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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

L'épaule d'attraction... | 11 décembre 2006

 

 


Je voudrais déposer un châle de rassurance


Sur tes épaules nues, fragiles d'apparence,


T'entourer des mes bras pour que tu puisses apprendre


Que les liens qui nous lient ne peuvent se distendre.


 


Ta peau là, je le sais, porte une flétrissure


La trace impérissable d'une forfaiture,


Je m'attacherais à en changer les contours


Et transformer la marque au « faire » de l'Amour.


 


La goutte qui miroite à la base de ton cou,


M'invite à déposer en un mouvement doux


Un baiser qui murmure, qui passe et se grave


A jamais sur ton cœur, oubliant nos entraves.


 


Tu m'as donné les clés, tu t'es livrée sans fard,


Tu m'as ouvert ton âme, brûlé de ton regard,


Nue, comme au premier jour, confiante à mon endroit,


Ayant comme atour un déshabillé de « soi ».


 


Je voudrais déposer une étole sensuelle


Sur tes épaules nues, fortes comme un appel


A soigner mes blessures, à consoler tes peines


A vivre notre histoire, à nier nos « fontaines »...


 


 


 

Publié par Spleen36 à 10:20:24 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

L'écrit vint... | 04 décembre 2006

 


Je te gribouille de mon stylo
Une sorte d'itinéraire,
La carte du tendre qu'il faut
Pour parcourir notre mystère.


Je laisse les émotions dicter,
Les termes qui, je le sais, t'affolent
Les mots qui te font frissonner,
Je suis de retour à l'école.


Je rédige sans préambule
J'écris en sensualité
La plus humble de mes virgules
A l'espoir de te faire rêver.


Je dessine de mon calame
Les caresses de notre histoire,
Les envies à s'en fendre l'âme
De se partager le regard.


Sentir ton parfum enivrant,
Quand je t'embrasse dans le cou
Lorsque ton corps, fébrile, attend
Que « toi et moi » devienne « nous »


Froisser ma peau contre la tienne
A m'en gommer les cicatrices,
Connecter mon cœur à tes veines,
Goûter au suc de ton calice.


Laisser se promener ta bouche
Là où bon il te semblera,
Percevoir, lorsque tu me touches
Ces sentiments qui me foudroient.


Pénétrer jusque sous ta peau,
A la recherche du plaisir
Te voir partir en un sanglot,
Te regarder, belle, jouir.


Et me savoir conquistador,
Connaître sur le bout des doigts
Les moindres secrets de ton corps,
A l'orthographe si délicat.


A la plume sergent major,
J'ai gravé ton nom sur mon cœur
J'ai collé ta peau à mon corps
Rien ne sera jamais meilleur...

Publié par Spleen36 à 09:09:07 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (7) |

La Troublitude | 27 novembre 2006

 


La troublitude, ce  sont tes mots qui viennent en cadeaux
Sans fard, sans masques, indisciplinés et rebelles,
C'est sentir la douce chaleur de ta peau
En caressant des yeux la sensualité de tes mails.


La troublitude, c'est être face à un miroir
Une feuille blanche, parée de caractères
L'étrange sensation de m'y voir
Et de t'y voir aussi, insondable mystère.


La troublitude, c'est sentir les sentiments nous rapprocher
Faisant fi des distances qui nous voient loin de l'autre,
Savoir qu'à l'autre bout du fil, tu es touchée
Par les mots que je t'offre pour qu'ils deviennent nôtres.


La troublitude, c'est une caresse de tes lèvres
Qui se pose sur ma bouche, fiévreuse d'impatience,
C'est ce baiser, touchant travail d'orfèvre,
Qui vient bouleverser ma conscience.


La troublitude, c'est la manière dont tu décris
Les émois qui te viennent lorsque de la pensée
Tu viens me faire l'amour en plein cœur de tes nuits
Transformant nos absences en songes partagés.


La troublitude, c'est cette façon de sourire
Lorsque tu poses tes doigts sur le clavier
Comme tu les poserais sur mon corps qui soupire
Et se languit du tien, l'envie de t'enlacer.


La troublitude, c'est vivre en cachette
Un moment de bonheur qui n'appartient qu'à nous,
C'est se brûler les yeux à relire nos lettres,
Etre impatient de l'autre à en devenir fou.


La troublitude, c'est entendre l'écrit
Et rêver du réel à s'en toucher le cœur,
C'est ne pas dire "fontaine", être toujours surpris
De vibrer comme les blés quand le vent les effleure.  


La troublitude, c'est se savoir l'un et l'autre en partage
De sensations, d'émotions et d'Amour,
Ce sont deux mains qui tournent ensemble les pages
De cette histoire ardente qui laisse le souffle court.


La troublitude, c'est avoir cette impression bizarre
De se brûler le cœur aux foudres interdites
C'est connaître l'issue et pourtant c'est savoir
Que nul ne peut condamner nos conduites.


La troublitude, c'est vivre sans défiance
Un conte chimérique, une passion intense,
C'est préserver les autres de cette appartenance
Secrète, pour leur épargner les souffrances.


