Publié par arnaultglamorama à 01:36:47 dans Glamorama and more | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par arnaultglamorama à 22:14:10 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Soirée au Batofar, excellent groupe espagnol Dolerian, entre les Rapture et !!! (mieux vaut une copie des Rapture au groupe lui même finalement).
ML., prénom qu'elle a dû traduire du suédois. Brune, yeux bleus, 22 ans. Bottes noires, jupe orange et rouge assez sixties, manteau rouge. Elle parle français, anglais, espagnol, italien. Rencontrée il y a quelques semaines à la sortie d'un club, envie immédiate de l'embrasser à la seconde où je l'ai vue, fascination du cervelet, parlez d'amour si vous voulez, je me sens un coeur à aimer toute la terre (Dom Juan), c'est pas prêt de s'arrêter, chacune confirmant la prochaine, mais là on est dans le coeur du fantasme...Oui, la Suède. Va publier son deuxième roman si sa maison d'édition veut sortir ce qu'elle annonce comme un roman "des plus vulgaires" (imaginons à loisir le terme dans la langue originale !). L'histoire ? Une jeune suédoise s'installe à Paris, elle est enceinte. Elle rencontre un garçon prénommé Arnault dans un bordel (qu'on me brûle sur le champ si je ne dis pas la vérité, même orthographe...!). Différentes perversions, pas de fil d'histoire, ils s'aiment, fin heureuse.
On regarde l'aquarium dans la salle du fond, bière, silence et musique, collants noirs rayés, frange bénie, lèvres de perle. The Stills, Editors, Interpol. On s'embrasse doucement.
Comme chaque fille que vous rencontrez vous fait aussi revisiter en pensée les filles que vous avez croisées dans votre existence, je pense à S. qui était danoise et avec qui j'avais flirté il y a quelques années. Là aussi quelque chose d'évident, je m'en souviens à l'instant, elle était passée dans le musée où je travaillais, regard à travers la fenêtre, cour discrète, numéro de téléphone, rejoint sa classe devant un tableau de Picasso et puis le soir parking dans Toulouse, lettres...
Alors quoi ? Fantasme récurrent de l'européen moyen concernant les beautés du nord ? Oui, complètement, en plein stéréotype, pure plastique, très classique. J'ai une grande capacité à généraliser, à confirmer les habitudes de séduction, c'est comme ça, c'est pas inventé voyez vous, il y a quelque chose qui se passe avec elles...ce sont les noires du nord, leur charme est évident.
Les latines hurlent au scandale...
Quoi ? Suédoise même pas blonde ? A quoi bon? Ecrivaine ? Encore une invention !
Ou alors c'est un coup de la nature, détermination biologique, s'éloigner le plus possible de son patrimoine génétique, croisement à opérer avec ces filles là, direction le nord toute !...Pas si loin que ça du pôle, aimant direct, radical, prioritaire ! Attirés par les étoiles, les voiles, que des choses suédoises...En avant, ami ami avec les vikings, au delà des siècles, on fait la paix on est de la même famille finalement...qui sont-elles ces filles si grandes et si belles ? Contes d'Andersen, mannequins pour l'éternité, sirènes mais oui mais oui...Et le langage, absolument hors de portée, minéral et plus exotique qu'un dialecte arabe ou australien. Et l'accent, tout rentré dans le cerveau, intime, doux, ce sont les lèvres qui dirigent les mots, les yeux aussi, à mille lieux d'une italienne qui vous aiguisera avec ses expressions et ses mains ou d'une espagnole qui s'engouffrera dans ce qu'elle vous raconte en hochant la tête à chaque seconde. Sans parler des anglaises avec qui on a vraiment trop couché, qu'on connaît par coeur, nos vraies cousines ne sont pas canadiennes mais bien anglaises, nouveauté des dernières décennies, qu'on se le dise...passons par dessus l'Angleterre sans hésiter...Suède, Norvège, Danemark, ajoutez même l'Islande si ca vous chante...Titre de roman à écrire pour mes suiveurs dans les siècles à venir : Eloge de la jeune suédoise brune.
A fait Barcelone Paris en autostop : "Le type, un camionneur, plaisait à ma copine. Le matin au réveil il était en train de se masturber, on l'a tapé avec des bouteilles de vin. Il lui suffisait d'attendre, il a tout gâché."
