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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Le Père Noël n'est plus... | 18 décembre 2007

Il y a approximativement deux milliards d'enfants (moins de 18 ans) sur Terre.

Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants musulmans, hindous, juifs ou bouddhistes (sauf peut-être au Japon), cela réduit la charge de travail pour la nuit de Noël de 15 % du total, soit 378 millions. En comptant une moyenne de 3,5 enfants par foyer dans le monde, cela revient à 108 millions de maisons, 54 millions en présumant que chacune comprend au moins un enfant sage.

Millième de seconde.

Le Père Noël dispose d'environ trente et une heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la Terre, dans l'hypothèse où il voyage d'est en ouest, ce qui paraît d'ailleurs logique. Cela revient à 967,7 visites par seconde. Cela signifie que pour chaque foyer chrétien contenant au moins un enfant sage, le Père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.

En supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts est distribué uniformément à la surface de la Terre (hypothèse que nous savons fausse, mais que nous accepterons en première approximation), nous devrons compter sur environ 1,4 km par trajet. Cela signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi. Le traîneau du Père Noël se déplace donc à 1 170 km/s (3 440 fois la vitesse du son).

A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabriqué par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 km/s, et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme à 27 km/h.

La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoive rien de plus qu'une boîte de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporte plus de 500 000 tonnes, sans compter le poids du Père Noël lui-même. Dans une seconde approximation, nous décidons de négliger aussi cette masse : même si dans l'absolu elle n'est point négligeable (il est bien connu que le Père Noël a un certain embonpoint, pour ne pas dire un embonpoint certain), elle l'est relativement au reste du traîneau. Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kg. Même en supposant que le fameux «renne volant» soit dix fois plus performant (mais la question reste posée : l'est-il réellement ?), le boulot du Père Noël ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux : il lui en faudrait 360 000.

Ce qui alourdit la charge totale, abstraction faite du poids du traîneau (que l'on négligera également), de 54 000 tonnes supplémentaires, soit 7 fois le poids du Prince Albert (le bateau, hein, pas le monarque).

 

Petit tas de chair rose.

Ce n'est pas tout. 600 000 tonnes voyageant à 1 170 km/s créent une énorme résistance à l'air. Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4,26 millièmes de seconde, soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée.

Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisqu'un Père Noël de 125 kg, en passant de manière fulgurante de 0 à 1 170 km/s en un millième de seconde, serait sujet à de telles accélérations qu'il se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2 157 507,5 kg écrabouillant instantanément ses os et ses organes en les réduisant à un petit tas de chair rose et tremblotante.

C'est pourquoi, si le Père Noël a existé, il est mort maintenant.

 

 

Publié par Spleen36 à 16:55:36 dans Tranches de vie | Commentaires (4) |

Mélancolie... | 11 décembre 2007

Mélancolie,

En brume vaporeuse qui descend sur mon cœur

Tu t'installes insidieuse en un hiver langueur.

Il neige sur mes jours qui furent parfois meilleurs.

 

Mélancolie,

Tes pas sont dans mes traces, ta piste suit la mienne

Tu te veux comédie mais tu es tragédienne

Faisant grossir le lit du ruisseau de mes peines.

 

Mélancolie,

Ton étreinte de glace noircit mes souvenirs

Tu pièges dans ta nasse et mes joies et mes rires

A la pensée tenace des maux de ton empire.

 

Mélancolie,

Je fixe sans les voir les années qui défilent

Croisant tes avatars, tes costumes habiles,

Tes improbables histoires, larmes de crocodile.

 

Mélancolie,

Comtoise qui martelle avec application,

Le rythme de ma vie, mes déambulations.

Tes aiguilles sourient avec délectation.

 

Mélancolie,

Où sont mes amours mortes ? Et celles à venir ?

Pourquoi le vent m'emporte-t-il sans s'affaiblir

A des années lumière des cœurs où me blottir ?

