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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

C'est venteux aujourd'hui | 19 janvier 2006

L'Amour c'est comme le vent

Ça vous enveloppe un instant

Ça vous transporte en alizés

Dans des pays improvisés

C'est un souffle qui vous caresse

C'est une bise de tendresse

C'est un manteau de chaleur

Qui vous passe sur le cœur


L'Amour c'est comme le vent

Ça fait voler les sentiments

Il peut même chasser les nuages

Ou faire éclater les orages

Il fait avancer les bateaux

Sur lesquels à deux l'on embarque

Qu'on ait des rêves de paquebot

Ou des envies de simple barque


L'Amour c'est comme le vent

Il peut porter différents noms :

Tramontane, Mistral, Autan,

Eros, Vénus ou Cupidon

Quand on se sent pousser des ailes

Il nous emmène au firmament

Là où la vie semble si belle

Où il n'y a plus de tourments


L'Amour c'est comme le vent

Il fait rigoler les enfants

En chahutant les cerfs-volants

Retenus aux fils d'argent

Il fait l'amour aux éoliennes

Il fait chanter les bohémiennes

Il sèche les larmes des filles

Mais les rend un peu plus fragiles


L'Amour c'est comme le vent

De travers, tournant, changeant,

Il se transforme en tornade

Lorsque s'estompe la tocade

En bourrasque naît la passion

En tempête vient la désunion

Quand les amants, à trop s'aimer

Ne se laissent pas le temps de souffler


L'Amour c'est comme le vent,

Qui alors vous pique les yeux

Le sable blanc devient cinglant

Eparpillant les amoureux

On a le souvenir d'antan

De ce bel amour glissant

Comme un oiseau, loin de la terre

Qui sombre quand vient le trou d'air


L'Amour c'est comme le vent,

Impalpable mais si vivant

Impétueux, sauvage, taquin

S'évanouissant, il devient

Sur votre peau une caresse

Rapide, fugace et qui laisse

Dans votre bouche un goût amer

Quand il va rejoindre la mer.

 

 

Publié par Spleen36 à 12:56:13 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Pensée du jour | 18 janvier 2006

Les synonymes sont de faux amis :

si vous dites à une femme

" Tu m'enivres " ou " Tu me saoules ",

la réaction de celle-ci sera forcément différente...

Publié par Spleen36 à 12:15:59 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) |

Talents ??? | 17 janvier 2006

J'aurai bien aimé avoir du talent
Pour traverser les océans
Pour découvrir des continents
Et en revenir bien vivant


J'aurai bien aimé avoir du talent
Trouver l'or, la myrrhe, l'encens,
Les perles, les diamants, les rubis,
Te faire Princesse de ma vie


J'aurais bien aimé avoir du talent
Pour être un jour un baladin
Faire rire ou bien rêver les gens
Leur faire oublier leur chagrin


J'aurai bien aimé avoir du talent
Pour discourir au fil du vent
Donner des ailes à mes paroles
Les laisser prendre leur envol


J'aurai bien aimé avoir du talent
Pour pouvoir graver dans le temps
Des rimes qui seraient éternelles
Ciselées, comme une dentelle


J'aurai bien aimé avoir du talent
Et que mes mots se fassent touchant
Qu'ils atteignent sans détour
Ton cœur, ton âme et ton amour


J'aurai bien aimé avoir du talent
Pour qu'à travers mes yeux d'enfants
Tu puisses voir les arcs en ciel
Qui naissent de mes ritournelles


J'aurai bien aimé avoir du talent
Ne pas devenir insignifiant
Que dans tes rêves les moins sages
Tu ne gommes pas mon image


J'aurai bien aimé avoir du talent
Trouver les mots des sentiments
Ceux que tu préfères écouter
D'une autre bouche, désormais


J'aurai bien aimé avoir du talent
Me sentir un peu moins manant
Posséder l'aura d'un seigneur
Comme " lui " qui pose en vainqueur


J'aurai bien aimé avoir du talent
Juste un petit peu, rien qu'un instant
Pour que tu ne jettes pas aux orties
Toutes les lettres que j'ai écrit


J'aurai bien aimé avoir du talent,
Pouvoir jouer la comédie
Comme tu le fis si aisément
Avec mon pauvre coeur meurtri


Mais le talent par toi m'a fuit
A la place, il m'a fait gentil
Et pas loin d'être un imbécile
C'est celà mon talent d'Achille.

Publié par Spleen36 à 08:13:59 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) |

Clin d'oeil | 16 janvier 2006

Une dédicace pour quelqu'un qui, comme moi, n'apprécie pas beaucoup les faussaires...

Le texte est de Georges Brassens...

