M'enivrer de ton corps jusqu'à en tituber,
Valser dans le décor pour mieux t'y culbuter,
Pour te donner encore d'érotiques baisers
Qui t'amènent juste au bord de la félicité.
M'abreuver au goulot de ta source divine,
Y murmurer les mots que tu cherches et devines,
Tes yeux déjà sont clos et ma langue est féline,
La liqueur d'abricot est mon nectar ultime.
Aller de verres en vers, pour contenter Vénus,
Sans pour autant déplaire à l'illustre Bacchus,
Tes courbes me conduisent jusqu'à l'intempérance
De caresses exquises en orgasmes intenses.
Au creux de ton calice, je veux m'abandonner
A l'ivresse complice de nos corps survoltés
Aux foudres du plaisir, béates voluptés,
Qui font de ces instants une grande cuvée.
Mais si je dis que tu me saoules...
Publié par Spleen36 à 17:07:46 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
Pourquoi veulent-ils graver leurs noms dans les étoiles,
En écrasant les autres d'égoïsme orgueilleux,
Fiers, hautains, méprisants, le cœur impénétrable
Insensibles et sans âmes, pourvu qu'on parle d'eux !
Dénués de sentiments, mots d'amour illusoires,
Débitant leurs discours, mais sans jamais y croire,
Ils donnent à penser à de belles histoires,
Mais n'aiment rien vraiment que l'image du miroir.
Ils se servent de toi, ils se servent de lui
Manipulant dans l'ombre avec pour seul dessein
De briller un peu plus dans le cœur de leurs nuits
Éphémères paillettes dans le cours du Destin.
Ils bruissent et fanfaronnent, martelant à l'envie
Que sans eux, c'est couru, la Terre s'arrêterait,
Que les autres ne sont que de bénins ennuis
Dont ils se débarrassent d'un air un peu distrait.
Plus dure sera la chute quand ils s'apercevront
Qu'ils se retrouvent seuls au but du firmament
Sans soutien, sans amis, sans Amour, sans pardon,
Sans ce qui fait la vie humble des pauvres gens.
Le bonheur n'est pas dans le regard des autres,
mais dans la simplicité de son propre cœur...
Publié par Spleen36 à 14:24:18 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) | Permaliens
La énième cigarette de la nuit a le goût nostalgique des petits matins. Les volutes de fumée montent paresseusement vers le ciel parisien nimbé de la faible clarté de l'aurore qui s'annonce. La ville semble frileusement enveloppé d'ouate qui filtre les premiers bruits de la journée. Tout dort encore.
Je profite de ces quelques minutes de quiétude, au milieu de la cour de ce bâtiment témoin des plus sordides faits divers de ces derniers siècles. Je sais que, dans quelques instants, lorsque j'aurais franchi le porche, le tumulte de la vie reprendra ses droits. Le petit noir pris au zinc aura cette amertume troublante, qu'on déteste et qu'on aime simultanément. Le serpent de fer souterrain vomira sur l'asphalte les hordes empressées des tâcherons de Paris. Ceux qui se lèvent bien avant que le coq n'ait l'idée de chanter et vont vers leur labeur sans rechigner, pour gagner un salaire de misère. L'air semblera moins pollué, plus limpide. Le vacarme des moteurs sera encore supportable et pas encore amplifié par les klaxons des automobilistes pressés, stressés et vindicatifs. La Seine coulera comme elle coulait hier et comme elle le fera demain, tranquille, indolente. Les touristes brandiront déjà leurs yeux de verre, à l'affût du cliché le plus original, sans se douter que cette originalité décore déjà des millions d'album photos à travers le monde. Les tours de Notre-Dame me regarderont passer, indifférentes, mais je ne suis rien qu'un humain de plus à fouler le parvis, indifférent moi-même à ses pierres historiques, par trop d'habitude.
Mais en attendant, la nicotine envahit mes artères. Me donne un sentiment d'apaisement qui vient conforter mon esprit las. Mon esprit suit les chemins tortueux de la fumée. Je prends le temps de respirer des parfums virtuels aux fragrances d'absence, de manque, d'espoir... Les yeux dans le vague, je parcours le sentier de mes pensées qui me conduit sous d'autres latitudes aux paysages de nostalgie. Soleil en horizon... Les vagues de ma vie se déroulent sur la plage puis repartent, emportant au passage des bribes de mon existence. L'écume des jours, comme disant Vian, se délite au fil du temps, laissant exploser ses souvenirs en myriades d'images fugitives, intemporelles, impalpables. La pendule d'argent du Grand Jacques nous surveille, implacable. Elle égrene sa cadence métronomique avec son dédain inaccessible, emportant dans le tourbillon de ses engrenages nos joies et nos peines. Rien ne peut être figé. Les traces de ce passé coulent dans mes veines, faisant parfois chavirer mon cœur un bref instant.
A mes actes manqués,
à mes envies inassouvies,
à mes choix déraisonnables,
à ma raison trop sage,
à mon imaginaire de réalités,
à ma réalité inimaginable...
J'écrase ma cigarette, et le spectacle continue...
Publié par Spleen36 à 16:44:11 dans Tranches de vie | Commentaires (1) | Permaliens
Évanescente comme une flamme,
Tu es l'essence même de la femme
Dont mes rêves ont fait le portrait
Au fil de mes jours esseulés.
Corps souple au mille et un tourments,
Non dénué de sentiments,
Tu joues de mon cœur, de mon corps
En élégante matador.
Tu virevoltes et tu m'estoques
Sans même me laisser, réciproque,
M'attentionner de caressance
A t'en faire chavirer les sens.
Sans répit, en douces tortures,
Je suis la proie que tu captures
Dans tes filets d'amour tissés
De fils de soie, de voluptés.
Belle et sensuelle odalisque,
C'est l'infarctus que je risque
Sous l'abondance de tes baisers
Mais ai-je l'air de m'en soucier ?
Que m'importe si je dois mourir
En avalanche de plaisir
Qu'aurai-je alors à regretter ?
Hormis ne pas recommencer...
Publié par Spleen36 à 14:24:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) | Permaliens
Et en paraphrasant un peu :
"Le Spleen36 c'est comme la Sainte Vierge,
si on ne le voit pas de temps en temps, le doute s'installe."
Publié par Spleen36 à 13:13:37 dans Tranches de vie | Commentaires (1) | Permaliens
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