Les porte refermées où se taisent des secrets,
Enfouis, bien cachés, issues trop bien verrouillées
Qui parsèment ton cœur de serrures compliquées,
Barricades farouches dont tu as jeté les clés.
C'est au petit bonheur qu'avec mes pauvres mains
Je tâtonne, j'essaie, je cherche, je fais le malin.
En guise de rossignol, mes sentiments pour toi
S'introduisent au cœur de tous tes cadenas.
Parfois j'entrouvre un huis qui grince, hurle et gémit,
J'y envoie du soleil s'y battre avec tes nuits,
Parfois ma lumière gagne me donnant du répit,
Parfois elle revient, piteuse, vers la sortie.
Pas d'ordre, pas de logique, jeu de hasard pervers.
Rien ne va plus : un coup tu gagnes, un coup je perd !
Au creux de toi des mots que tu ne sais que taire
Et mes paroles en flots se perdent dans les airs...