Publié par arnaultglamorama à 11:47:49 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 20:15:03 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 19:53:10 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
(Morrissey / It's not your birthday anymore)
Ce blog prendra une nouvelle forme d'ici quelques semaines. Histoire d'être encore plus autonome.
Petite partie de l'entretien avec Emily Loizeau.
La première chanson que vous avez crée venait d'un texte de votre père...
« Oui, j'ai beaucoup hésité pour donner un titre à cette chanson. « L'ombre d'un vieux silence » ou « Un vieux silence ». Je n'ai jamais vraiment trouvé le titre de ce morceau. Je l'ai beaucoup joué mais j'ai aussi voulu le confier à d'autres personnes. C'est un texte de jeunesse que mon père avait écrit à la fin des années 50. Par la suite il a été correcteur d'épreuves pour pouvoir nourrir sa petite famille. Il écrivait aussi dans des journaux. La chanson est un poème qui ne comporte pas de refrain, rien ne revient. J'ai donc dû créer ce refrain en choisissant quelque chose dans le texte que je croyais pouvoir se répéter. On ne sait pas vraiment quels mots il faudrait choisir, on a peur de trahir la personne qui a écrit. »
Plus loin elle confie :
« J'ai commencé à avoir peur de la mort à 5 ans, ce qui est inconcevable. »
Les femmes sont à considérer et à aimer dans leur rapport avec la musique. Le chant des sirènes s'est perfectionné avec le temps et puis il n'y a pas que des sirènes. Regardez autour de vous, le test animalier marchera toujours. Lafontainisez à qui mieux mieux. Il y a des louves, de petits canards parfois, des chatons (mes préférées). De grandes sopranos, des rockeuses sexuelles. Tout est question de musique avec elles.
Cette chanson, parfaite en cas de rupture. J'aime la précision de Morrissey, les paroles scandent parfaitement le rythme du morceau. Dès les premières notes c'est sûr, ce sera un peu lancinant, un peu douloureux.
« Ta voix a beau dire non, le cœur a sa propre destinée. »
Du lourd, du cru. On écoute.
« Ta voix a beau dire non, le cœur possède lui-même un cœur. »
De quoi ? Hein ? Le cœur qui cache un cœur ? Ton cœur est une putain de poupée russe ma chérie.
Batterie, cymbales. Sanction.
« Ce n'est plus ton anniversaire, plus besoin d'être gentil avec toi. L'envie de te voir sourire, de sentir une appartenance s'est maintenant éloigné. »
C'est ca non ? Quand on ne souhaite plus souhaiter un anniversaire à quelqu'un, on est plus là.
« Est-ce que tu pensais vraiment que tous ces trucs sirupeux et sentimentaux dont on parlait avaient un sens ? »
Là l'anglais y va un peu fort, c'est pas très sympa, il n'est pas content. Il crache dans la soupe. Ou alors c'est la fille qu'il aime qui parle à ce moment là...
C'est un peu de l'insulte tout de même. Poursuivons. Morrissey a lu Lacan bon sang :
Publié par arnaultglamorama à 19:24:02 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Emily Loizeau est un être à part. Sans faire de bruit elle débarque dans une major (Universal) avec ses chansons. Le nouvel album va s'appeler « Pays sauvage ». C'est comme si elle confirmait par ce titre, après « L'autre bout du monde » son précédent disque, un goût particulier, ultra féminin, pour l'espace du rêve. Avec elle, le piano indique l'arrière de votre cerveau, il faut aller chercher loin, dans l'enfance et ses conséquences, la mélodie comptine et mutine qui va être fredonnée. Je regarde le clip de « L'autre bout du monde », morceau qui parle de la mort de son père. http://www.youtube.com/watch?v=SiOMjzNUPvs
Je suis vraiment très idiot ou je n'étais pas informé mais quand j'ai vu la chanteuse au Grand Rex il y a quelques temps, je ne saisissais pas ce thème. Je croyais entendre là un énième refrain sur l'amour plan plan. Au moins suis-je honnête. Sur les images, seul son voile noir montre le deuil. Elle marche dans la nature, elle est en chemin. Ce détail est très beau. Où migrent les oiseaux ? Où fait il toujours beau ? Le paradis mes amis, l'autre côté. L'inverse des apparences si vous préférez. La chanteuse dit aimer Lewis Carroll. Alice (prénom délicieux) décide d'aller au pays des merveilles. « Une voix m'appelle puis se perd, c'est ta voix » (celle de son père). Il est très probable que la seule voix qui compte pour une fille soit celle de son père. Mille actions pour une seule parole que l'on va essayer de chercher partout. Delicatesse d'Emily Loizeau de vouloir aller jusque là.
Et oui : « Ta voix qui me dit - Mon trésor, tout ce temps je n'étais pas mort, je vivais à l'autre bout du monde ».
Hölderlin a cette phrase fulgurante, que la simplicité grammaticale ne saurait obstruer : « La mort aussi est une vie ».
Publié par arnaultglamorama à 22:27:19 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| >>
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |