Lassitude,
Lorsque le corps se vêt en parure d'habitudes
Quand l'Amour s'assoupit en une douce quiétude
Mon esprit vagabonde sous d'autres latitudes
Pour vivre à vos côtés d'érotiques interludes...
Alanguie,
Je vous retrouve là, au creux de votre lit.
Je ne suis jamais las de votre corps exquis
Que j'aime à recouvrir de baisers imprécis
Qui partent assouvir vos trésors, vos folies...
Vaporeuses,
Mes lèvres vagabondent sur votre peau laiteuse
Comme parcourant le monde en routes merveilleuses,
Appliquées à la tâche, se voulant consciencieuses,
Vous laissant augurer ma langue, la danseuse...
Libertine,
Vous réclamez sans cesse la touche masculine,
Mettant fin au prélude de ma bouche taquine,
Mais j'aime ces caresses qui vous rendent féline
Comblant mon appétit, gonflant votre poitrine...
Callipyge,
De votre anatomie découvrant les prodiges
Le galbe de vos jambes me donne le vertige,
Votre chute de reins, créée pour la voltige,
Fait de moi envers vous, Madame, un homme lige...
Indocile,
Votre corps réagit à ces émois tactiles,
Le souffle raccourci, les soupirs volubiles,
Le sexe réceptif à mes baisers subtils
De toute réalité vous fait perdre le fil...
Délicat,
Je m'attarde un instant sur la soie de vos bas,
Avant de revenir, appliqué, aux ébats
Au centre de vos cuisses, à la place de choix
Où ma langue se glisse poursuivre les débats...
Haletante,
Vos mains dans mes cheveux se veulent gouvernantes,
Ni assez, ni trop peu, vous êtes négociante,
Sous ma bouche reptile, vous êtes ondoyante,
Entretenant le feu qui brûle à votre ventre...
Démonstrative,
Vous vous laissez happer, délicieuse dérive
Par cette jouissance, ultime, définitive,
Vous avouant vaincu devant mon offensive
Qui vous laisse repue, satisfaite et lascive...
Patienter,
Maîtresse imaginaire, j'aime à te retrouver,
Pour ces moments fébriles d'intense volupté
Te croiserais-je un jour, permets moi d'espérer,
Nous n'aurons de commun que ces instants secrets....
Publié par Spleen36 à 16:30:07 dans Obsédé textuel | Commentaires (2) | Permaliens
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit: je vous attends
Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend
Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit: je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.
Jacques Brel
http://www.youtube.com/watch?v=M-nyLvIuHDU
Publié par Spleen36 à 19:51:33 dans Tranches de vie | Commentaires (2) | Permaliens
Les vrais amis sont ceux qui voient au-delà des apparences et qui ne vous jugent pas.
Ca, tu le sais bien et tu ne te trompe pas sur les gens.
Mais quand on les appelle au secours, encore faut-il un peu leur expliquer pourquoi...
au lieu de laisser des traces de soi montrant qu'on existe encore et ne plus répondre à personne quel que soit le moyen de communication....
Si seulement t'étais à la porte d'à côté...
Expérience personnelle
Publié par Spleen36 à 08:49:00 dans Tranches de vie | Commentaires (5) | Permaliens
Pour tous ceux qui ont passé des heures dans les embouteillages ou à marcher,
un petit lien qui détend:
http://www.bashfr.org/?sort=top50
Publié par Spleen36 à 12:56:35 dans Tranches de vie | Commentaires (1) | Permaliens
Une nouvelle prise d'otage s'annonce.
Le RAID et le GIGN (unités d'élite n'ayant pas le droit de grève) sont déjà sur le pied de guerre pour libérer les milliers d'usagers qui, pourtant, ont librement et volontairement payé la dîme mensuelle leur donnant le droit d'utiliser différents moyens de locomotion. Cette rançon ne leur sera pas remboursée en dédommagement du préjudice subi et elle sera même augmentée de divers nouveaux paiements inhérents à l'impossibilité de se déplacer.
Les cheminots réclament une retraite à 45 ans..... mais qu'on leur donne et qu'ils arrêtent de nous pomper l'air !
Tiens, il n'y a qu'à arrêter d'en embaucher des cheminots, comme ça ils seront à la retraite dès le début de leur carrière !
Tu l'auras compris, ami lecteur, je ne supporte pas ce genre de prise d'otage. C'est pas que j'ai quelque chose contre les cheminots, note bien, mais c'est à leur action que j'en veux. Peut être un jour la SNCF fera-t-elle un recrutement à BAC + 8, ce qui permettrait à cette caste de pouvoir se défendre avec des mots et des arguments construits, plutôt que de priver les usagers du secteur privé (c'est le cas de dire) de déplacements qui leurs sont indispensables pour aller gagner leur croûte.
Et puis un « trafic proche de zéro » est annoncé, ce n'est pas normal... SNCF (Sur Neuf, Cinq Fainéants)... Où sont les quatre qui sont censés travailler ? En repos ?
A l'heure où, dans le secteur privé, les salariés voient augmenter leur temps de cotisation pour avoir le droit de prendre une retraite méritée à un taux de pension ridicule, est-il sain de nous expliquer qu'un agent SNCF qui travaille 35 heures par semaine est fatigué en atteignant l'âge de 50 ans ? Franchement, je connais des retraités du rail et je te garantis qu'ils pétent la forme ! ! !
Certes, un conducteur de train a des horaires pénibles. Moins pénibles cependant que ceux de mon boulanger ou de certains fonctionnaires qui ne font pas loin de 70 heures par semaine (si, si, ça existe, j'en fais partie). Mais lorsque la cinquantaine arrive, ne peut-on pas les mettre derrière un guichet à vendre des billets ? Ou dans un poste d'aiguillage pour appuyer sur des boutons ? Ou dans un quelconque emploi de bureau ?
A Paris, l'actuelle « Place de l'Hôtel de Ville » portait précédemment le nom de « Place de Grève ». L'origine de ce nom vient du fait que cette place se terminait, côté Seine, par une sorte de plage en pente douce, une grève, où il était facile de décharger les marchandises arrivant sur la capitale par voie fluviale. D'ailleurs, le « Port de la Grève » fut pendant longtemps le port le plus important de Paris. De nombreux chômeurs venaient là pour y « faire la grève », c'est à dire aller chercher du travail auprès des bateliers et offrir leur main d'œuvre pour le déchargement.
« Faire la grève » signifiait donc « aller travailler » ( ! ! ! ! ).
A croire que l'invention du chemin de fer n'a pas révolutionné uniquement le paysage, les distances et les loisirs des bovidés...
Finalement, les seuls transports en commun que j'adore sont les transports amoureux...
Publié par Spleen36 à 09:50:33 dans Tranches de vie | Commentaires (2) | Permaliens
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