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Charivari quarantenaire

Les états d'âme qu'un quadra...génère

Pensées pour Toi, là-haut... | 31 août 2006



Pour Emma, toxicomane, prostituée
Qu'un mauvais mal a emporté,
Parce qu'un jour nos vies se sont croisées
Et qu'il est des tendresses qu'on ne peut oublier...




La danseuse du Sud de Bernard Lavilliers

Je m'souviens d'une fille, au rire cassé
Au passé perdu dans le grand brouillard
Trop d'amours blessés, trop de faux départs
Trop de mains glacées

Elle a des souvenirs qui lui appartiendront
Après la dernière larme, la dernière chanson

Le miroir brisé emportant ma voix
La nuit tombe encore cruelle et tragique
Les néons sanglants, notre désarroi
Comme un soleil froid

Tous mes souvenirs nous appartiendront
Après la dernière larme la dernière chanson

Le ventre sucré, l'humour qui fait mal
Petite main tremble, le bar de plastic
Tu dis que tu m'aimes, qu'il est bien trop tard
J'ai joué trop longtemps, j'ai joué trop longtemps
J'ai joué trop longtemps

Elle a les yeux lavés par l'alcool et les larmes
Et la peau perméable aux mains des voyageurs
Comme la grève blanche attend pendant des heures
Le corps de l'océan qui arrive en vainqueur
Le corps de l'océan qui arrive en vainqueur

Je m'souviens d'une fille...


Publié par Spleen36 à 15:01:59 dans Obsédé textuel | Commentaires (5) |

Sourire du midi... | 30 août 2006



Le client : "Bonjour Madame. Je voudrais le DVD n° 3 des encul.... heu....
des enquêtes d'Hercule Poirot."

La libraire : "Bon, on va faire comme si je n'avais rien entendu."

Le client : "Ben oui... d'autant que ce n'est pas du tout le même genre de DVD."

Publié par Spleen36 à 14:38:29 dans Tranches de vie | Commentaires (4) |

Coup de gueule du jour... | 30 août 2006



Quel plaisir de revoir le soleil briller dans le ciel parisien !

On en avait presque oublié qu'on était encore au mois d'août ! ! !

Voilà enfin, un temps propice à faire de la moto.
Enfin je peux rouler sans sentir une petite mare pernicieuse qui se forme sur la selle, juste à l'entrejambe... De quoi te faire croire que tu as déjà des problèmes de prostate et attirer les regards attristés des gens que tu croises et qui pensent invariablement : « Tiens, il a des problèmes d'incontinence... A son âge, si ce n'est pas malheureux ! »
Je te rassures ami lecteur, ma prostate ne se porte finalement pas si mal !

C'est donc le retour des beaux jours, mais aussi, force est de le reconnaître, le retour à la maison du « francilien parisien ».
Il s'agit d'une espèce particulière qui fréquente la région parisienne 11 mois sur douze, effectuant une migration vers le sud une fois par an, soit au mois de juillet, soit au mois d'août.
Pendant cette migration, le « francilien parisien » se déstresse et oublie petit à petit ses conditions de vie habituelle. Lorsqu'il est de retour à la maison, il se comporte donc comme s'il étant encore en migration, oublieux des règles de précaution les plus élémentaires. Surtout, surtout lorsqu'il se trouve dans ou sur un engin motorisé.
Ainsi, les clignotants passent à la trappe, les voies de circulation se révèlent trop petite puisqu'il roule à cheval sur deux d'entre elles et j'en passe. Grosse nouvelle cependant, durant la belle saison, il a goûté aux joies du deux roues motorisé en posant ses fesses sur un scooter de location et s'est donc fait plaisir en se disant qu'il allait en acheter un pour Paris et ainsi réduire la pollution et circuler plus vite.

Alors, pour mieux mettre en application ses méconnaissances, il n'hésite pas à slalomer entre les différen
tes files de voitures, voire entre les voitures elles-mêmes, dans un seul et unique but : se trouver en première place de la file! Peut-être a-t-il le sentiment que, devançant ainsi la horde de boîtes de conserve sur roues, il échappera plus facilement à l'inévitable collision vers laquelle il roule et se rapproche chaque jour ?
Il emprunte donc en toute décontraction la moindre place libre qui lui permettra de progresser de quelques mètres, n'hésitant pas à faire un signe mécontent au conducteur automobiliste qui ne veut pas s'écarter de 5 cm pour qu'il puisse passer ou encore à rabattre délibérément le rétroviseur de l'importun qui l'empêcher d'avancer coûte que coûte. Droite, gauche, toujours en avant, toujours plus vite parce qu'il prend de l'assurance le bougre ! ! !
Les yeux rivés vers la place libre juste devant le feu rouge, la bave aux lèvres, l'esprit fixé sur la conversation téléphonique qu'il est en train d'effectuer, l'appareil coincé dans le casque...

