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Lorsque les mots se dérobent dans la noirceur de mes idées
Et que mes déambulations se labyrinthent dans la cité.
Quand mon regard transperce les Autres de vacuité,
Ignorant leurs présences croisant ma destinée.
Quand, par trop d’habitude, je ne vois plus les jours
Qui se lèvent pourtant éclatants de lumière,
Quand ils ne percent plus mes nuits de troubadour
Que d’une lueur falote, diffuse et délétère.
Le vent des solitudes asséchant mes sourires
Tourbillonne en sifflant m’enveloppant de froideur
Du quai où je contemple le Pont des Soupirs
Le discours des amants s’étiole et puis se meurt.
Les sicaires du temps, égrenant leurs antiennes
Font peser l’immobile débit des lendemains,
Transformant le futur en humeurs baudelairiennes
Mille ans de souvenirs jalonnent mon destin.
Ainsi mélancolie, rimant de lassitude
Emporte aux quatre vents de la désuétude
Les écrits rebattus de ma plume incertaine,
Me vient alors le spleen, nostalgie inhumaine.
Publié par Spleen36 à 16:51:22 dans Obsédé textuel | Commentaires (1) | Permaliens
26-09-2009 02:21
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