Un peu de répit dans ce tourbillon professionnel qui m'emporte en ce moment.
Le temps de publier un texte que j'ai écrit, il y a déjà quelques années, en prenant la place d'une chanteuse à qui j'aurai aimé l'offir.
Retour mi-février, pas le temps avant...
Sentir sa peau contre la mienne,
Et dans mes bras le serrer fort
Sans qu'un grain de sable ne vienne
Se glisser entre nos deux corps.
Sentir ses mains me caresser,
Me frôler pour se rassurer,
Tracer en parcourant ma chair
Des arabesques éphémères
Le regarder quand il s'endort,
Le trouver beau, le trouver fort
Les yeux fermés, déjà certain
De triompher du lendemain,
Et pourtant guetter sur son front
La trace fugace des soucis
Comme une bulle de savon
Qui s'envole et s'évanouit.
Il me dira des mots d'amour,
Qu'on ne m'a jamais dit avant,
Il me dira des mots d'amour
Qui survivront aux ouragans
Toucher le tracé de ses lèvres
Pour me rappeler ses sourires,
Et ces moments chargés de fièvre
Où il raconte ses délires.
Garder la marque de sa bouche
Quand elle se pose sur mon sein,
Fraîche et avide, forte et douce,
Innocente et tendre en chemin
Savoir ce qu'il pense, ce qu'il veut,
Sans qu'il ne dise même un seul mot
Regarder au fond de ses yeux
Se mélanger le ciel et l'eau
Lui parler du temps qui est notre,
Et de celui qui sera sien,
Quand nos routes, comme les feuilles mortes,
Quitteront notre arbre commun
Il me dira des mots d'amour,
Qu'on ne m'a jamais dit avant,
Il fera peser sur mes jours
Cette envie d'arrêter le temps.
Reconnaître entre mille et mille
Sa voix qui sait où me trouver
Parfois un cri, ou plus tranquille,
Un murmure avant de pleurer
Avant de fondre contre mon cœur,
Pour chercher à se consoler,
L'apaiser pour tuer sa peur
Que je puisse un jour m'en aller.
Et lui raconter la souffrance
Et la joie de le voir enfin,
Lui avouer mon impatience
De sentir son corps sous mes mains
Lui dire qu'en lui coule mon sang,
Et qu'il est le fruit de ma chair,
Faire exploser les sentiments,
Que seule peut connaître une mère
Il me dira des mots d'amour,
Qu'on ne m'a jamais dit avant
Sans calcul et sans détour
Les mots simples des enfants
Des phrases forgées à l'amour pur
Des mots vrais, des mots sincères
Des chansons aux couleurs d'azur
Celles d'un enfant à sa mère.
Publié par Spleen36 à 14:25:30 dans Obsédé textuel | Commentaires (6) | Permaliens
Pas le temps pour ici et pourtant envie de lui dire que le temps fait pas...
Le temps grignote chaque grain du sablier et avale chaque seconde d'une vie...
Le temps est compté alors que, dans le même temps, des hommes et des femmes dépensent le leur sans compter...
Le temps défile et l'espoir fait vivre mais au fil du temps l'espoir s'amenuise...
Le temps est une pieuvre car le temps t'accule...
Il n'est pas simple de disperser son encre obscure pour y voir plus clair...
Vivement que reviennent ces moments d'amour que le temps dresse entre les membres d'une famille...
Et que sonne le temps du repos et de l'apaisement pour que mes pensées puissent de nouveau prendre le temps d'harmoniser les mots de mon esprit pour vous les faire partager ici...