Moi, je m'en fous, je suis en moto...
Cela devrait me rassurer ? Hé bien non !
Parce que quand tu circules dans Paris avec une moto de 400 kg, tu as forcément un peu moins d'agilité que les conducteurs de scooters qui t'arrivent dans tous les azimuts, tel un essaim d'abeilles circulant dans les allées de la ruche. Alors tu passes ton temps à surveiller non seulement les voitures et les camions qui, mais tu en as l'habitude, font un peu n'importe quoi, mais aussi tous ces autres engins à deux roues pour lesquels les voies parisiennes sont un slalom géant qu'il convient de parcourir en faisant le plus petit temps tout en espérant que ce chrono ne sera pas enregistré par les services de la Préfecture de Police. Zen, restons zen...
Heureusement que j'ai la radio sur la moto et que j'aime la musique cool....

Le gouvernement et les pouvoirs publics tirent à boulets rouges sur les motards, mais franchement, quand on voit comment circulent les deux roues parisiens, je crois bien qu'ils ont raison !
A moins que le comportement ne soit fonction de l'engin utilisé, auquel cas, il conviendrait peut être de marquer au fer rouge les conducteurs de scooter, afin que tout le monde s'écarte à leur passage, de peur d'attraper ce syndrome aigu de l'inconscience routière...

Il y a des jours comme ça où je rêve de grands espaces, de solitude routière, d'immensités désertiques...
jusqu'à ce qu'un scoot me déboule par la droite, m'obligeant à monter sur les freins, en espèrant que le sccoter qui est derrière moi arrivera à s'arrêter aussi, vu que je ne peux pas faire un écart car j'ai un autre scoot qui me double par la gauche, au-delà de la ligne continue.... 8-s

J'espère qu'à la prochaine révision mon concessionnaire ne me prêtera pas un scooter... :-(


Publié par Spleen36 à 12:38:22 dans Tranches de vie | Commentaires (15) |

Oiseau de nuit | 29 août 2006




Bel oiseau de nuit, j'ai votre chant dans l'appeau
Qui m'attire et me grise, m'envoûte de son tempo.
Impatient de subir vos caresses volatiles
Le temps torture en moi les heures qui défilent.

La pulpe de vos doigts courant sur ma peau nue,
Sentir vos lèvres chaudes en baisers impromptus,
Votre langue mutine glisser en sensations,
Mes songes sont peuplés d'indicibles frissons.

Votre corps qui balance en fines harmonies,
Et voir vos seins qui dansent au gré de vos envies.
Vos hanches comme un repos pour mes mains cavalières
Et votre regard clos, mystérieuse bayadère.

Votre bassin gorgé d'extase en devenir
Ondule sa volonté de céder aux plaisirs,
Votre souffle s'épuise, vos mots se désordonnent
Et toute retenue soudain vous abandonne.

Lascive et repue, alanguie et comblée,
Le temps qui nous entoure semble l'éternité,
Pourtant soyons conscients que les heures sont comptées,
Que la vie ordinaire viendra nous séparer...


Publié par Spleen36 à 13:56:17 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

Parfums d'enfance, parfums d'errance... | 28 août 2006




Mon enfance passa,
De grisailles en silences,
De fausses révérences
En manque de batailles.
L'hiver j'étais au ventre
De la grande maison
Qui avait jeté l'ancre
Au nord parmi les joncs.
L'été à moitié nu,
Mais tout à fait modeste,
Je devenais indien,
Pourtant déjà certain
Que mes oncles repus
M'avaient volé le Far West.

Mon enfance passa,
Les femmes aux cuisines
Où je rêvais de Chine
Vieillissaient en repas.
Les hommes au fromage
S'enveloppaient de tabac,
Flamands taiseux et sages
Et ne me savaient pas.
Moi qui toutes les nuits,
Agenouillé pour rien,
Arpégeais mon chagrin
Au pied du trop grand lit.
Je voulais prendre un train
Que je n'ai jamais pris.

Mon enfance passa,
De servante en servante
Je m'étonnais déjà
Qu'elles ne fussent point plantes.
Je m'étonnais encore
De ces ronds de famille
Flânant de mort en mort
Et que le deuil habille.
Je m'étonnais surtout
D'être de ce troupeau
Qui m'apprenait à pleurer
Que je connaissais trop.
J'avais L'œil du berger
Mais le cœur de l'agneau

Mon enfance éclata,
Ce fut l'adolescence
Et le mur du silence
Un matin se brisa.
Ce fut la première fleur
Et la première fille,
La première gentille
Et la première peur.
Je volais je le jure,
Je jure que je volais,
Mon cœur ouvrait les bras
Je n'étais plus barbare

Et la guerre arriva

Et nous voilà ce soir.


Jacques Brel

Publié par Spleen36 à 18:13:56 dans Obsédé textuel | Commentaires (7) |

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Passage obligé ?


Prendre en souriant ce que me donne la Vie.

Me repaître avec gourmandise
de ces petits plaisirs quotidiens
et de ses grandes joies ponctuelles.

Côtoyer le pire et en sortir vainqueur.

Tantôt l'œil en éclat de rire,
tantôt l'âme en vague au cœur,
tantôt les mains pleines de plaisir,
tantôt le sourire ailleurs.

Bienvenue dans ce jardin
Bonne lecture

Et merci de modifier le paysage
par vos commentaires.

Et si l'envie vous vient de m'en dire plus :

Spleen36@hotmail.fr

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