Se découpant sur champ d'azur
La ferme était fausse bien sûr,
Et le chaume servant de toit
Synthétique comme il se doit.
Au bout d'une allée de faux buis,
On apercevait un faux puits
Du fond duquel la vérité
N'avait jamais dû remonter.

Et la maîtresse de céans
Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie
A ma rencontre descendit,
Et mon petit bouquet, soudain,
Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs
Offrant les plus vives couleurs.

Ayant foulé le faux gazon,
Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer
Un genre de feu sans fumée.
Face au faux buffet Henri deux,
Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois,
Faux bouquins achetés au poids.

Faux Aubusson, fausses armures,
Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux
Faux grains de beauté sur les joues,
Faux ongles au bout des menottes,
Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant
Pas leur ivoire aux éléphants.

Aux lueurs des fausses chandelles
Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n'était pas
Sûr, tu es mon premier faux pas.
Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels
Venus d'un faux septième ciel.

La seule chose un peu sincère
Dans cette histoire de faussaire
Et contre laquelle il ne faut
Peut-être pas s'inscrire en faux,
C'est mon penchant pour elle et mon
Gros point du côté du poumon
Quand amoureuse elle tomba
D'un vrai marquis de Carabas.

En l'occurrence Cupidon
Se conduisit en faux-jeton,
En véritable faux témoin,
Et Vénus aussi, néanmoins
Ce serait sans doute mentir
Par omission de ne pas dire
Que je leur dois quand même une heure
Authentique de vrai bonheur.

Publié par Spleen36 à 09:44:46 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) |

Qui suis-je ? | 13 janvier 2006

Qui suis-je ?

Je ne suis rien.

Rien qu'un petit grain de sable perdu parmi tant d'autres, sur les plages de l'univers aux confins des planètes de l'émotion.

Je me fais rouler par les vagues qui parfois, lors des grosses marées, m'entraînent un peu au large, me maintiennent la tête sous l'eau et me font boire la tasse d'une mer trop salée qui me pique les yeux, la gorge et le cœur.

Si je tourne le regard, je peux apercevoir les gros rochers, là-bas, inaccessibles. Je les vois se faire drosser par les vagues, fouetter par les algues, refroidir par le vent, envahir par les coquillages parasites. Je n'envie pas leur sort et pourtant, inamovibles, ils traversent le temps avec sérénité. Rien ne peut les atteindre, ils semblent intouchables. Immobiles, solides... comme des rocs.

Ailleurs, plus près de moi, je rencontre parfois quelques galets. Bien ronds, bien polis, bien lisses. Jamais ils ne donnent de prise à quelques maux que ce soit. Ils sont là qui déambulent, confiant de toujours revenir parmi leurs frères au sein de la grève protectrice, si peu perturbée par le ressac.

Tout proches d'eux, mes amis les cailloux. Du sable comme moi, juste un peu plus établi dans la vie. Juste un peu moins insignifiant. Chahutés au cours de leur existence, ils ont parfois de drôle de trombines. Tortueux, leurs arrêtes tranchantes ressemblent à une armure pour se défendre des briseurs de rêves.

Et pourtant...

Les gros rochers parfois se font forer et exploser, au bon soin de monsieur Nobel...

Les galets se retrouvent loin du rivage, exposés en bel alignement sur les étagères de nostalgiques...

Les cailloux s'envolent en ricochets sur les flots, naissant d'une main plus ou moins habile et terminent leur course au fond des abîmes...

Et moi, le grain de sable ?

Je fais rêver les enfants en devenant château peuplé de chevaliers imaginaires à la grandeur d'âme exemplaire.

Je fais passer le temps d'un bord à l'autre du sablier en rythmant votre destinée.

Je peux, à moi tout seul, gripper l'engrenage d'une formidable machine bien plus élaborée que moi.

Et puis, le rôle que je préfère, c'est lorsque je te fais une place de choix au bord de l'océan.

Lorsque j'épouse avec conscience la moindre courbe de ton corps alangui qui sous les rayons du soleil cherche à se parer de couleur qui donnent envie de te croquer.

Quand, tout en sensualité, je glisse en cascade dans l'alcove de tes seins, dans le creux de tes reins.

Lorsque je caresse ta peau. D'ailleurs, je crois bien que tu m'aimes aussi un peu, puisque je t'ai déjà surprise à laisser tes mains vagabonder sur moi, alors que ton regard se perd dans l'immensité de l'horizon...

Alors, je plains les rochers, les galets, les cailloux qui ne connaissent pas cette ivresse.

Je ne suis rien.

Rien qu'un petit grain de sable, perdu sur le grain de ta peau.

Et c'est très bien comme ça.

 

Publié par Spleen36 à 09:32:03 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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