Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Glamorama and more

la musique la nuit

Autre manifestation et Arthur Rimbaud | 19 mars 2006

Bu beaucoup de Bordeaux au Sorbon avec à nouveau L et L, on est rejoints par une autre L (oui). Très saouls, on se fait un passage à travers un barrage vers la Sorbonne en présentant des cartes de journalistes qui sont en fait des sortes d'invitations à une soirée privée. Beaucoup restent bloqués devant des CRS comme devant des videurs d'une boîte classique (on apprendra par la suite que ces mêmes CRS laisseront passer tout le monde quelques minutes plus tard, c'est que la soirée ne fait pas recette, il n'y a véritablement que quelques dizaines de manifestants devant l'impressionnante grille crée par la police.)

Plus tard en rentrant dans le métro par la ligne 2, je survole les stations, je suis littéralement en l'air (à cause du vin) et je vois des affiches rouges d'un dessin Arthur Rimbaud sur les murs et j'ai beaucoup de mal à lier cette image aux évenenements de la semaine. On me repondra que personne ne veut qu'il y ai un rapport, qu'il n'est pas censé y en avoir un. C'est que tout le monde veut que je regarde ces dernières manifestations d'un clin d'oeil, qu'il ne faut pas prendre au sérieux les élucubrations du pervers Arthur qui voulait "changer la vie". Ce n'est pas raisonnable, c'est déplacé. Il est malheureux d'attendre d'un mouvement social un fondement philosophique, un vent de pensée.

"Nous ne devons pas identifer "cligner de l'oeil" avec simplement "faire un clin d'oeil" pris dans un sens purement extérieur et insignifiant, par lequel on fait entendre dans certaines circonstances qu'au fond l'on ne prend plus au sérieux ce que l'on dit, ce que l'on a projeté, et généralement ce qui se produit. Car "faire un clin d'oeil" ainsi ne peut se généraliser que parce que toute la présentation a déjà en soi le caractère d'un clignement de l'oeil. La représentation adresse et présente, en toute chose, seulement le scintillant, le luisant de l'apparence, qui n'est que surface et facade."                                                                                   Martin Heiddeger

Publié par arnaultglamorama à 00:33:51 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Une phrase sur un mur et le douanier Rousseau | 17 mars 2006

Pendant que l'on s'évertue de toutes parts à trouver une justification à l'engouement pour le douanier Rousseau et qu'on continue à oublier Bonnard (les deux expos du moment), la ville est en feu. Evidemment je préfèrerais parler longuemment de Pierre Bonnard mais il s'avère que j'étais aujourd'hui dans la manifestation qui a dégeneré devant la Sorbonne vers 20 heures.

Dix ans que je n'avais pas manifesté ! Je n'en tire aucune gloire ni aucune conclusion. Je ne voulais pas rater celle là et j'ai bien eu raison. Avec L et L on arpente tranquillement de la place d'Italie jusqu'à Sevres Babylone, on commente tout ce que l'on voit et on peut nous entendre hurler "Soutien aérien!!! Non, soutien philosophique!!!!!" tout le long du parcours. (J'essaie vraiment de me concentrer et d'imaginer Jacques Lacan devant cette manifestation, je le vois même à un moment REELEMENT, fumant sa pipe au premier étage d'un immeuble du boulevard Raspail, il est là, il regarde et la fumée de sa pipe se mélange avec celle des lacrymogènes, je crois qu'il trouve ca ennuyeux, prévisible, sans fondement valable. Je crois qu'il a raison mais le cortège m'emporte doucement, je le laisse donc, je lui fais un signe, je veux lui dire bonjour, je veux le saluer mais je pense qu'il ne me voit pas.)

On décide sur le champ de créer un mouvement anti-mort dont les slogans seraient "Non à la mort, contre la mort, on veut pas mourir." On veut entrer en négociations avec les instances divines et mettre sur la table la revendication principale sur laquelle on ne faiblira pas : plus de mort, plus de mortalité, on est contre c'est tout. Et on lachera pas. En évoquant l'idée avec Force Ouvrière, je n'arrive même pas à tirer un sourire, je ne sais pas pourquoi.

