(Vampire Week end / Campus)
Solidays avec S. et ses copines.
The Dodoz : tournent depuis quelques mois comme des fous, là ils sont face
à Micky Green qui joue sur une plus grande scène au même moment. Ils sont
excellents, la toute dernière frange des bébés rockers frappe là où ca fait
mal. Les gamins sont absolument fous sous le chapiteau, ils pogottent en riant.
Vous avez déjà vu des gens qui se sautent les uns sur les autres en arborant
une sourire jusqu'aux oreilles au moment même où celles-ci manquent de peu de
se faire arracher par un type qui envoie son corps vers votre tête ? La
chanteuse est mignonne et puis pas mal en fonction du sourire et de la frange,
on ne peut pas savoir. Elle chante juste et son accent français sur les paroles
anglaises n'est pas dérangeant, ce qui est rare. Leur pop sent l'été, le foin,
la vodka barbe à papa. Les guitaristes tournoient sur eux même, s'entendent
bien, sourient. Tout cela est frais et réjouissant.
Il fallait bien que cela arrive, depuis le temps que j'en parle, que je tourne
autour, ce n'est pas que je vous bassine avec ca mais je vous balance par-dessus
bord, direct dans la flotte non ? Depuis le temps, il fallait bien que
cela arrive depuis le temps. Vampire Week end en live ou l'impression d'être
dans le présent comme on l'est rarement. C'est pas compliqué on manque de se
faire tabasser en rejoignant le milieu de la foule hé ho tu te calmes hé ho toi
aussi tu te calmes c'est qui ces tarés là ? putain mon pied connard,
putain mon sein connasse putain ta gueule wooooh là ! Les histoires des
chansons de Vampire Week end : du charme du charme, elle et lui chabada on
est riche et alors on est étudiants et oui on est intelligents et on s'aime et
c'est compliqué et on a envie de faire l'amour dans les campus et les filles ne
portent pas de soutien gorge sous leur sweat shirt ciglé des initiales de l'université
et elles ont des jambes musclées et blanches. Dans Campus "How am i supposed to pretend i never want to see you again ?" L'histoire des musiciens : on
est bien propres et on a appris les rythmes africains à la fac. L'industrie musicale est enchantée, les blogs
se déchainent pour trouver les plus belles formules, les journalistes sérieux
analysent et tout le monde est d'accord : le groupe de 2008 que l'univers
retiendra après la vague arty MGMT. Comme leur album est un ensemble de démos
bien enregistrées, la classe du live n'est que plus flagrante. « Mettre un
préservatif, c'est mieux que l'abstinence ». En français dans le texte. La
foule crie. « Nous aussi on est mieux que l'abstinence ». La foule
hurle et ne se rend pas compte qu'ils jouent un nouveau morceau très envolé
avec ses petits rythmes électro. Des gens tentent de violer d'autres gens dans
la masse, les manèges s'arrêtent de tourner sur le site de l'hippodrome, je me
casse franchement la gorge en hurlant au public « ah ca c'est pas ton
Hoosiers de merde ! ah ca c'est pas ton Radiohead de merde hein ! ah
là tu t'endors pas salaud ! » et à la fin du concert je sors du chapiteau
à quatre pattes. Dans le vrai sens du terme, c'est-à-dire que je marche sur les
genoux et les mains le long de la pelouse en disant que je suis noir désormais
et une fille noire s'approche de moi en balayant son doigt devant mes yeux ce
qui veut dire que ce n'est peut être pas le cas.
Puis diverses imitations de la pochette de l'album de Crystal Castles pour des
photos et live de Vitalic prodigieux sans oublier de se moquer de Rose en
répétant car c'est nécessaire tout le long de son single pourri : « Boire
de la vodka, boire de la vodka. Boire de la vodka, boireuh de la vodka. Boire
de la vodka... ».
Dans mon lit je fais une prière au moment de dormir en demandant au divin une
chose précise et en le nommant Dieu de l'Univers.
Demain je vais dans l'hémisphère sud, tout en bas de l'Afrique.
Publié par arnaultglamorama à 19:51:31 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
(Primal scream / All fall down)
Rimbaud toujours : dans la
nuit devant le club hier soir c'est exactement la représentation de la scène de
« Villes » dans les Illuminations.