Elle me montre des photos de l'île sur laquelle son père a un élevage de chevaux. Là voilà, dix huit ans, portant un chapeau noir, grand sourire, près de trois élégants chevaux aux yeux de diamant qui se découpent sur le paysage gris et blanc de cabanes, d'arbre et de ciel.
"-Tu étais mariée à dix huit ans ? (je remarque la bague qui brille sur la photo noir et blanc)
-Fiancée durant trois ans."
Elle détourne le visage, pas d'autres questions, pas de gêne, de toute façon ça ne m'intéresse pas, je vois les bulles de l'aquarium qui bullent à travers ses cheveux, près de son cou. Je remarque qu'il n'y a pas de poissons.
Publié par arnaultglamorama à 16:15:15 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Lecture de Casanova, toujours. C'est un effet miraculeux quand l'été finit. Ainsi il faut faire un calendrier de lecture :
Printemps / Rimbaud, Voltaire, Molière
Eté / Easton Ellis, Saint Simon, Gracq
Automne / Nietzsche, Casanova, Aragon
Hiver / Bataille, Kafka, Bible
Casanova donc où tout se déroule si bien. Je ne veux pas dire les aventures, les lieux, la narration, mais l'ensemble. Comme vous me connaissez vous pardonnerez la métaphore footballistique: ca déroule. Un entraîneur dit de son équipe qu'elle déroule bien quand l'ensemble du jeu est homogène, facile, énergique. Ca déroule. Et l'adversaire dit : "On voyait les autres en face qui déroulaient, on pouvait rien faire."
Casanova l'italien qui écrit l'histoire de sa vie en français...A la fin de l'année 1745, il quitte l'armée, il est de retour à Venise après une épopée à Corfou, il a 20 ans et devient "joueur de violon".
"Me rendant justice je me suis absenté moi même de toutes les compagnies du bon ton, et de toutes les maisons que je fréquentais avant de me donner à ce vil métier. Je savais qu'on devait m'appeler garnement, et je m'en moquais. On devait me mépriser, mais je me consolais sachant que je n'étais pas méprisable. Me voyant réduit à cela après tant de beaux titres, j'en étais honteux, mais sur cela je me gardais le secret. Je me sentais humilié, mais pas avili. N'ayant pas renoncé à la fortune, je croyais de pouvoir encore compter sur elle. Je savais qu'elle exerce son pouvoir sur tous les mortels sans les consulter pourvu qu'ils soient jeunes; et j'étais jeune."
Musique !
Illumination à la vue du drap housse acheté la semaine dernière. Tout cela bien sûr à ne pas raconter en soirée pour ne pas que l'on vous prenne pour un...illuminé.
Le drap, en coton, est bleu foncé. Exactement le bleu Klein. (Remarquez que je ne dis pas "comme le bleu Klein", si on sait le voir, le bleu Klein peut apparaître sur des objets de votre vie quotidienne, encore une fois, il s'agit de s'approprier concepts et idées, à vous de jouer). Il prend place parfaitement sur le rectangle du lit, il a pour fonction première de couvrir le matelas, ou, si vous urinez encore dans votre lit ou que votre partenaire sexuel est une femme fontaine il est posé sur une alaise.
Ici vous ajoutez toutes les comparaisons qui puissent vous aider à imaginer que l'on puisse s'extasier sur un drap de lit, en multipliant à votre gré les métaphores et les images.
- Etendue d'encre (possibilité pour le corps de changer de couleur, devenir-shtroumpf du dormeur, tatouage intégral).
- Rectangle d'océan (en route pour des glissades sur l'eau salée de la nuit).
- Sommeil sur un tableau monochrome (là vous y allez à fond sur Yves Klein et d'autres références de peintres de la couleur, n'hésitez pas à citer aussi le Bahaus par exemple).
- Aquarium sans poisson (c'est vous le poisson quand vous vous couchez, soyez alors l'anguille qui glisse sur une raie que vous aurez invité).
Cela fonctionnera à partir du moment où vous ne pensez pas à une énième explication new age sur l'influence de la couleur.
