glissant sur mon destin en fausse volupté
Et s'évaporant là, en myriade de fumée.
Publié par Spleen36 à 16:35:47 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) | Permaliens
Hier encore
J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre
Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé
Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de « moi »
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture
Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années
Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans?
Parce que des souvenirs se rappellent soudain à vous,
et que la nostalgie s'invite dans vos nuits...
Publié par Spleen36 à 07:24:04 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
Ma tentation de Venise
Connaîtra les mots qui me grisent
Lorsque la nuit improvise
Des intimités lascives.
Nous irons habiter ensemble
Dans des châteaux en Espagne,
Même si je sais que mes mains tremblent
D'écrire son nom sur le sable.
Elle saura la langue des Elfes,
Aura la peau de porcelaine
Et des danseuses de Delphes
Elle sera la souveraine.
Elle me fera partager
De l'Olympe les secrets,
Me dira les chansons des fées
Qui consolent les âmes brisées.
Elle s'habillera d'arcs-en-ciel,
A trop vouloir la regarder
Même le puissant roi Soleil
Refusera d'aller se coucher.
En posant sa main sur mon front
Comme la rosée sur une fleur,
Elle connaîtra mes émotions
En prise directe sur mon cœur.
Au gré des aurores boréales,
Nous nous promènerons de concert
Sur la grande piste aux étoiles
Du cirque de l'Univers.
Ma tentation de Venise
Aura les lèvres au goût cerise
Attisant la convoitise
De mes baisers gourmandises.
Mais fi des châteaux en Espagne
Elle habite les nuages
Éphémères des rivages
De mon pays de Cocagne.
Publié par Spleen36 à 14:43:18 dans Obsédé textuel | Commentaires (1) | Permaliens
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