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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Ethylosexe... | 18 février 2009

 

M'enivrer de ton corps jusqu'à en tituber,

Valser dans le décor pour mieux t'y culbuter,

Pour te donner encore d'érotiques baisers

Qui t'amènent juste au bord de la félicité.


M'abreuver au goulot de ta source divine,

Y murmurer les mots que tu cherches et devines,

Tes yeux déjà sont clos et ma langue est féline,

La liqueur d'abricot est mon nectar ultime.


Aller de verres en vers, pour contenter Vénus,

Sans pour autant déplaire à l'illustre Bacchus,

Tes courbes me conduisent jusqu'à l'intempérance

De caresses exquises en orgasmes intenses.


Au creux de ton calice, je veux m'abandonner

A l'ivresse complice de nos corps survoltés

Aux foudres du plaisir, béates voluptés,

Qui font de ces instants une grande cuvée.

 

 


 

Mais si je dis que tu me saoules...


Publié par Spleen36 à 17:07:46 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) |

Plus dure sera la chute... | 10 février 2009

 


Pourquoi veulent-ils graver leurs noms dans les étoiles,

En écrasant les autres d'égoïsme orgueilleux,

Fiers, hautains, méprisants, le cœur impénétrable

Insensibles et sans âmes, pourvu qu'on parle d'eux !


Dénués de sentiments, mots d'amour illusoires,

Débitant leurs discours, mais sans jamais y croire,

Ils donnent à penser à de belles histoires,

Mais n'aiment rien vraiment que l'image du miroir.


Ils se servent de toi, ils se servent de lui

Manipulant dans l'ombre avec pour seul dessein

De briller un peu plus dans le cœur de leurs nuits

Éphémères paillettes dans le cours du Destin.


Ils bruissent et fanfaronnent, martelant à l'envie

Que sans eux, c'est couru, la Terre s'arrêterait,

Que les autres ne sont que de bénins ennuis

Dont ils se débarrassent d'un air un peu distrait.


Plus dure sera la chute quand ils s'apercevront

Qu'ils se retrouvent seuls au but du firmament

Sans soutien, sans amis, sans Amour, sans pardon,

Sans ce qui fait la vie humble des pauvres gens.


Le bonheur n'est pas dans le regard des autres,

mais dans la simplicité de son propre cœur...

 

 

Publié par Spleen36 à 14:24:18 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) |

Fumée du matin... | 06 février 2009

 

La énième cigarette de la nuit a le goût nostalgique des petits matins. Les volutes de fumée montent paresseusement vers le ciel parisien nimbé de la faible clarté de l'aurore qui s'annonce. La ville semble frileusement enveloppé d'ouate qui filtre les premiers bruits de la journée. Tout dort encore.


Je profite de ces quelques minutes de quiétude, au milieu de la cour de ce bâtiment témoin des plus sordides faits divers de ces derniers siècles. Je sais que, dans quelques instants, lorsque j'aurais franchi le porche, le tumulte de la vie reprendra ses droits. Le petit noir pris au zinc aura cette amertume troublante, qu'on déteste et qu'on aime simultanément. Le serpent de fer souterrain vomira sur l'asphalte les hordes empressées des tâcherons de Paris. Ceux qui se lèvent bien avant que le coq n'ait l'idée de chanter et vont vers leur labeur sans rechigner, pour gagner un salaire de misère. L'air semblera moins pollué, plus limpide. Le vacarme des moteurs sera encore supportable et pas encore amplifié par les klaxons des automobilistes pressés, stressés et vindicatifs. La Seine coulera comme elle coulait hier et comme elle le fera demain, tranquille, indolente. Les touristes brandiront déjà leurs yeux de verre, à l'affût du cliché le plus original, sans se douter que cette originalité décore déjà des millions d'album photos à travers le monde. Les tours de Notre-Dame me regarderont passer, indifférentes, mais je ne suis rien qu'un humain de plus à fouler le parvis, indifférent moi-même à ses pierres historiques, par trop d'habitude.


Mais en attendant, la nicotine envahit mes artères. Me donne un sentiment d'apaisement qui vient conforter mon esprit las. Mon esprit suit les chemins tortueux de la fumée. Je prends le temps de respirer des parfums virtuels aux fragrances d'absence, de manque, d'espoir... Les yeux dans le vague, je parcours le sentier de mes pensées qui me conduit sous d'autres latitudes aux paysages de nostalgie. Soleil en horizon... Les vagues de ma vie se déroulent sur la plage puis repartent, emportant au passage des bribes de mon existence. L'écume des jours, comme disant Vian, se délite au fil du temps, laissant exploser ses souvenirs en myriades d'images fugitives, intemporelles, impalpables. La pendule d'argent du Grand Jacques nous surveille, implacable. Elle égrene sa cadence métronomique avec son dédain inaccessible, emportant dans le tourbillon de ses engrenages nos joies et nos peines. Rien ne peut être figé. Les traces de ce passé coulent dans mes veines, faisant parfois chavirer mon cœur un bref instant.

A mes actes manqués,

à mes envies inassouvies,

à mes choix déraisonnables,

à ma raison trop sage,

à mon imaginaire de réalités,

à ma réalité inimaginable...


J'écrase ma cigarette, et le spectacle continue...

 

Publié par Spleen36 à 16:44:11 dans Tranches de vie | Commentaires (1) |

Puisqu'il faut bien mourir un jour ... | 13 janvier 2009

 

Évanescente comme une flamme,

Tu es l'essence même de la femme

Dont mes rêves ont fait le portrait

Au fil de mes jours esseulés.


Corps souple au mille et un tourments,

Non dénué de sentiments,

Tu joues de mon cœur, de mon corps

En élégante matador.


Tu virevoltes et tu m'estoques

Sans même me laisser, réciproque,

M'attentionner de caressance

A t'en faire chavirer les sens.


Sans répit, en douces tortures,

Je suis la proie que tu captures

Dans tes filets d'amour tissés

De fils de soie, de voluptés.


Belle et sensuelle odalisque,

C'est l'infarctus que je risque

Sous l'abondance de tes baisers

Mais ai-je l'air de m'en soucier ?


Que m'importe si je dois mourir

En avalanche de plaisir

Qu'aurai-je alors à regretter ?

Hormis ne pas recommencer...


Publié par Spleen36 à 14:24:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (4) |

A la façon d'Audiard... | 08 janvier 2009

 

Et en paraphrasant un peu :

 

"Le Spleen36 c'est comme la Sainte Vierge,

si on ne le voit pas de temps en temps, le doute s'installe."

 

Publié par Spleen36 à 13:13:37 dans Tranches de vie | Commentaires (1) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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