La forme rectangulaire du lit, sa couleur inouïe et dont l'ampleur est inattendue me plongent dans une contemplation pure. Même s'il commence à faire froid j'aime m'y étendre nu. Le paquet que j'ai acheté contient deux draps de la même couleur.
T., hier soir, chambre de bonne. Toulouse connection, 21 ans, grande, brune, grandes jambes, rentre au conservatoire de Théâtre. Je grimpe les sept étages près de République. Le temps d'observer la Tour Eiffel et le Sacré Coeur par la fenêtre de la douche "Ca me dérange pas que les gens me voient me doucher d'en face"...on est en train de s'embrasser..."Avant il faut que tu écoutes ma chanson, tu dois me dire ce que tu en penses"...j'entends et je retiens : "Je suis ta salope d'Amélie Poulain"...guitare acoustique, pas grand chose à dire, voix trop grave peut être...sexe étroit et délicieux, sa jambe droite qui remonte contre le mur blanc...cuisse ferme...cheveux qui ouvrent le front comme un petit rideau...invité surprise...elle en a envie depuis longtemps, moi aussi...
Cigarette au bord de la douche à nouveau, la voisine commence à se masturber bruyamment...timing...je l'aide à réciter le texte qu'elle doit jouer demain. Très sombre et très nihiliste donc très à la mode, une suite de Phèdre, il y a du viol dans l'air, tu as tué ma mère mais je t'aime quand même ah oui tu l'as violée je te défendrais chabadi chabada... Elle doit jouer le jeu, elle n'aime pas son rôle, c'est entendu il faut s'y faire, les rets de la décadence sont sans fin semble t'il, ca fonctionne...théâtres remplis de l'odeur de mort et remplis de spectateurs...bonne chance T., il faudra qu'on récite Dom Juan un de ces jours...oui pourquoi pas dit elle...
Publié par arnaultglamorama à 18:56:15 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
Allez, encore une confidence sans importance, une de celles qui vous plaisent le plus. J'ai écouté ce titre toute la journée. Probablement 80 à 100 fois. Le truc c'est que c'est un groupe dont il faut avoir honte. Vraiment. Pas du tout à la mode. Il s'agit d'une formation anglaise (encore???) qui en est à son cinquième album. Il sort chez Cooking Vinyl. Ce sont des rejetons de la vague Britpop, mais si vous savez, Blur contre Oasis, Pulp surplombant tout le monde, Supergrass dans le coin et des myriades de groupes signés chez des majors pour un seul album, qui rentraient dans le top ten anglais et étaient oubliés aussi vite, le tout entre 1995 et 1997. Je ne peux donc le dire qu'ici, ce titre est fabuleux, il serait parfait en haute rotation dans une radio mais ce ne sera pas le cas. Et à vrai dire ce n'est pas bien grave. Ce morceau est là pour quelques jours dans ma tête, et puis hop, plus rien, comme un amour parfait, comme une flèche traversant la nuit. Imaginez une putain de flèche qui est tirée quelque part vers le ciel et qui disparaît très vite. Vous me ferez vraiment plaisir si vous l'écoutez au moins deux fois, j'y tiens. Refrain couplet refrain, un peu de choeurs, une histoire de voisin dont la maison brûle, ca suffit.
Cauchemars de plus en plus fréquents où apparaît mon père. Je me réveille en pleurs au milieu de la nuit, parfois je me surprend à crier.
Ah ben voilà, on y vient, la faaaaamille, il va nous lâcher du biscuit tout de même...
Même thème, on marche côte à côte, j'ai des choses à lui dire, je veux lui faire comprendre qu'il a eu tord de se marier avec ma mère. (Sur la photo de mariage il est saoul, il a bu de l'alcool le matin même, avant la cérémonie, chez sa grand mère en lui disant : "Je vais faire la plus grosse connerie de ma vie." Et c'est bien vrai, je suis dans le ventre de ma mère, il n'a aucune envie d'être père, pression sociale, on croit rêver, il doit se marier, c'est ainsi, peut pas y échapper.)
Ben voyons, le voilà qui veut faire sortir le papa de la maman, séparation des sexes, ca devient n'importe quoi. Et l'avenir de l'univers ? Et qui se serait occupé de lui ? ca devient lourd, lourd là.
Publié par arnaultglamorama à 00:30:53 dans Glamorama and more | Commentaires (0) | Permaliens
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