 

Mélancolie,

Transformiste étonnante, experte en illusion,

Tu as fait de ma vie un parcours d'émotions

Qui ne furent pourtant jamais à l'unisson.

 

Mélancolie,

Je me suis épuisé, las de ces décalages

Tes ruses ont sur mon cœur causé bien des dommages,

La joie a levé l'ancre, me laissant au mouillage.

 

Mélancolie,

Chimères que tu fis naître, histoires inachevées,

Passion sans réciproque, désirs inavoués,

A deux, mais solitaire, sans réciprocité.

 

Mélancolie,

Au loin le jour se lève, je sens le vent qui glisse,

Je rêve du silence en éternel complice

Capable d'arrêter le cycle des éclipses.

 

Mélancolie,

Les sillons de ma vie, creusés sur mon visage

Se remplissent de pluie aux larmes de passage,

Mes paupières se referment, jusqu'au prochain orage...

 

 

Publié par Spleen36 à 20:41:37 dans Obsédé textuel | Commentaires (3) |

Humeur blue country... | 10 décembre 2007

Je l'ai croisée un jour près du marché aux puces

Où je me faisais un saut, histoire de me fringuer

Un gramophone jouait de fausses chansons russes

Sur un rouleau grinçant comme un portail rouillé

 

Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

Et pourtant sans savoir pourquoi je l'ai suivie

Tu hésites un moment, tu n'oses pas puis tu oses

Un moment de culot va bouleverser ta vie

 

Porte de Clignancourt, un café sous la flotte

Elle s'était acheté du tabac à rouler

J'n'ai su que plus tard que c'était sa marotte

On se défoule comme on peut se défouler

 

Elle n'avait l'air de rien, elle n'était pas grand-chose

Voulez-vous prendre un verre, un pastis, deux alors?

Souvent les grands méfaits ont de petites causes

On a pris l'apéro, le repas dure encore, et encore, et encore

 

Depuis, de temps en temps on reprend l'autobus

Le cent-soixante-six, direction Clignancourt

Et on va faire un tour dans ce marché aux puces

Où j'm'en veux tellement d'être allé faire un tour

 

Elle n'a plus l'air de rien, moi je n'suis pas grand-chose

L'habitude nous sert de ciment quotidien

Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

On est presque content de partir le matin

 

Notre lit n'est qu'un lieu où nos corps se reposent

On est presque content de partir le matin

Et nos vies se sont faites à leur métamorphose

Elles n'étaient pas grand-chose, elles n'ont plus l'air de rien

 

Joe Dassin

 

Publié par Spleen36 à 13:38:44 dans Obsédé textuel | Commentaires (0) |

Le syndrome de l'aiguille dans la botte de foin... | 03 décembre 2007

Chercher l'insoupçonnable.

Trouver l'improbable.

Tourner et retourner en tous sens les mots, les chiffres, les faits.

J'ai parfois l'impression de m'épuiser en vain, tandis que les fêtards s'épuisent en vin.

Lorsque le sacrifice des heures passées à tenter d'assembler les pièces du puzzle confine à l'inutile.

Lorsque les morceaux ne s'emboîtent pas comme ils devraient.

Lorsque les conjugaisons sont mauvaises.

Lorsque les accords sont « désaccord ».

Quand les mots tôt refusent de démarrer.

Quand les mot tard manifestent en colère.

Quand la valse à trois temps devient la valse à mille temps.

Lorsque les chiffres dansent, sans rien calculer d'autre.

Quand les lettres s'élisent en déba[t]s filés.

La pendule m'aiguille, la montre me remonte.

Pourtant l'obscurité tout entière m'enveloppe sans m'affranchir (de quoi devenir timbré).

 

Parallèle à ma vie.

Chaque chose à sa place, mais pas dans le bon ordre.

Cette impression bizarre que tout arrive... mais pourtant jamais au moment opportun...

 

Tout vient à point.... mais qui sait, ma tendre ?

 

Publié par Spleen36 à 11:20:41 dans Tranches de vie | Commentaires (2) |

1|

Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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