Publié par arnaultglamorama à 20:51:08 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 15:35:41 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(The Charlatans / Oh vanity)
De nombreux établissements bancaires sombrent, on parle de jours noirs, tout le monde est affolé. Les traders à la Défense fument cigarette sur cigarette. Ils appellent au même moment leurs dealers ou laissent des messages. Leurs femmes achètent de la lingerie et donnent des centaines d'euros à des vendeuses souriantes dans des magasins spécialisés en espérant que le soir venu leurs tendres maris stressés vont les honorer et par là même faire entrer dans l'univers un peu d'amour agréable agréable cool. Mais les maris ne sont pas tendus de la bonne manière. Et le flot considérable laissé dans les achats de porte jarretelle et d'objets moins érotiques ne relance pas la micro économie. On va droit dans le mur.
Qu'on se rassure, si le système s'ébroue comme un petit chien qui a mangé trop de sucre, c'est pour mieux qu'on vienne à sa rescousse. Et que l'on se rende compte qu'il n'y a finalement qu'un seul système. Et que l'on rie de sa frimousse au final. Debord a la bonne formule : "Dans le monde réellement inversé, le vrai est un moment du faux."
Au même moment il neige sur mars, les scientifiques sont formels. Après avoir observé de la glace dans le sol, c'est bien l'élément blanc aux cristaux géométriques parfaits, ceux qui faisaient une apparition dans un des derniers beaux textos de A., qui va être analysé par la sonde. Mais comme les petits flocons ont été vus dans le ciel de l'astre, il faut maintenant prouver qu'ils ne se dissolvent pas avant de se poser au sol. Ce n'est pas une mince affaire. Et il faut faire vite, plus que quelques semaines avant que la batterie ne s'éteigne, lassant dans le silence de l'espace sidéral le robot muet. Pour moi je sais que des petits poissons circulent dans de minuscules cours d'eau là haut, c'est ma certitude. Penser à envoyer par mail un dessin scanné de mes visions à la Nasa.
Dans le même temps, géniale collusion de faits aussi poétiques les uns que les autres, K., une jeune fille allemande avec qui j'ai couché il y a quelques temps dans des circonstances que le lecteur, patient, attentif et voyeur, pourra lire un jour ou l'autre dans ce blog si son narrateur arrive (dans un désespoir qui ne dit pas son nom) à se rendre compte que de toute façon A. n'en sera pas jalouse et qu'elle est bien loin de se poser la question d'une fidélité incongrue de son ex petit ami qui l'aime toujours et qui troquerait pour tout l'or et toute la neige terrestre et martienne une entrevue avec elle contre toute liberté sexuelle, cette jeune fille allemande donc embrasse une autre fille, prénommée K., blonde comme elle, sur la route de « l'école » qu'elles empruntent tous les matins dans la ville de Heidelberg. Ce n'est pas que K. soit bi sexuelle «Toi et ton corps parfait manqueront toujours à une fille comme moi », non, elle trouve que la fille est jolie, et puis pourquoi pas le matin comme cela embrasser sa nouvelle camarade ?
Publié par arnaultglamorama à 00:51:12 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(Oasis / Soldier on)
J'aime qu'Ed Harris nous raconte ses problèmes avec les studios d'Hollywood.
« Très souvent quand je m'adresse aux gens qui financent des films je leur dis : « Les gars, vous avez vu Pollock mon premier film ? » Je ne dis pas que c'est le meilleur film du monde mais c'est un bon film et ca marche, il vieillit bien. « Vous pensez que je suis un putain d'idiot ? » Vous voyez ce que je veux dire... « Pourquoi pensez vous que je veux réaliser ce film si je ne sais pas de quoi je parle ? » A certains moments vous vous demandez vraiment à quoi ils peuvent bien penser. « Vous aimez le script ? Vous savez qui a écrit ce putain de script ? Et ben c'est moi, avec mes amis. Pourquoi est-ce que je veux cette personne au casting ? Parce que je suis le putain de réalisateur et que je pense que c'est la meilleure personne pour le rôle ! » C'est incroyable le genre d'imbécilités qui vous tombe dessus quand vous essayez de monter un projet, c'est incroyable. ...La prochaine fois laissez moi faire mon travail et fermez là. »
Pas besoin de faire un livre sur les gens qui pourrissent votre existence, et poussez jusqu'à Rimbaud, ne serait-ce que pour le vocabulaire.
« Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère. Car je puis dire que la victoire m'est acquise: les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais ! Il faut être absolument moderne. Point de cantiques: tenir le pas gagné. »
Les amis de la mort, ils sautent au cou, ils sont partout ! A quelqu'un comme ca dans la rue, ou au bureau vous vous approchez doucement et il ou elle peut vous entendre chuchoter : « Tu fais partie d'une sorte d'arriéré particulier toi hein ? Tu entretiens une amitié avec la mort me semble t'il. »
Publié par arnaultglamorama à 20:03:38 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
(The Walkmen / Donde esta la playa)
Concert de Kaki King à la Boule noire. Par moments tout de même le « milieu » dérange. Il n'y a pas beaucoup de spectateurs mais la plupart sont assez mal habillés et prennent maladivement en photo la chanteuse, qui passe la majorité du concert assise. On devine les types qui ont des webzines, celui là par exemple avec son gros ventre qui déclenche son appareil toutes les 2 minutes. C'est un concert spé comme on dit, la fille a du talent et sa guitare est le prolongement de ses doigts assurément mais enfin on s'ennuie assez vite avec Au. et on parle un peu trop fort. Même si elle pense que je suis trop critique, que je l'ai même toujours été, elle partage mes vues et on tombe d'accord tout le temps. J'apprécie sa distance par rapport à la plupart des concepts et, je le crois, des êtres. Je crois aussi qu'on s'en sort pas mal, elle dans sa vie de couple, moi dans mon existence en marge. En rentrant, et comme on habite à quelques centaines de mètres, je lui prête le dvd de Christophe Honoré « La belle personne », c'est bien la moindre des choses. Si le Temps voulait me faire signe et me démontrer que je suis peut être arrivé à cette neutralité parfaite, il ne s'y prendrait pas mieux : je vois la première fille dont j'ai été amoureux, il y a quinze ans. C'est de là qu'il faut repartir n'est ce pas ? Juste avant elle. Quand il n'y avait rien.
Publié par arnaultglamorama à 23:50:53 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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