C'est drôle, il y a quelques heures, Volcane publiait un très joli texte sur les papas.
Ce matin, parmi les chansons chargées dans mon lecteur MP3, j'ai entendu celle-ci :
Ma fille, mon enfant
Je vois venir le temps
Où tu vas me quitter
Pour changer de saison
Pour changer de maison
Pour changer d'habitudes
J'y pense chaque soir
En guettant du regard
Ton enfance qui joue
A rompre les amarres
Et me laisse le goût
D'un accord de guitare
Tu as tant voyagé
Et moi de mon côté
J'étais souvent parti
Des Indes à l'Angleterre
On a couru la Terre
Et pas toujours ensemble
Mais à chaque retour
Nos mains se rejoignaient
Sur le dos de velours
D'un chien qui nous aimait
C'était notre façon
D'être bons compagnons
Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Tu prends le train pour la vie
Et ton cœur va changer de pays
Ma fille, tu as vingt ans
Et j'attends le moment
Du premier rendez-vous
Que tu me donneras
Chez toi ou bien chez moi
Ou sur une terrasse
Où nous évoquerons
Un rire au coin des yeux
Le chat ou le poisson
Qui partageaient nos jeux
Où nous épellerons
Les années de ton nom
A vivre sous mon toit
Il me semble parfois
Que je t'avais perdue
Je vais te retrouver
Je vais me retrouver
Dans chacun de tes gestes
On s'est quittés parents
On se retrouve amis
Ce sera mieux qu'avant
Je n'aurai pas vieilli
Je viendrai simplement
Partager tes vingt ans
Mon enfant, mon petit
Bonne route... Bonne route
Sur le chemin de la vie
Nos deux cœurs vont changer de pays
J'étais en train de traverser le Pont Neuf, comme chaque matin, enveloppé de froidure hivernale. Regardant au loin, j'ai vu que la Tour Eiffel avait disparue, happée par les nuages bas.
Deux absences simultanées...
et je me suis dit que j'avais perdu quelque chose dans le cours de ma vie...
Publié par Spleen36 à 15:21:06 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (5) | Permaliens
Et si tous les jours
Avaient la même couleur,
Si tous les parcours
Ne menaient plus ailleurs,
Si toutes les nuits
Avaient la même froideur,
Si toutes mes envies
Se taisaient en mon cœur.
Si tous les nuages
Avaient la même formes,
Si les fleurs sauvages
Avaient les mêmes arômes,
Si tous les grillages
Etaient infranchissables
Et formaient des cages
Aux murs interminables.
Si toutes mes caresses
Ne frôlaient plus ta peau
Si toutes mes faiblesses
Se transformaient en mots
Si tous mes poèmes
S'évaporaient dans l'heure
Si tous mes " Je t'aime "
Se perdaient dans ton cœur.
A quoi bon pleurer mon amour...
Publié par Spleen36 à 08:34:58 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) | Permaliens
" Non mais t'as déjà vu ça ?
En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif ! ! !
Il est complètement fou ce mec !
Mais moi les dingues j'les soigne !
J'm'en vais lui faire une ordonnance, et puis une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul !
Aux 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle...
Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... j'ventile... "
Pfff... moi qui avait fait une liste de bonne résolutions pour 2006 !
J'allume la télé une fois tous les 36 du mois et crac, hier soir, je me retrouve à mater les tontons...
Si j'avais su M'sieur Fernand, je s'rai pas allé voir si j'étais pas un peu l'homme du XXème siècle.
Publié par Spleen36 à 11:37:08 dans Tranches de vie | Commentaires (5) | Permaliens
" Non Sire, une résolution ! "
Dans la mode des grandes traditions du début d'année, nous retrouvons inéluctablement les fameuses " bonnes " résolutions.
Alors pour 2006, ma liste sera la suivante :
Et surtout, j'aimerai bien que tous les cons du monde arrêtent de se faire la guerre en se revendiquant d'un Dieu qui prône l'amour (mais qui est meilleur que celui d'en face qui dit exactement la même chose, va comprendre !)
Fin des bonnes résolutions.
Publié par Spleen36 à 13:32:42 dans Tranches de vie | Commentaires (7) | Permaliens
Envie de vivre un peu caché
Au sein de mon jardin secret
Envie d'une anonyme vie
Envie d'absence de vis à vis
Envie d'éviter les avis
Mais parfois au cœur de la nuit
Envie de vivre mes envies
Envie de nouvelles vibrations
Au son d'un solo de violon
Dans le cocon de ton alcôve
Me prendre pour un virtuose
Que toi, victime de mon vice,
Deviennes pour un temps ma complice
Envie de voir le virtuel
Se revêtir de volupté
Envie de vacances charnelles
De volutes veloutées
Laisser mes doigts virevolter
Au gré des courbes de tes vallons
Évoluant en variations
Pour mieux te faire vaciller
Envie de devenir vaporeux
En mille baisers vertigineux
Envie du volcan de ton ventre
Que tu m'ouvres pour que j'y entre
Envie que tu ne sois pas vierge
Que tu désires que ma verge
Vienne valser dans ton vagin
En de délicats va-et-vient
Puis en puissants charivaris
Pour mieux te faire chavirer
Et laisser s'envoler les cris
Qu'il te plaira de murmurer
Être vilain, n'être pas sage
Me souvenir de ton visage
Quand, après le dernier virage,
Le plaisir t'emmène en voyage
Envie du parfum de vanille
Que tu ramènes de ces îles
Aux rivages de jouissance
Où tu vagabondes en absence
Toi ma Vénus volatile
Envie de ces instants futiles
Caresser ta peau de velours
En véritable troubadour
Envie de vivre mes secrets
Envie de voler, je l'admets
D'intimes moments de volupté
Avec vous, si vous le voulez...
Publié par Spleen36 à 17:57:40 dans Obsédé textuel | Commentaires (17) | Permaliens
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