J'ai posé les yeux sur ton cœur
Dans un moment d'inattention
J'y ai vu naître le bonheur
A la source de l'émotion.
Pourquoi la vie ne m'a-t-elle pas
Fait tourner la tête plus tôt
Dans la direction de tes pas ?
Vers la lumière de ta peau ?
On croit aux soleils qui se lèvent
Sur nos différents horizons
Ils ont le bleuté de nos rêves
Et désorganisent nos saisons.
Avec eux passent les orages
Les tempêtes et les bourrasques,
Les meurtrissures, les naufrages,
Dissimulés derrière les masques.
Cette envie de se respirer
A en avoir le souffle court
Ce désir de se rapprocher
Sans déranger les alentours.
La symbiose que l'on ressent
Doit-on la vivre ou la faire taire ?
Doit-on laisser le temps au temps
De perpétuer le mystère ?
Ou, au contraire, ne pas la vivre
Refermer doucement la porte
De nos émotions les plus vives
De nos perceptions les plus fortes ?
S'enrubanner de raisonnable ?
S'aveugler de conventionnel ?
Nier un Amour véritable
Et pourtant inhabituel ?
Ce sentiment en nous devient
Un chemin de vie dédoublé
Désormais il nous appartient
Sur les deux voies de cheminer.
Il nous faut mesurer la chance
De ce cadeau qui nous est fait
Deux Amours dans notre existence
Tant d'autres ne le croisent jamais.
Ne dérangeons pas nos vies propres
Protégeons ceux qui nous rassurent
Et puisque le Destin nous l'offre
Vivons cachés notre aventure...
Publié par Spleen36 à 11:44:02 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) | Permaliens
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