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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

[re]trouver sa voix... (la sienne...) | 28 juillet 2009

 

 

Les « donc… », les « heu… », et les « voilà… »

Témoins improvisés de moments délicats,

Respirations subtiles des mots qui s’improvisent

Au fil des émotions que la passion attise.

 

Balancement de ta voix qui cherche un peu la sienne,

Hésitante et timide, chaste ou épicurienne,

Seule, derrière un micro en position « record »,

A n’avoir préparé que les mots de l’exorde.

 

La suite du propos, tu l’inventes à l’envi

Au hasard des idées qui naissent et prennent vie

Imaginant déjà, derrière le monologue

L’écho de mes réponses donnant vie au dialogue.

 

Combien de fois en boucle ai-je écouté ces phrases

Que m’apportent des mails diffusés par Pégase ?

Te rêvant près de moi, devinant ta chaleur,

Respirant ton parfum tout près des haut-parleurs. 

 

Je manque de ton corps et j’espère tes lèvres,

Qui cisèlent tes paroles en dentelle d’orfèvre.

Sur elles poser ma bouche et pouvoir te faire taire

En un baiser profond, sans autre commentaire.

 

 

Publié par Spleen36 à 14:16:47 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) |

Pour le plaisir... | 08 juillet 2009

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
         Vienne la nuit sonne l'heure
         Les jours s'en vont je demeure

 

Guillaume Apollinaire

Publié par Spleen36 à 14:00:46 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) |

Il me plairait d'en faire partie... | 01 juillet 2009

 

 

Qu’ils aient le parfum de l’enfance,

L’odeur des cahiers mal écrits

Ou la lumière des vacances

Sur des photos sépia jaunies.

 

Qu’ils aient le goût des fruits sauvages,

Le bruissement de la forêt,

Ou la forme d’un coquillage

Abandonné par les marées.

 

Qu’ils soient une musique slave,

Cœur d’un moment de nostalgie

Ou bien une coulée de lave

Gorgée d’amour à l’infini.

 

Qu’ils soient le regard de l’enfant

Qu’on fut dans presque une autre vie

Confus de voir passer le temps

Et augmenter notre myopie.

 

Qu’ils fassent parfois monter la pluie

Pour brouiller l’éclat de tes yeux

Ou que tes lèvres s’ouvrent et rient

En cascade de sons mélodieux.

 

Qu’ils s’invitent sans prévenir
Au détour d’un souffle de vent

Ou bien qu’ils aiment entretenir

Leur présence quotidiennement.

 

Où que soit l’alcôve cachée

Où on aimerait les enfouir

Je sais que les plus beaux souvenirs

Ne meurent jamais.

 

 

Publié par Spleen36 à 15:03:53 dans Epistolaire | Commentaires (1) |

1|

Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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