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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Envol et crash | 21 avril 2006



Aujourd'hui, j'ai un peu de vague à l'âme (mais ça ne va pas durer)
et l'envie de vous faire partager ce texte sublime de Jacques Brel...

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: « je t'aime »
Elle doit lui dire: « je t'aime »
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
C'est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement il pleure
Il pleure à gros bouillons
Tout entourés qu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploit de les juger

La vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de Dieu !
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et maintenant ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais « il »
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment lentement ces deux corps
Se séparent et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient

Et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis en reculant
Comme la mer se retire
Ils consomment l'adieu
Il bave quelques mots
Agite une vague main
Et brusquement il fuit
Fuit sans se retourner
Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier

La vie ne fait pas de cadeau !
Et nom de Dieu !
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud

Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle, elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte
Sans un cri sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'à terre
Ça y est elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra de projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre

Je suis là je le suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit


Publié par Spleen36 à 09:20:12 dans Obsédé textuel | Commentaires (15) |

Adulte errement | 16 avril 2006



Vous êtes comme le vent lorsque vos doigts me frôlent
Répétant sans relâche leur impossible envol
Papillonnants, valse hésitante sur ma peau
Ici et là, ils dansent et tournent sans tempo.

Quand votre bouche fraîche accroche ses baisers
Aux quatre coins du corps que j'ai abandonné
A vos tortures folles, attendues, désirées,
Vos lèvres sur ma peau semblent me transpercer.

Nos langues se délient, mais pourtant silencieuses
Elles partent explorer ces zones si précieuses,
Où un nectar divin jaillit sous la caresse
Pour apaiser la soif et augmenter l'ivresse.

La subtile alchimie de vos sens et des miens
Étroitement mêlés, fait naître des parfums
Aux vertus érotiques, voire aphrodisiaques,
Décuplant sans limite les ardeurs de l'attaque.

Et votre bassin tangue sur mon désir tendu,
Vos seins au goût de mangue sous mes mains sont pointus,
Vos soupirs s'exaltent au rythme de vos hanches,
Harmonieuse mélodie du plaisir qui s'épanche.

Enfin, libérateur, l'orgasme nous foudroie
Les éclairs de vos yeux s'allument et puis se noient,
Ils se perdent dans les ruisseaux de jouissance
Qui coulent dans nos veines, comblant notre impatience.

Je voudrais à jamais refaire ces voyages,
Connaître vos secrets, n'être plus jamais sage,
Mais déjà vous fuyez car nous avons nos vies
Desquelles, à la croisée, il n'y a qu'une nuit.



Publié par Spleen36 à 13:48:55 dans Fantasmes et rêveries | Commentaires (7) |

Paysage | 14 avril 2006



"La femme est champs et pâturage, mais elle est aussi Babylone."

(Simone de Beauvoir)

Publié par Spleen36 à 13:36:33 dans Obsédé textuel | Commentaires (1) |

Marmotte | 10 avril 2006




à voir ces pages qui se remplissent au fil de mes pérégrinations sur vos blogs, je suis admiratif.
Forcément, parce que moi, j'ai un peu de mal à écrire ses derniers temps...
Tu me diras avec condescendance « C'est normal, tu viens d'avoir 40 balais, t'as fait la bringue et à ton âge on ne s'en remet pas facilement... »
ou encore « C'est l'arthrose qui t'ankylose... »,
voire même « C'est l'alsamer... l'alseimaire... l'alzamher... » Tiens, ca attaque tellement, que je n'arrive même plus à l'écrire !

Mouais... remarques t'aurais raison de te moquer un peu de moi et je serais le premier à en rire.

Mais je vais te confier un truc : je n'ai pas trop le temps en ce moment de laisser vagabonder mon esprit.
J'ai réglé quelques petits problèmes et crac, en voilà quelques autres qui s'invitent : la moto n'est toujours pas réparée et il faut que je mette un peu de sous de côté pour ça, j'ai du boulot en retard pour mon association, ma petite canaille est malade et doit rester au lit ce qui entraîne les courses, la lessive, le repassage, la vaisselle, m'occuper du boulet et tout ça bien sur avec un surcroît de travail depuis jeudi soir (48 heures sans dormir et week-end au boulot...)

Donc, vous l'aurez compris amis lecteurs et amie lectrices, dès que j'ai 5 minutes : je dors ! ! !

Bref, retour de la marmotte dès que possible (ce qui ne m'empêche pas de passer vous lire et c'est super chouette ce que vous alignez dans vos espaces...)
Et en plus y'a tout ce chocolat à mettre dans le papier d'alu... rhoo la la !!!

Allez tiens, j'te bise !

Publié par Spleen36 à 14:05:42 dans Tranches de vie | Commentaires (1) |

Les portes de ton coeur | 05 avril 2006



Les porte refermées où se taisent des secrets,
Enfouis, bien cachés, issues trop bien verrouillées
Qui parsèment ton cœur de serrures compliquées,
Barricades farouches dont tu as jeté les clés.

C'est au petit bonheur qu'avec mes pauvres mains
Je tâtonne, j'essaie, je cherche, je fais le malin.
En guise de rossignol, mes sentiments pour toi
S'introduisent au cœur de tous tes cadenas.

Parfois j'entrouvre un huis qui grince, hurle et gémit,
J'y envoie du soleil s'y battre avec tes nuits,
Parfois ma lumière gagne me donnant du répit,
Parfois elle revient, piteuse, vers la sortie.

Pas d'ordre, pas de logique, jeu de hasard pervers.
Rien ne va plus : un coup tu gagnes, un coup je perd !
Au creux de toi des mots que tu ne sais que taire
Et mes paroles en flots se perdent dans les airs...


Publié par Spleen36 à 18:40:11 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (6) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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