See you soon... dès que possible
Publié par Spleen36 à 10:47:20 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (8) | Permaliens
Là dans ta veine, tu le sais,
Il y a le sommeil qui va descendre
Et puis sous le soleil qui naît
Nous ne pourrons plus nous comprendre,
Je ne peux plus rien te donner
Et tu ne peux plus rien me prendre,
Monsieur Dealer je te connais
J'ai bien envie de te descendre
Petite sœur, poignets fragiles,
Petite voix cassée, absente,
Deux grands yeux fixés sur l'exil
Petite fleur légère, cassante
Dans cette chambre un peu baroque,
Un peu sordide et un peu sale,
Entre les Indes et le Maroc,
Dans ce clair-obscur de vestale
Tu restes là me regardant,
Les mains tremblantes sous la toile,
J'ai vu la Mort à dix-sept ans
Sous cette lumière verticale
Il y avait un goût amer
Dans cette pièce froide et close,
Pas de jetée et pas de mer,
Pas d'aurore tirant vers le rose
Le dealer finira tranquille,
Loin des hôpitaux, ces cliniques,
Protégé par les imbéciles,
Par le système et par les flics
Dans un décor très décadent,
Avec ton fric, avec ta peine,
Avec ta mort, avec ton sang,
Ta solitude, avec tes veines
Petite sœur, poignets fragiles
Petite voix cassée, absente
Deux grands yeux fixés sur l'exil
Ce matin là... dans l'ambulance
Berceuse pour une shootée, Bernard Lavilliers
Publié par Spleen36 à 19:37:03 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) | Permaliens
Dans la douce tiédeur de cette étrange alcôve
Dans ce calme nocturne lorsque nos corps se lovent
Dans les traces furtives de baisers enfiévrés
Qui découvrent et suivent votre corps sublimé
Dans des volutes éphémères j'ai esquissé
Des mots d'amour sur votre chair abandonnée
Faisant monter votre désir, vos volontés
De succomber aux plaisirs de volupté
Dans des caresses folles et désorientées
Dans mes doigts qui vous frôlent et vous font chavirer
Un plaisir indicible prend naissance et vous pâme
Orgasme digital qui vous foudroie Madame
L'effleure du mâle
Publié par Spleen36 à 12:53:14 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) | Permaliens
Mon cœur semble tout froid, une page est tournée,
Voici venu pour toi le temps de t'envoler.
Comme une chrysalide que tu vas déchirer
Dans la chaleur timide d'un soleil de mai.
Et encore une fois la plume est en ma main
La page blanche et nue semblant me dire « Viens ».
Les phrases se dessinent dans mon cerveau meurtri
Et dans mon cœur blessé de ta nouvelle vie.
Je voudrai m'empêcher de noircir des feuilles
Mais, quand je pense à toi les mots viennent tout seuls.
Je voudrais tout écrire, mais si je le faisais,
Il n'y aurait sur la terre plus aucune forêt.
Parler de ce satin qui recouvre ta peau,
Qui empêche mes mains de trouver le repos.
Décrire cet azur dans le fond de tes yeux,
Vrai miroir de couleurs parant les jours heureux.
Raconter, en prenant garde de les trahir,
La douceur de tes chants et tes éclats de rire.
Peindre en délicatesse les courbes de ton corps
En folles arabesques, sans nul autre décor.
Formuler en deux mots tes élans de tendresse,
Qui rassurent tes peurs que la vie ne te blesse.
Murmurer tes propos lorsque ton corps exulte,
Lors de jeux érotiques réservés aux adultes.
Relater les multiples de toutes tes expressions
Arpégeant au piano la gamme des émotions.
Faut-il donc que l'amour soit vraiment si cruel ?
Les souffrances qu'il engendre vous paraissent irréelles.
Peut-il, comme le phénix, renaître de ses cendres
Au contact de soie d'une âme sans malice ?
Ou alors plus profond, sans relâche, descendre
Vous faisant boire la lie, tout au fond du calice ?
Y a-t-il une réponse aux questions éternelles ?
Faut-il souffrir autant pour être heureux ensuite ?
Faut-il que le silence berce votre sommeil
Pour mieux entendre enfin le bonheur qui s'ébruite ?
Je ne suis même plus un frisson dans un rêve,
Et même pas un souffle aux portes de tes lèvres.
Je vais ranger ma plume dans le fond de mon âme,
Et perdre dans la brume la lumière de mes flammes,
M'envelopper de froideur, glisser dans les abîmes,
Me protéger le cœur de peur qu'on ne l'abîme.
Il ne me restera que l'impression étrange
D'avoir, sur mes nuages, un jour, croisé un ange,
D'avoir touché du doigt l'étoile d'une âme sœur,
D'avoir de Vénus, fugacement frôlé le cœur.
Ces vers alexandrins que j'ai tissé pour toi
En employant des mots qui ne t'atteignent plus,
Qui te semblent plus beaux, chantés par d'autres voix,
Ecrits par d'autres mains, aux frôlements inconnus,
Je les veux comme jamais rien ne fût plus sincère
Un dernier testament, avant que de me taire.
Publié par Spleen36 à 12:33:47 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| >>
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | |||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 |
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 |
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 |
| 31 |
Depuis le 23-12-2005 :
115479 visiteurs
Depuis le début du mois :
1135 visiteurs
Billets :
178 billets