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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Le ... | 22 septembre 2006




Un vingt-deux de septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de coeur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

Georges Brassens



Publié par Spleen36 à 19:00:13 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

Lignes demain... | 22 septembre 2006




Je me suis construit des images,
Je me suis bâtit des frontières,
J'ai des souvenirs qui surnagent
Et j'ai oublié mes colères.

J'ai appris à ne plus croire,
J'ai regardé aux alentours,
J'ai aussi broyé du noir,
J'ai couru sur le fil des jours.

Je me suis promené dans la vie,
J'ai vécu de belles histoires,
J'ai pleuré et j'ai souri,
J'ai connu des mauvais soirs.

J'ai croisé des sentimentales,
J'ai embrassé des passionnées,
J'ai désiré des désirables
Que je n'ai jamais pu caresser.

J'en ai marié une par erreur,
Puis j'ai juré mais un peu tard,
J'ai remis les pendules à l'heure
Mais j'ai replongé sans retard.

Je me suis noyé en enfer,
J'ai volé trop près des étoiles,
J'ai le cœur qui n'est plus en verre
Mais contre tout ce qui fait mal.

J'ai les rêves dans les nuages,
J'ai le fantasme en solitude
Et j'ai dans les yeux un visage
Qui me rappelle l'habitude.

J'ai les mots qui me donnent envie
Et j'ai l'envie de taire mes maux
Je sais que tout n'est pas fini
Mais qu'est-ce qui viendra bientôt
Dans les lignes de mes demains ?




Publié par Spleen36 à 09:53:54 dans Obsédé textuel | Commentaires (12) |

Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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