Envie, regards, sourire
Désir en moiré sur tes pupilles
Envie, pensées cachées,
Désir à travers tes cils.
Envie, paroles chantées,
Désir, en mélodie
Envie, gestes mal assurés
Désir, en harmonie.
Envie, mèche de cheveux tournicotée,
Désir de frange caressée
Envie, de doigts, sensualité
Désir de capillaire tendresse.
Envie de glissade de main
Désir de peau sur peau, teint sur teint
Envie, chaleur montante
Désir de flamme ardente.
Envie de lèvres et de baisers
Désir de l'autre enfiévré,
Envie de langue, de corps à corps
Désir, plaisir, encore et encore
Envie de souffler la bougie
Désir de glisser dans un lit
Envie de soie de peau
Désir, soupir et adagio
Envie d'une épaule creusée
Désir de se laisser aller
Envie de larme de jouissance
Désir d'une subtile absence
Envie de rester avec toi
Désir de faire un premier pas
Envie d'être bien, juste là
Désir de stopper les combats
Envie que personne ne sache
Désir de sortir de la cache
Envie de toi, d'obscurité
Désir d'un jour enfin oser...
Publié par Spleen36 à 08:29:35 dans Obsédé textuel | Commentaires (5) | Permaliens
Il est des jours comme ça...
....ceux où une certaine lassitude t'envahit.
Lorsque tu te demandes si tu parles le même langage que les autres ou si tu t'exprimes dans un salmigondis de martien mâtiné de javanais.
Lorsque tu as l'impression d'être compris de tout le monde sauf de la poignée d'auditeurs à qui ton message est destiné et que tu en viens à penser que c'est toi qui es à côté de la plaque.
Lorsque tu te surprends a ne plus te demander si les 3 ou 4 à qui tu t'adresses sont réellement demeurés, mais que tu commences à le croire.
Lorsque tu te rends compte qu'il est des gens qui se complaisent à se regarder le nombril et qui passent l'essentiel de leur temps à tourner autour sans jamais relever la tête.
Lorsque tu trouves difficilement des synonymes à tes mots parce que ça fait quand même 2 ans que tu tentes de faire comprendre des choses simples à des gens plus compliqués qu'il n'y paraît.
Lorsque tu as envie de te blottir dans des bras salvateurs et surtout protecteurs de la connerie.
Lorsque tu tentes une approche de compréhension par l'image et que la seule image qui te vient est celle de Don Quichotte et des moulins à vent.
Aujourd'hui, je me sens Don Quichotte.
Au secours ! ! !
J'ai besoin de me retrouver au creux de ton épaule et de sentir un peu de sang chaud panser ma lassitude.
Je suis déstabilisé par le souffle des moulins à vent qui emporte mes paroles dans les limbes de la vue basse et de la stupidité
Il y a des choses simples qu'il ne demandent pas à être compliquées...
Publié par Spleen36 à 15:53:32 dans Tranches de vie | Commentaires (4) | Permaliens
Il y a des jours comme ça où, en te levant le matin, tu subodores déjà ce qui va se passer dans la journée.
Et puis, Paf, ça ne manque pas...
Une visite impromptue, une de celles dont tu te passerais bien.
Qui arrive sans crier gare, et pourtant c'est siniste... ça manque de cachet !
Il est des amis qui sont ainsi.
A l'opposé de tes amis calmants.
Jamais tu ne les sollicites, jamais tu ne leur donnes de nouvelles...
Mais eux savent toujours où te trouver et s'invitent immanquablement au pire moment.
Insidieux, ils sentent que tu te trouves démuni pour les combattre.
Ils rigolent par avance sachant que tu vas passer la journée à penser à eux et à les maudire.
Ou plutôt à te maudire toi-même de n'avoir pas eu la prévoyance d'anticiper leur arrivée.
Ils t'interpellent sur la résonance des tambours africains,
sur la puissance des voix des chœurs de l'armée rouge,
sur la régularité d'un moteur de Harley Davidson ou encore
sur la puissance insoupçonnée de la lueur pâlotte d'une bougie dansante dans l'obscurité bienfaitrice.
Ils passent leur temps à te mettre martel en tête.
Mon ami du jour c'est l'ami Graine.
Pas glop !
Publié par Spleen36 à 08:48:48 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) | Permaliens
Hier c'était la "journée de la femme",
j'ai bien fait de ne pas poster...
c'est un peu mon cadeau...
De me taire pour les laisser papoter...
Bisous à toutes quand même...
Et tu sais quoi ?
Je vous aime... les femmes !
Publié par Spleen36 à 08:39:09 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) | Permaliens
D'abord, je vous ai trouvé chouette
Vous m'avez fait un petit signe,
Un simple coucou de la tête
Une œillade qui me désigne.
Nous avons ensuite pris un verre
« Il ne faut pas que tu t'effraie. »
M'avez vous glissé au dessert
« N'ai pas peur de ton père, ok ? »
Nous sommes allés dans votre nid
D'amour, endroit serein,
Puis sans me laisser faire ma cour
Vous m'attiriez sur votre sein
Les ronds de jambe, très peu pour vous
J'ai trouvé ça troublant, je vous l'avoue
Je me sentais pousser des ailes,
Baisers passion, pinsons cruels
C'est pas en étant dans le noir
Que j'ai trouvé votre corps beau,
C'est en y posant le regard
De mes doigts fous sur votre peau
Vous vous fîtes diablesse
Et d'un seul coup mes anges,
Gardiens de mes faiblesses
Trouvèrent cela étrange
Vous me preniez pour un pigeon
Dans ces moments où il faut qu'on
Oublie d'avoir les pieds sur terre,
Ces instants où le cœur se serre
Nous nous sommes volés dans les plumes,
Les prises de bec que nous eûmes
Débouchèrent sur une envolée
De sentiments trop hauts perchés.
J'étais tombé sur une grue
Flânant de rues en rues
Qui recherchait chemin faisant
Un jeune poussin innocent
Je sens ma colère couver.
A part ça ? Rien de n'oeuf...
Publié par Spleen36 à 19:23:07 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
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