Nous nous sommes perdus entre les tours de verre
Que le destin fait naître et fleurir au hasard
Et parmi les cristaux, en cherchant la lumière
Le dépoli de l'ombre a voilé notre histoire.
Nos vies n'ont de commun que ces murs de silice
Que j'aimerai briser, pour rompre le silence
Pour te dire que je t'aime, pour te dire que j'existe
Mais tu me poignardes à coups d'indifférence.
Dans les lumières bleutées de la lueur diffuse
Qui filtre sur ma vie, soleil évanescent,
Je cherche mon chemin dans ce brouillard qui m'use,
Au cœur du labyrinthe se cache le néant.
Je me vois invisible, traversant ton regard,
Simple passant dans la foultitude de tes jours,
Où d'autres s'y agitent, moi j'y suis en retard
Mais peut-on immobiliser le temps qui court.
Tu glisses sur mon ombre à grandes enjambées,
Portée vers un destin où je suis un paria
Charnelle indifférence enveloppée de fumée
Tu piétines mon ombre et tu ne me sais pas...
Publié par Spleen36 à 10:36:42 dans Charivari quarantenaire | Commentaires (7) | Permaliens
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