La troublitude, ce sont des vibrations
C'est un "Je t'aime" hurlé d'une même voix,
Ce sont des mots qui viennent à l'unisson
Et frappent en plein cœur en nous laissant pantois.


La troublitude, c'est cet état de grâce
Qu'il m'est donné de vivre et de partager
Avec toi qui me lis, m'écris et m'embrasse
D'une manière unique que toi seule connaît

Publié par Spleen36 à 09:20:00 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) |

Je reste sur ma fin... | 20 novembre 2006

C'est terminé, ici s'achève l'aventure
Non pas qu'il ne me reste plus rien à vous dire
Mais je tombe sous le coup d'une ignoble censure
Qui m'interdit ce blog, aussi... je me retire.


Qui m'aurait dit, il y a quelques mois en arrière
Que je serais accro à ce monde virtuel
Où se mêlent tant de mots, de paroles, de lumières,
D'idées, de photos, et d'échanges mutuels.


J'ai lu de jolies choses et tenté d'en écrire,
Vous m'avez fait rêver, vous m'avez fait sourire,
Vous m'avez fait pleurer et aussi réfléchir
Sur ce qui vous fait mal, sur ce qui vous inspire.


Ce blog ne sera pas adulte, mais peu s'en faut.
Je ne soufflerai pas la bougie d'une année.
Peut être un jour, ailleurs, irais-je poser mes mots.
Il me serait plaisant de vous y retrouver.


Le compteur de passage n'est pas aussi rempli
Que celui qui s'affiche sur certains blogs amis
Il se figera bientôt, au fil de mon absence
Mais je vous remercie pour toutes vos présences.


Je vous ferais la grâce d'une énumération,
D'un long index, d'un inventaire à la Prévert
Je vous dirais juste, avec un brin d'émotion
Que vous manquerez tous dans mon univers.


Ne laissez pas de coms, je ne pourrais les voir,
Mon écran reste vide, mes mots s'oublient déjà
Et s'il vous vient l'envie de me dire « au revoir »
Mon adresse est en marge, surtout n'hésitez pas.


Merci pour tout


Merci de vous

Publié par Spleen36 à 10:33:15 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) |

Parce que vous le valez bien... | 07 novembre 2006




Tout d'abord déposer un baiser
Aux racines de la forêt vierge
De vos cheveux sauvagement décoiffés
Sur l'oreiller à la blancheur de neige.

Puis dégager avec tendresse
De votre oreille, l'arrondi parfait
Vous murmurer avec délicatesse
Que je m'en vais découvrir vos secrets.

En frôlements, glisser dans votre cou,
Ivre de votre parfum délicat,
En empruntant le velours de vos joues,
Venir baiser votre bouche incarnat.

Sentir vos bras m'entourer, étouffant
Ainsi dans l'œuf toute velléité
De vous abandonner, le corps brûlant,
Orpheline du goût de mes baisers.

Tandis que nos langues, coquines, se mêlent
Que mes doigts agiles parcourent vos courbes
Remontant de vos hanches à vos aisselles
Entre vos cuisses, je sens le désir sourdre.

Je m'éloigne un peu, contemple vos seins,
Qui sont déjà tendus, durcit, pressés
De caresses appliquées avec soin
Qui ont le don d'encore vous exciter.

De circonvolutions en arabesques
Le creux de votre ventre vacille sous
Les dessins de mes lèvres funambulesques,
Mon corps s'inscrit entre vos deux genoux.

Continuant à descendre entre vos cuisses
Vos doigts glissés, perdus dans mes cheveux
Je parcours de la langue votre calice,
Goûtant à ce nectar digne des Dieux.

Une odeur de café et de vanille,
D'orchidée sauvage et de miel sucré
Qui affole mes sens et mes papilles
Gourmand, tendre, je m'applique à laper.

Ma langue darde et, démone, tourmente
L'alvéole de votre intimité,
Votre envie de moi se fait plus pressante,
Votre respiration plus saccadée.

Dénichant le bourgeon qui électrise
Je décuple soudain votre appétence
Changeant l'objet de votre convoitise
Pour mettre un terme enfin à vos souffrances.

Vous m'attirez sur vous en exigeant
Que mon sexe se fasse plus complice,
Vos désirs deviennent des ordres charmants
Et vous me recueillez entre vos cuisses.

Le « vous » devient « tu », despote d'exigences
Que vos soupirs étourdis me murmurent,
Vos ongles sur mes fesses donnent la cadence,
Signe que vous voulez forcer l'allure.

Vos mots se désordonnent, s'oublient, se lâchent
Vous exprimez crûment le plaisir qui monte,
Votre pudeur fait fi de ses attaches,
Il n'y a plus que la jouissance qui compte.

Votre corps se tend sous la déferlante,
Dégustant, satisfait, les étincelles
Qui ondoyant sous votre peau brûlante
Et explosant, vous rendent encore plus belle.

Quintessence ultime, dans un même allant,
Je m'abandonne en vous, souffle coupé,
Nos corps et soupirs se mêlent, générant
Une indicible envie d'encore recommencer....


Publié par Spleen36 à 14:51:03 dans Obsédé textuel | Commentaires (13) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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