Parce qu'il y a des jours comme ça,
et puis des nuits qui laissent des traces au coeur et l'âme plutôt vague...
Juste pour toi Véro,
que le blues de la trentedeuzaine soit assomé par ces bulles d'aspirine, après avoir pétillé dans les bulles de champagne...
Publié par Spleen36 à 12:51:39 dans Obsédé textuel | Commentaires (5) | Permaliens
Il me faut d'une jolie femme céder aux caprices
Ne connaissant de la Dame qu'une étrange esquisse
Faite de rires et de larmes, de rimes sans malice
Abandonnés sur la Toile aux regards complices
De voyageurs virtuels qui, avec délice,
Viennent toucher des yeux le ciel, aux mots que tu tisses.
32 bulles de champagne qui s'épanouissent,
On aimerait que ces jours là jamais ne finissent,
On voudrait garder les heures qui s'évanouissent,
En conserver la chaleur, au cœur bienfaitrice,
Savoir qu'une âme d'enfant, au goût de réglisse
Brillera encore longtemps au fond des abysses.
Cet éclat au fond des yeux, étoile d'iris,
C'est le soleil du sourire, qui sur toi se glisse
Venant du cœur de Paris, où mes doigts bâtissent
La musique de mes mots, pour que s'accomplisse
De moi pour toi le cadeau, que dis-je ? Le caprice,
Que tu as voulu Véro, divine tentatrice.
Joyeux anniversaire,
et 32 bisous à déposer à ta guise...
Publié par Spleen36 à 14:54:21 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
Cette semaine,
j'ai laissé ma place dans le métro à une dame âgée qui m'a regardé en écarquillant les yeux,
j'ai tenu la porte à une très jolie jeune femme qui n'est s'est pas départie de sa froide indifférence,
j'ai réconforté en pleine nuit des gens qui venaient de perdre un être cher,
j'ai arrêté ma voiture devant une maman et sa poussette pour la laisser traverser en dehors des clous,
j'ai glissé une pièce dans la main d'un sdf aviné,
j'ai payé le reliquat de mes impôts locaux,
j'ai changé l'eau des poissons rouges,
... et personne ne m'a glissé un « Merci ! »
(remarques, je n'en attendais pas vraiment de la part du Trésor Public ou des poissons...)
On vit dans un drôle de monde dans lequel on a l'impression de perdre son temps lorsqu'on est du genre « gentil ».
M'en fout !
J'ai beau avoir des journées de folie, je trouverai toujours le temps d'être moi.
J'suis vachement égoïste sur ce coup-là.
La rose la bouteille et la poignée de main
(Georges Brassens)
Cette rose avait glissé de
La gerbe qu'un héros gâteux
Portait au monument aux Morts.
Comme tous les gens levaient leurs
Yeux pour voir hisser les couleurs,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route et m'en allai quérir,
Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir.
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que de garder une rose par-devers soi.
La première à qui je l'offris
Tourna la tête avec mépris,
La deuxième s'enfuit et court
Encore en criant "Au secours! "
Si la troisième m'a donné
Un coup d'ombrelle sur le nez,
La quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnues.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et ce pauvre petit bouton
De rose a fleuri le veston
D'un vague chien de commissaire,
Quelle misère!
Cette bouteille était tombée
De la soutane d'un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir,
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire.
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que de garder du vin béni par-devers soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d'un œil sévère,
Le deuxième m'a dit, railleur,
De m'en aller cuver ailleurs.
Si le troisième, sans retard,
Au nez m'a jeté le nectar,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête, d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Avec la bouteille de vin
Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincés la dalle,
Un vrai scandale!
Cette pauvre poignée de main
Gisait, oubliée en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.
Quelque peu décontenancée,
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route avec l'intention
De faire circuler la virile effusion,
Car c'est une des pires perversions qui soient
Que garder une poignée de main par-devers soi.
Le premier m'a dit: "Fous le camp !
J'aurais peur de salir mes gants."
Le deuxième, d'un air dévot,
Me donna cent sous, d'ailleurs faux.
Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et la pauvre poignée de main,
Victime d'un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière
A la fourrière!
Publié par Spleen36 à 12:35:15 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (5) | Permaliens
L'Immonde, l'Aberration, Paris Crash, Franche Démence, LundiMardiMercredi, Marie l'âne, l'ex-fraîche, ...
Aujourd'hui, « revue de presse », ou plutôt « revue de presque », parce qu'il y a des jours où on se demande où les journalistes vont chercher tout ça.
Avec autant d'imagination, ils feraient mieux d'écrire des romans plutôt que de tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes à leurs lecteurs...
Moi, je pense que quand on est au courant de pas grand chose, il vaut encore mieux la fermer.
Comme disait Coluche :
Quand on sait ce qu'on sait
et qu'on lit ce qu'on lit...
on est content de penser ce qu'on pense ! ! !
Publié par Spleen36 à 18:45:09 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) | Permaliens
Furtif ? ? ?
Oui, c'est vrai qu'en ce moment je suis plutôt invisible des écrans radar de Blogland.
Mais si j'ai toujours la tête dans les nuages du bleu de mon cœur,
la vie m'oblige à garder pas mal les pieds sur terre...
Je continue néanmoins à survoler vos paysages,
vos pays sages,
vos endroits à l'envers,
vos phrases à lire,
vos phrases à imaginer,
vos mots mutins,
vos mots matin,
vos maux chagrins,
vos pensées pensives,
vos pensées insensées,
vos circonvolutions réflexionnelles (celles qui amènent à réfléchir),
vos inassouvissements fantasmatiques,
vos asservissements érotiques,
vos clavieropathies frénétiques
vos lettrophagies insatiables,
Bref, tout ce qui me procure un bien être certain et qui me rassure de vivre
finalement dans un monde moins noir qu'il n'y paraît.
Continues à parler, les Gens, ça fait du bien de se sentir vivant...
Publié par Spleen36 à 13:29:29 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (2) | Permaliens
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