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Glamorama and more

la musique la nuit

Les Ray ban et les condoléances | 13 mai 2008

(Love / Alone again or)


Mais pourquoi pas le smoking ? Et les Ray ban ! La vendeuse veut que je reste plus longtemps dans le magasin, elle n'a pas comprit que je savais ce que je voulais, elle tient absolument à me dire que je peux repasser si jamais il faut régler les lunettes, me donne une garantie, fait des courbettes, s'ennuie probablement. Trop négligé les habits, l'allure de manière générale durant pas mal d'années. Oh je n'ai jamais été hippie, mais le style indie a ses limites.
Quelqu'un me dit : « Mes condoléances » au moment de partir pour Cannes. Un autre me demande les noms d'attachées de presse de certains films pour entamer la conversation. Je me souviens que lorsque j'avais quinze ans je regardais à la télévision la montée des marches chaque soir durant quelques minutes et puis j'éteignais, trop passionné à l'époque par le cinéma pour supporter de ne pas être à Cannes durant le festival. Aujourd'hui quoi ? Plus lucide, plus à même d'accepter la fête pour la fête, plus sûr de soi. Et ouvert à la fiction à l'intérieur même de l'existence. On ne va pas vous la faire, vous en êtes là aussi n'est ce pas : le film se déroule partout où vous choisissez de positionner votre corps.
Souvent j'ai envie que A. soit là, vous avez de la chance que votre narrateur se retienne et vous épargne ce qu'il faut bien appeler la mélancolie. La transparence, très peu pour moi, voilà bien un concept des plus médiocres.

Publié par arnaultglamorama à 20:52:52 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Le badge blanc et les petits cris | 12 mai 2008

(Santogold / You'll find a way)

Ch. Au téléphone :
«-Il ne fait pas beau, tu arrives quand ?
-Mercredi, treize heures trois.
-C'est tard ! Oh la la j'ai un badge blanc ! Merci mademoiselle. Oh, un sac gris ! »
C'est la productrice avec qui je travaille à la radio, elle est dans un autre monde, elle me fait beaucoup rire et aimer le cinéma. Un vrai phénomène. Son vingt quatrième festival. Le badge blanc, c'est le paradis à Cannes, vous allez où vous voulez, quand vous voulez. L'univers vous paraît plus facile.

L'odeur de camomille chez moi dans le début de la soirée. Le rêve dans le cœur de la nuit : A. porte un manteau bleu superbe, je la croise à la sortie d'un métro, on pleure en marchant.

Quelqu'un m'envoie à une heure du matin un mms montrant le dos d'un disque avec quatre petites lignes de poudre blanche. En fait cinq.

J. qui observe ses collègues attentivement :
"I watched her sleep the other night, she was making little screams, she's so cute."

Publié par arnaultglamorama à 20:57:30 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Les plus épaisses forêts et le fracas du tonnerre | 11 mai 2008

(Santogold / Anne)

Ar. après A. ? Vraiment détaché, plongé dans un manuel de stratégie chinois paraît-il. Faut pas chercher à comprendre. Au dessus des plus intrépides, ben voyons. Drogue et alcool oui... On le voit traîner avec des mannequins, super cliché dans les deux sens du terme. Meilleur moyen pour être détesté par tout le monde.

« Dans les occasions où il s'agira d'être tranquille, qu'il règne dans votre camp une tranquillité semblable à celle qui règne au milieu des plus épaisses forêts. Lorsque, au contraire, il s'agira de faire des mouvements et du bruit, imitez le fracas du tonnerre ; s'il faut être ferme dans votre poste, soyez-y immobile comme une montagne ; s'il faut sortir pour aller au pillage, ayez l'activité du feu ; s'il faut éblouir l'ennemi, soyez comme un éclair ; s'il faut cacher vos desseins, soyez obscur comme les ténèbres. »

Publié par arnaultglamorama à 16:19:44 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roman photo et philosophie de la guerre | 09 mai 2008

Publié par arnaultglamorama à 22:12:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Roman photo et philosophie de la guerre | 09 mai 2008

(Ruth / Roman photo)

On passe dans la philosophie n'est-ce pas ?
Avant de sortir, de rencontrer des gens, de faire des expériences avec de la drogue vous pouvez apprendre par cœur ce passage extrait du chapitre « De la contenance » du manuel « L'art de la guerre » du chinois dont je parlais hier. Encore une fois, il s'agit de faire siennes les paroles du passé (il arrive tout droit du cinquième siècle AVJC), c'est d'une facilité déconcertante avec lui.

« Le potentiel de ces sortes de guerriers est comme celui de ces grands arcs totalement bandés, tout plie sous leurs coups, tout est renversé. Tels qu'un globe qui présente une égalité parfaite entre tous les points de sa surface, ils sont également forts partout : partout leur résistance est la même. Dans le fort de la mêlée et d'un désordre apparent, il s savent garder un ordre que rien ne saurait interrompre, ils font naître la force du sein même de la faiblesse, ils font sortir le courage et la valeur du milieu de la poltronnerie et de la pusillanimité (...) c'est être héros soi-même, c'est être plus que héros, c'est être au dessus des plus intrépides. »

Publié par arnaultglamorama à 21:55:56 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

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