Tout un groupe de gens arrive en hurlant, ils sont une trentaine. Le moment se
présente absolument ainsi.
Les Bacchantes des banlieues sanglotent et la lune hurle. Vénus entre dans les cavernes des forgerons et des ermites. Des groupes de beffrois chantent les idées des peuples. Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue. Toutes les légendes évoluent et les élans se ruent dans les bourgs. Le paradis des orages s'effondre. Les sauvages dansent sans cesse la fête de la nuit.
Publié par arnaultglamorama à 01:39:13 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(Broadcast / Evil is coming)
Le récit nombreux des jours de l'amour...non mais tu veux dire quoi par
là ? Des souvenirs, des images, des sensations ? Un récit ne peut pas
être « nombreux », cela saute aux yeux ou bien tu vas m'expliquer que
la grammaire a fait volte face dans la nuit... Les jours de l'amour oui pourquoi
pas, le sexe, les baisers, le temps passé avec la personne, non ?
Publié par arnaultglamorama à 21:11:17 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(Love / A message to pretty)
Dans le bois de Boulogne je ne
cherche pas de transsexuels mais plutôt le chemin de la fête avec NP et LT. Il
faut marcher longtemps dans le noir pour arriver aux jardins de Bagatelle. On
aperçoit une mansarde cossue d'où parviennent une électro censée et des
lumières puissantes. Des gens en peignoir, des filles aux hautes oreilles de
lapinou, vous avez compris, c'est une soirée playboy. A l'entrée une fille
métisse immense et droite sur des talons hyper immenses dit à deux types :
« Pas de carton, pas d'accompagnement, pas de contact, pas de peignoir,
pas de lapinou. Vous ne rentrez pas messieurs. Enfin si vous rentrez. Mais chez
vous. »
Foule compacte disposée sur une terrasse
géante entourée d'arbres noirs du noir de la nuit. Est-ce qu'ils s'amusent
vraiment ? Les tables plutôt bien alignées où trônent des magnums frais
sont le lieu de la grande démonstration, il est nécessaire d'acheter un maximum
de bouteilles et de le montrer de manière évidente. On se contente de vodkas
discrètes. Judith Godrèche est en couverture du numéro d'été que l'on
feuillette en râlant qu'il n'y ait absolument aucune chatoune à mater à l'intérieur.
Que font les blacks aux portes de la nuit ? (ils entourent les tables les
plus proches de l'extérieur de la scène) Ils empêchent les intrus de rentrer et
les convives de se droguer dans tout ce qui est fourrés, petites clairières,
troncs d'arbres, hamacs naturels.
C'est le moment de danser une vingtaine de secondes sur A punk de Vampire Weekend
et de respirer la fausse fumée qui se mélange à la vraie humidité du lieu.
Beigbeder se faufile vers les platines et enchaîne avec Polnareff, pourquoi
pas. Il a vraiment la classe : lunettes gigantesques et peignoir rouge
écarlate, il a l'air d'un pape et d'un roi.
Plus tard au Showcase pour la soirée Jalouse rocks Paris force est de constater
que c'est raté. Pas beaucoup de monde et puis de toute façon l'endroit est trop
grand. The Virgins multipliés par les images sur le mur du club, filles
délurées qui poussent hors des lieux les filles qui s'ennuient, une DJ qui se
cache dans un coin de la scène parce qu'elle a le trac ou parce qu'elle ne veut
pas voir qu'il n'y a tout de même pas grand monde. Comme j'ai évolué de manière
fabuleuse je ne fais pas ici référence à une soirée passée dans ce même lieu
avec A. il y a quelques temps, les plus malins s'en souviennent, tout est écrit
un peu plus loin ici. Comme j'ai évolué de manière fabuleuse je ne prends plus
la peine d'expliquer la raison de la présence du titre de Love que vous êtes en
train d'écouter.
Au matin, se répétant durant les minutes de réveil de mon corps, ces mots de Hölderlin,
dans leur opacité grammaticale et leur force transcendantale :
« Le récit nombreux des jours de l'amour ».
Publié par arnaultglamorama à 17:56:06 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 23:39:02 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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