<< La tentation de l'île... | Il me plairait d'en faire partie... | Pour le plaisir... >>
Qu’ils aient le parfum de l’enfance,
L’odeur des cahiers mal écrits
Ou la lumière des vacances
Sur des photos sépia jaunies.
Qu’ils aient le goût des fruits sauvages,
Le bruissement de la forêt,
Ou la forme d’un coquillage
Abandonné par les marées.
Qu’ils soient une musique slave,
Cœur d’un moment de nostalgie
Ou bien une coulée de lave
Gorgée d’amour à l’infini.
Qu’ils soient le regard de l’enfant
Qu’on fut dans presque une autre vie
Confus de voir passer le temps
Et augmenter notre myopie.
Qu’ils fassent parfois monter la pluie
Pour brouiller l’éclat de tes yeux
Ou que tes lèvres s’ouvrent et rient
En cascade de sons mélodieux.
Qu’ils s’invitent sans prévenir
Au détour d’un souffle de vent
Ou bien qu’ils aiment entretenir
Leur présence quotidiennement.
Où que soit l’alcôve cachée
Où on aimerait les enfouir
Je sais que les plus beaux souvenirs
Ne meurent jamais.
Publié par Spleen36 à 15:03:53 dans Epistolaire | Commentaires (1) | Permaliens
01-07-2009 17:18
De matendreamante
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