Publié par arnaultglamorama à 01:19:32 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Si, le lendemain d'un concert, vous écoutez à nouveau un disque du groupe que vous avez vu évoluer le soir précédent, c'est qu'il s'agit d'un groupe excellent. Si vous avez préféré voir ce groupe là aux pâles Rapture, vous êtes dignes de lire ce Blog qui vous satisfera entièrement, il vous procurera de la joie, au delà de quelques détails sexuels dont vous vous passerez bien et que vous avez tendance à croire inventés. Je le sais, ce n'est pas que le titre du post d'aujourd'hui qui vous a attiré, vous n'êtes pas qu'un voyou ou qu'une coquine. Avec moi c'est le petit plus, le frigo rempli au matin dans l'appartement d'un de vos coups d'un soir. Les bonnes citations au bon moment, quand vous en avez besoin (gueule de bois, univers hivernal et puant). L'ami qui n'en est pas un mais qui en est un quand même. La porte qui s'ouvre dans les meilleurs clubs de la capitale. Je ne sais pas, dites moi...Le paquet de cigarette que vous trouvez sous le lit, pensant qu'il allait falloir encore voir la tronche de cette conne de buraliste aux ongles noirs et aux dents pourries. Le préservatif extra large qui flatte votre ego et le petit hérisson de votre partenaire. La drogue qui ne procure pas de manque. L'arrogance, les pieds ailés, le parfum CK One...
Le groupe The Walkmen de New York au Batofar hier soir. L'américaine qui veut danser plus près de moi, devant la scène. Perfection du dos des américaines. Le groupe qui va bientôt signer chez une major qui me font écouter une démo dans une voiture noire qui nous mène au Paris Paris. Le whiskey coca posé sur le tableau de bord et le titre où on dirait que le chant est à dix kilomètres de la musique. La place de la Concorde. La slovène prénommée Maya, ses lèvres au milieu de la piste de danse, blonde, grande et souriante. Derrière la scène avec Kate pendant que le groupe reprend un titre de Supergrass. Le patron d'un célèbre club rock du deuxième arrondissement. J et C. Des vodkas coca avec des pailles noires. La fille que je vais peut être prendre en management, son folk doux à la Mazzy Star. L'incroyable classe de mes vêtements, de mon attitude, de mon âge. Les deux fellations dans l'après midi par une fille qui a déjà fait une apparition dans ce blog (un pub anglais près des Champs Elysées).
Publié par arnaultglamorama à 18:55:27 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Finalement le but ultime c'est quoi ? Etre égal à cette chanson par exemple : pas de sentiment, quelque chose de froid et de dansant. Pour une fois, ce que les paroles vous racontent, on s'en fiche totalement. Encore une histoire de elle ou de lui, c'est pas facile, c'est risqué, c'est mal alambiqué, encore des fans de Belle and Sebastian, toujours une posture pop sortie d'une école d'art, c'est pas la dépression mais quand même, ce qui en sépare c'est cette élégance fondamentale de la pop. C'est entendu, on est indie pour toujours, on a beau essayer de bifurquer vers le classique, on fait des efforts pour se plonger un peu dans l'éléctro dure ou dans la varièt, on ne sait jamais. Rien à faire, on est hautains de nature. Un petit rythme de batterie toute plate et on chante toute la journée. Une pochette originale et le plus grand groupe de la décennie est né. C'est l'adolescence pour toujours ou même l'enfance, les cousins viennent jouer mercredi après midi, il y a du touche pipi dans l'air, on est tout excités. Quel genre de personnages sommes-nous pour nous passionner à la vue d'un 45 tours ? Est ce qu'on va se réveiller un matin et voir l'étendue du scandale de nos vies ? L'incroyable vénération de tout ce qui peut être "nouvelle sensation", "nouveau groupe" va t'elle se calmer ?
Pas de réveil en vue, la vénération va se poursuivre.
Mais le plus important c'est que tout cela est choisi. Et choisi consciemment. Je sais bien qu'il ne faut pas trop se dévoiler mais enfin, personne ne lit vraiment ce que j'écris alors bon...j'ai décidé il y a longtemps maintenant de bien dérouler le spectacle. Je dis souvent que j'ai arrêté d'être intelligent, mais c'était un choix...que la vie soit un peu plus compliquée, qu'elle se retourne sur elle même...quel bonheur de se rouler dans les apparences...l'extase suprême...en route ! Sur le bateau mardi...The Walkmen au Batofar...
Publié par arnaultglamorama à 21:01:23 dans Glamorama and more | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 01:07:07 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Les précisions nécessaires :
-Sun Tze est un stratège militaire chinois qui a vécu au cinquième siècle AVJC. Son traité "L'art de la guerre" est disponible absolument partout, il y a même une édition à deux euros.
-Le lien youtube pour les images du 11 septembre n'est plus en ligne pour des raisons de droits d'auteur.
La promesse du jour (ou teasing) : je vous conterais bientôt la rixe qui a eu lieu devant le Pop In hier soir dans le 11 ème arrondissement parce que cela vous intéressera assurément (Il ne faut pas s'amuser à courir dans la rue après avoir trouvé des stupéfiants par terre ni sauter sur des voitures, ca peut énerver les gens facilement énervables, il faut que je pense à être moins furieux.)
Pour aujourd'hui je continue ma métaphore filée sur France Gall, je vois des documents et je ne peux pas m'empêcher de penser. (C'est le fil rouge, cela n'intéresse personne, c'est parfait, France Gall symbole de l'univers, vous y êtes, messages codés, quelle histoire!)
En 1965 elle est une enfant, une anglaise rentre dans sa loge et lui donne une gifle, le Grand Prix Eurovision de la chanson vient de lui échapper, tout le monde la donnait vainqueur, il y a des roses par terre, Serge Gainsbourg qui a écrit le titre célèbre le succès au bar dans un costume noir comme il se doit. Quand il la rejoint sur scène pour récolter le trophée il l'embrasse presque sur les lèvres (elle ouvre pleinement sa carrière de compositeur). En fait elle n'avait pas du tout idée qu'elle pouvait gagner, tout le Luxembourg la félicite, son interprétation de Poupée de Cire, Poupée de son est parfaite même si elle n'a répété qu'une fois avec l'immense orchestre dans l'après midi qui l'a sifflée. France Gall parle de "Cavalerie incroyable". Elle ne sait pas trop où elle est, elle vient de gagner.
Après quoi ? Michel Berger, les échanges de regards, ils sont ensemble jour et nuit, c'est une autre histoire qui se joue. Il est probable que les années soixante s'éteignent quand naît la fusion du couple.
(Courbes des années 60, ronds, bulles, couleurs, drogues. Lignes des années 70, métal, triangles, brouillard, boîtes à rythmes. Rectangles et carrés des années 80, basses, lumières fluorescentes, alcool.)
Publié par arnaultglamorama à 16:46:51 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
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