C'est vrai que j'ai beaucoup de mal à dire "nous" mais il y a un beau soleil et les jets de bombe lacrymogène sont vraiment trop esthétiques. Sans compter les aller et venues des CRS et des lycéens qui sont bien contents d'être face à face, ils ont besoin les uns des autres, ils sont là pour s'amuser. Il y a ainsi une entente implicite tout à fait respectable entre casseurs et gendarmes, ils vont bien ensemble, ils ne le savent pas mais oui, ils sont ensemble. Ils s'aiment. Et je suis trop pudique pour les regarder s'aimer comme ca devant tout le monde (tout le monde c'est moi) donc j'influence un peu L et L et on est sur le chemin du retour quand, à Odéon on se retrouve nez à nez avec un groupe de fascistes : une cinquantaine de jeunes garçons minces et très regroupés qui cherchent à se battre avec des musulmans ou tout ce qui peut y ressembler, tous casqués, autant pour se protéger que pour se distinguer de la foule. Très vite, après quelques insultes et bagarres (métro Saint Michel, quartier Odéon), ils essaient de se disperser dans une petite rue où ils entrent par très petits groupes dans les cafés et les portes cochères. On essaie de prévenir les CRS mais sans résultat. Dès que l'information arrive à leur chefs, elle s'estompe, elle cesse d'être une information. Je pense beaucoup aux descriptions de batailles de Stendhal, toute la confusion engendrée et l'humour absurde de ces situations.

Devant la sorbonne et à vrai dire devant une voiture en feu cette phrase : "Le travail c'est le goulag avec la clim".

Publié par arnaultglamorama à 00:51:40 dans Glamorama and more | Commentaires (1) |

Martina Hingis et un soldat américain | 14 mars 2006

Martina Hingis est la plus grande joueuse de tennis de tous les temps. C'est aussi la plus gracieuse. Ce soir elle joue contre Lindsay Davenport dont on ne peut pas dire qu'elle soit très jolie en huitième de finale de l'indian wells.

Elle a choisit une jupe rose, une casquette et des chaussures blanches. Tout le monde la deteste absolument. Souvent elle boude, plus souvent elle refléchit. La balle va exactement où ses 25 ans le décident. Sa queue de cheval découvre une nuque délicieuse, mangeable et qui sautille sur le fond vert et bleu du court silencieux. Elle est hargneuse. Tout le monde se souvient de sa finale perdue contre Steffi Graff à Roland Garros, les huées du public radicalement imbécile, tout acquis à la force pénible et simple de l'allemande. Moi je me souviens de ses pleurs, cachée dans les bras de sa mére qui est aussi son entraineur. (Elle vient de gagner le premier set.)

Elle fait son come back aprés avoir pris sa retraite à 22 ans. On lui reproche son manque de velocité face à la puissance des joueuses du circuit actuel mais, nous dit on, "elle propose d'autres qualités qui posent des problèmes à ses adversaires". Elle invente en fait à chaque seconde une stratégie.

Un soldat américain a cette phrase à quelques jours de la fin de sa mission en Irak : "Je vais rentrer à la maison et redevenir américain."

Publié par arnaultglamorama à 23:42:49 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Musique lettre S (décembre deux mille cinq) | 29 décembre 2005

the strokes 'first impressions of earth'_sigur ros 'takk'_stellastarr 'harmonies for the haunted'_the subways 'young for eternity'_stereolab 'plastic mile'_spiritualized 'live secret' (je peux pas non plus tout dire)_steve reich 'variations'.

Voilà pour la musique (pour la lettre 'S'), plus de précisions sur demande (drogues utilisées sur tel ou tel album, position sexuelle, fond musical pour un meurtre etc...).

Publié par arnaultglamorama à 23:45:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

Emma de Caunes et les White Stripes | 28 décembre 2005

"-Elle est pas là Sophie?
-Non, elle est morte."
(Durant une opération vers la tour Bolloré)


"-Emma de Caunes m'a appellé lundi, elle me dit : -Tu as pas une place pour les White Stripes au zénith ? -mais je l'ai jamais rencontré, je sais pas où elle a eu mon numéro...
-Je l'ai vue hier aprés midi."
(Dîner dans un loft galerie rempli de statues africaines, devant un écran géant qui diffuse les clips de Mickael Jackson sur lesquels dansent quelques ambassadeurs dont celui du Koweit)


"-T'as pas un joueur mercredi pour la soirée de lancement de xxxx? (Un film)10 000 euros...
-Non, il joue avec l'équipe de France ce soir là."
(Même dîner)


"En fait je préfère écrire des poèmes, si je n'étais pas si bien payé pour écrire des romans j'écrirais des poèmes c'est tout."
(François Weyergans dans une boîte de nuit à St Germain)

Publié par arnaultglamorama à 13:34:24 dans Glamorama and more | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| >>